Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAMelissa Auf Der Maur › Auf Der Maur

Melissa Auf Der Maur › Auf Der Maur

cd | 12 titres | 49:46 min

  • 1 Lightning Is My Girl [04:10]
  • 2 Followed The Waves [04:49]
  • 3 Real A Lie [04:22]
  • 4 Head Unbound [03:58]
  • 5 Taste You (French version) [03:49]
  • 6 Beast Of Honor [03:27]
  • 7 I'll Be Anything You Want [02:58]
  • 8 My Foggy Notion [04:49]
  • 9 Would If I Could [03:40]
  • 10 Overpower Thee [02:36]
  • 11 Skin Receiver [03:35]
  • 12 I Need I Want I Will [07:34]

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Enregistré à Stagg Street Studios, CA. Produit par Melissa Auf Der Maur et Chris Goss

line up

Melissa Auf Der Maur (chant, guitare, basse, claviers, chamberlain), Brant Bjork (batterie), Josh Homme (guitare, batterie, choeurs), Mark Lanegan (choeur), Nick Oliveri (basse), John Stanier (batterie), Eric Erlandson (guitare), James Iha (guitare), Chris Goss (guitare, choeurs, piano), Steve Durand (guitare, castagnettes), Paz Lenchantin (cordes), Ana-Vale Lenchantin (cordes), Kelli Scott (batterie), Fernando Vela (cordes), Atom Willard (batterie), Jordon Zadorozny (guitare)

remarques

Le titre à la con "Taste You" en Français est en bonus sur les versions anglophones de l'album.

chronique

Styles
rock alternatif
metal
stoner
Styles personnels
rousse brûlante et métal tiède

