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The Chameleons › Tears

  • 1986 • Geffen GEF 4 • 1 LP 33 tours

45t • 3 titres • 00:00 min

  • 1Tears
  • 2Paradiso
  • 3Inside Out

enregistrement

cf "strange times"

line up

Birdy (basse, chant), John (batterie, percussions), Reg (guitares), Dave (guitares)

remarques

Certaines éditions contiennent en plus le morceau "Swamp Thing"

chronique

Ce single n’est pas vraiment issu de Strange Times, puisque la version de Tears qui en constitue la face A est électrique, là ou celle de l’album était acoustique. Cela ne la rend que plus à fleur de peau, plus fougueuse, plus 80’s aussi. De ces 80’s grises et bleues où un crépuscule romantique et parfois hautain descendait sur la pop, issu du mouvement gothique. Liverpool avait The Icicle Works et les Teardrop Explodes, L’Ecosse avait les Simple Minds et Big Country, et Manchester une foultitude de groupes désabusés et élégants, New Order en tête. Tous étaient prolos et avaient empoignés les instruments suite à l’explosion du punk. La lignée se terminera en quelque sorte par les Stone Roses, dont le son était à l’origine bien plus proche des Chameleons, avant de se colorer sous la double influence des 60’s et de la house. Ian Brown n’aurait cependant pas pu se mettre à nu au point de chanter une chanson comme Tears, qui même en version électrique prend toujours à la gorge. Point commun notable entre les deux frontmen : le texte est magnifique, et déclamé avec une assurance quasi mystique. A l’image de Strange Times, ce single touche au cœur ou glisse sans conséquence sur l’auditeur.
Mais je m’égare, car il faut bien balancer autre chose qu’un autistique : "si vous ne ressentez rien ici, c’est que vous êtes grand, adieu" aussi culotté que la voix de Burgess, mais moins altruiste. Car après tout, les Chameleons se rapprochent un peu de nous, ici. Descendus de leur nuage, ils ont répété comme des malades pour forger cette section rythmique puissante, en osmose, masculine. Strange Times a l’âme d’un des derniers classiques de la vieille cold wave et la fougue d’un des premiers jalons du balbutiant indie rock. Comme Bossanova des Pixies, il est l’un des très rares à allier evanescence et guitares aériennes à une rythmique rock énergique et tellurique qui n’a déjà plus rien de new wave. On est pas chez Police ni New Order ici, les Chameleons avancent à visage découvert et à gorge nouée. Et peu ont finalement ce courage.

note       Publiée le vendredi 14 septembre 2012

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