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The Wounded Kings › Embrace Of The Narrow House

cd | 7 titres | 41:29 min

  • 1 Embrace Of The Narrow House (i) The Conqueror Worm (ii) Subterranean Night (iii) King Of The Black Sunrise
  • 2 The Hours
  • 3 Melanthos
  • 4 The Eighth House (i) Transcendence Of Agony (ii) Mistress Of Beasts
  • 5 Master Of Witches
  • 6 Shroud Of Divine Will
  • 7 The Private Labyrinth

line up

Steve Mills (basse, guitare, batterie, piano, orgue), Georges Birch (guitare, chant, basse)

chronique

Difficile de dire en quoi les Wounded Kings sont plus doom que pléthore d'autres groupes du giron. Ils ont l'air plus vieux (en deux mots comme en un seul), comme s'ils étaient là depuis le début, comme si on les avait laissé des siècles avant de les découvrir, un peu comme cette statue. Leur son n'a aucun âge, leur feeling semble l'origine même, comme s'ils étaient antérieurs à Black Sabbath, car antérieurs à toute forme de blues, de psychédélisme, d'occultisme, antérieurs à la poussière des hommes. Oh, en même temps suis-je vraiment le mieux placé, pour désigner ce qui est doom ou non ? Les dernières insomnies que j'ai pu faire en écoutant un album du genre remontaient bien à ma découverte d'Electric Wizard, avant que je tombe sur ces deux rosbiffs, et la bande à Jus Osborn je m'en rends désormais compte m'a la plupart du temps servi de fond sonore plus que de grosse défonce. La réponse à la question ci-dessus qui n'en est d'ailleurs pas vraiment une n'ayant pas de point d'interrogation, sera peut être finalement donnée par nos voisins mammouthesques de Slowend, qui ont glorifié et fait découvrir la chose, merci à eux. Les riffs, ces espèces de coulures de gouache qui sonneront évidemment overcliché à l'oreille de l'habitué, prouvent qu'en matière de doom, l'originalité ou l'inventivité n'ont aucun droit, pas plus que la technique. Seule l'aura compte. Et les Wounded Kings, en une demi-note, envoient plus de visions et de fumées à la gueule que n'importe quel rescussée iommigrade culte style... oh, pas de nom, pitié, cette chronique est déjà assez pénible je crois. Tout ça tient à la métaphysique finalement... c'est un pouvoir exercé sur l'auditeur, difficile à décrire, un pouvoir de gourou, qui détruit tout ce cynisme de l'amateur blasé et l'enveloppe, fait de lui sa chose. Ici on ne reste pas dans le confort d'une piaule enfumée de beuh et les fripes de hippie dégénéré. Les guitares de Wounded Kings érigent des basiliques sur Pluton, leur basse creuse des cratères lunaires dans l'esprit, leur batterie éveille les forces enfouies des marécages de la Foi... et ces orgues (claviers ? ouatizsisse, my lord ?) probablement achetés d'occase au vieil antiquaire du quartier, étalent une nuit d'encre sur nos têtes. Les riffs s'étirent, blafards, salamandres, leur écho hante longuement... On ferme les yeux pour les accueillir. On savoure. Quelques incantations du sorcier cosmique de rigueur, et le parfum indispensable du Chagrin, incarné ici par quelques gothiques goutelettes de piano, viennent achever de faire de Embrace of the Narrow House un des albums les plus délicieusement cauchemardesques, vaporeux, authentiques et tourbés du genre. Chartreusifiant !

note       Publiée le mercredi 5 septembre 2012

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Bernard › vendredi 7 septembre 2012 - 17:14  message privé !

Mon préféré, un truc qui a tourné en boucle avec le premier Ancestors pendant des semaines. Et va savoir pourquoi mais le suivant ('The Shadow...') ne m'a absolument plus fait le même effet, ça a même carrément bloqué. Et tant que la pilule ne passera pas je me limiterai à ce génial ' Embrace Of The Narrow House'!

Note donnée au disque :       
vargounet › jeudi 6 septembre 2012 - 20:02  message privé !

Et bien merci de la découverte. On croirait écouter un truc complètement oublié et occulte des années 70's, le tout découvert dans une ancienne cave à hippies. Très bon !

ericbaisons › jeudi 6 septembre 2012 - 02:28  message privé !

c'te pochette Dernière volonté quand même il n'y a plus de ridicule.

Solvant › jeudi 6 septembre 2012 - 02:19  message privé !

comme des vieux goules on rapplique tous.

Horn Abboth › mercredi 5 septembre 2012 - 21:32  message privé !

ça sent l'caveau par ici