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Xander Harris › Urban Gothic

cdr • 13 titres • 00:00 min

  • 1Opening Credits
  • 2The House
  • 3First Body
  • 4Splatter In The Mouth
  • 5Hatchet In The Teeth
  • 6Tanned Skin Dress
  • 7Hunting
  • 8When The Hammer Starts To Swing
  • 9Crying In The Dark
  • 10Fucking Eat Your Face
  • 11I Want More Than Just Blood
  • 12Dreams After Death
  • 13End Credits

enregistrement

Masterisé par SGAM (Stephen Ganser)

chronique

Styles
ambient
musique de film
musique électronique
Styles personnels
italo / synth-wave / slasher music

Le label not not fun semble avoir intrinsèquement plus de sympathie pour la musique instrumentale que vocale. Ou du moins, ils préfèrent leurs vocaux suffisamment en retrait. Cela suffit-il à expliquer la présence sur le label de Xander Harris, jeune loup officiant clairement dans un registre synth-wave bien éloigné de l’esthétique impressionniste du label ? Ce qu’il propose ici n’a rien de la percée créative façon Virgin Suicides, c’est simplement la B.O. d’un film imaginaire (exercice désormais classique), proche d’un Argento période 80’s ou tout simplement d’un bon slasher kitschos aux synthés proéminents. La pochette en forme de photo d’écran cathodique peut rappeler Videodrome, ce qui met sur la voie, encore que le disque reste entièrement instrumental. Dès l’ouverture – censé être le thème du générique de début - on est plongé dans le bain : arpeggiators italo-disco frétillants et nappes volontairement connotées "100% Plastique" bien eighties sont à l’honneur. Les titres de morceaux sont clairs comme de l’eau de roche : on suit à la trace le tueur sanguinaire d’un film slasher classique, au plans serrés et au grain d’image délicieusement baveux, rongé par l’usure de la VHS. Une phase de suspens où le maniaque épie sa proie (Hunting), se voit contrebalancée par une course poursuite nocturne (When the hammer starts to swing). Suite logique, la victime, grelottant de peur lors d’un court répit où le tueur se rapproche à grand pas, compte ses derniers instants à vivre (Crying in the dark). Bon, en gros, c’est de la bonne série B, et c’est bien là que je le bât blesse. Combien sont-ils aujourd’hui de faiseurs doués mais peu imaginatifs, à recycler les frissons de leur enfance 80’s, de Com Truise à Antony Maiovvi en passant par le désormais plein aux as Cliff Martinez qui aura fait mouche sans trop se fouler avec la B.O. de Drive ? J’avoue que c’est un peu avec déception que je constate que Not Not Fun, label jusqu’ici hors du temps malgré l’engouement dont il bénéficie, se met à céder à certaines sirènes…

note       Publiée le mardi 11 septembre 2012

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