Les jolies rousses m'ont toujours fait quelque chose. Voilà, c'est dit. Une belle rousse en minijupe, avec des bottes. Voilà, une certaine idée du fantasme parfait. Elle est rousse Melissa, et puis c'est le genre de nana avec qui t'as envie de boire des bières. Un putain de caractère pour avoir pu supporter deux des figures les plus égocentriques et imbuvables des années quatre-vingt dix. Une musicienne qu'on appelle quand on est dans la merde. "Ta bassiste est morte d'une overdose, ouais, je peux la remplacer. T'as viré ta bassiste parce que c'était une junkie, ouais, je peux la remplacer." Et puis même si elle expose ses photos, elle se la joue pas étudiante en art post-moderne chichiteuse qui se paluche sur de l'indie-rock chicos, son truc à elle c'est de se déguiser en Ozzy pour se taper un cosplay de Black Sabbath, geekette mais bandante. Elle a aussi plutôt bon goût la mignonnette, elle kiffe Kyuss, Danzig et Helmet, pas des trucs de tafioles fashionistas, malgré son coté un peu mannequin sur les bords, tu te doutes que si elle porte un T-shirt Mötörhead, c'est qu'elle connaît son Ace of Spades sur le bout des doigts, pas qu'elle veut faire sa broustasse dans une soirée privée. Elle relève bien le niveau de sex-appeal de Montreal, avec en sus le patronyme qui tue : Auf Der Maur ça jette nettement plus que Martin (l'allumeuse tatouée des vieux critiques libidineux de la rive gauche) ou Chassagne (la violoniste du Louise Attaque du Saint Laurent). Et comme elle est sexy et cool, elle a plein de copains qui sont prêts à mettre la main à la pâte. C'est le Miel et les Abeilles des hardos alternatifs autour de Melissa cet album, ils sont venus, ils sont tous là, ses vieux potes de Hole et des Smashing, Jeordie White débarqué de Marylin Manson, John Stanier passé faire coucou, putain y a Brant Björk et Josh Homme sur le même morceau (ils se sont pas tapés dessus pendant les prises ou ils sont juste pas venus le même jour ?), Nick Oliveri pas loin (entre deux tabassages de copine sans doute) et même ce vieux loup de Mark Lanegan en coup de vent. Avec Mr. Masters of Reality Chris Goss à la prod, comment tu veux foirer un premier album dans des conditions pareilles ? ……………………………..……………. Ben ouais c'est possible, c'est même pas très compliqué dans le fond, suffit de pondre des compositions très peu mémorables, avec des lignes de chants parfois franchement douteuses, sans vraiment de mélodie ni d'accroche nul part, ou du moins rien d'efficace, compensé par un bourrinage auditif très post-grunge, très nineties sur le retour, surchargé mais un peu lisse. Avec des cadors dans tous les coins et la voix légèrement rauque et sexy de la belle, ça passe parfois mais sans jamais faire d'éclat, quelques relents un peu new-wave dans les claviers par là, quelques gouttes de gothique très light dans la mixture, du gros son mais peu de substance. Et puis un truc vraiment honteux en milieu de parcours, un "Taste You" ignoble et en Français s'il vous plaît histoire de bien racoler sur les FM hexagonales, qui expose en pleine lumière l'inanité absolue des paroles. C'est l'épée à double tranchant de notre non-anglophonie : pour peu qu'on n'y prête pas trop attention, une chanson con comme une bite passe relativement inaperçue, voir sonne bien en Anglais, mais dès qu'elle passe le mur des mots de ce côté-ci, ça peut vite donner envie de mourir. Dans ce cas précis, la bouse sus-nommée fait l'effet d'un hymne pro fellation-avec-déglutition, ce qui serait somme toute assez couillu si ce n'était pas aussi intrinsèquement nul. Et c'est là que je me rappelle soudain que Melissa a aussi enregistré un duo avec Indochine. Merdasse. Ca fait cinq degrés de séparation entre Mickey 3D et Kurt Cobain……………….. J'avais dis que je ne dirais pas de mal, je suis incapable de complètement tacler une jolie rousse en cuissarde de cuir, merde ! Alors il y a trois-quatre morceaux à sauver dans ce magma tiédasse, "I'll Be Anything You Want", petite bombinette popisante dopée aux hormones semblant échappée d'un album de QOTSA, exécutée en bonne et due forme par le all-star band de Homme/Oliveri/Goss/Stanier, au refrain qui flingue à vue (signé le grand roux, forme de solidarité capillaire sans doute); "Would If I Could" ballade lumineuse pas désagréable qui fleure bon la décade passée et ses gloires alternatives; "Overpower Thee" avec le simple piano elliptique et crépusculaire de Chris Goss, où la tessiture incertaine et fragile de Melissa est enfin mise en valeur, et le final très atmosphérique "I Need I Want I Will" là encore marqué du sceau de Homme, rythmique abrutie et riffs en transe engourdie. Ca fait pas lourd. Mais Melissa reste une jolie rousse, avec des bottes. Quoi, ça vous suffit pas ?

note       Publiée le mardi 4 septembre 2012

partagez 'Auf Der Maur' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Auf Der Maur"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Auf Der Maur".

ajoutez une note sur : "Auf Der Maur"

Note moyenne :        5 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Auf Der Maur".

ajoutez un commentaire sur : "Auf Der Maur"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Auf Der Maur".

Ramon › dimanche 30 juin 2013 - 14:59  message privé !

Pas aussi révulsé par Taste You, que le narrateur, mais c'est vrai que cet album ne casse pas des briques, d'ailleurs je crois même qu'il est déjà oublié.

Note donnée au disque :       
Pat Bateman › vendredi 12 avril 2013 - 22:29  message privé !

Règle numéro un : toujours se méfier des rousses number sixxe.

kranakov › lundi 10 septembre 2012 - 17:06  message privé !

Ravissante...

SEN › vendredi 7 septembre 2012 - 14:03  message privé !

Je me risquerais pas à acheter un skeud sans l'avoir écouté avant...

Kagoul › vendredi 7 septembre 2012 - 10:07  message privé !

disque écouté 2 fois ! pourquoi j'achète des CD neufs aussi nul ? ...pffff