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La Chatte › Bastet

cd • 11 titres • 37:00 min

  • 1Apache
  • 2Rien
  • 3Jacques
  • 4Danse
  • 5Libre
  • 6Mortelle Robe Chinoise
  • 7Cosmique Cosmétique
  • 8Ti Bo
  • 9Ambiance
  • 10Femme Monsieur
  • 11Amour

enregistrement

Paris (juin 2009) & Berlin (novembre 2009)

line up

Vava Dudu (voix), Stephane Argillet Stereovoid (claviers), Nikolu (guitares)

remarques

digipack hecho a mano, convertible en pyramide grâce à un système de languettes. Paroles reproduites sur un feuillet noir séparé.

chronique

En y glissant un peu les doigts de nos oreilles, on pense effectivement à une version electroclash fauchée des Rita Mitsouko comme le disait (à peu près) je sais plus qui, en tout cas quelqu'un d'autre que Lelo J. Batista, le chroniqueur qui a fait un racolage textuel tellement massif pour ce disque qu'on se demande au final s'il serait pas aussi un peu de lui, et qui compare plus volontiers La Chatte à Anne Clark. L'album versatile et acidulé du très parisien Minou, aussi oubliable qu'une cuite estudiantine en réalité, ressemble à un délire de fashion victims qui aurait viré à l'after glauque en studio. Reverb, beats riquiqui, ambiance (clique sur le tag de ton choix) art-pop post-punk zouk-expé minimal new wave underground, voix insupportablement aigüe et odieusement anorexique, mélodies coconnes. La Chatte a tout pour se faire haïr. Une chose est sûre : une grande seringue guindée nommée Karl Lagerfeld a déjà fourré ça dans son ipod, entre deux albums de Vive La Fête. Parce qu'on doit aussi ajouter à ce tableau déjà tendance une molécule couturière : la chanteuse-meneuse, véritable artiste-freak à dentition improbable, du gabarit eshétique d'un métissage Grace Jones-Brigitte Fontaine-Magloire - si ça c'est pas gutsien - et surtout designer de fripes grunge-fashion (dont Lady Gaga a été une des plus illustres clientes, notamment dans le clip de Bad Romance ; je balance de l'argument gutsien en béton je vous dis !). Défoncée au crack virtuel, Vava Dudu, c'est le nom de la chose, nous couine ses comptines-slogan à la Alan Vega, puisqu'il me faut au moins une référence aussi usée qu'attendue. La Chatte, créature de la nuit parisienne donc, et du vide mental et sentimental total, sautille, scintille, agace, fascine, comme une top-model livide dont on éviterait du regard le corps osseux en convoitant le visage étrangement sex'. Au-delà de l'aspect parfaitement gadget de notre félidé, pour ne pas dire démo en carton, ce premier disque de La Chatte est une curiosité certaine et encore plus certainement inclassable, portée par ses petits cris extatiques et ses paroles-slogan. Entre détestation-nostalgie de mes années aux Beaux-Arts que l'écho de ce genre de musique m'évoque encore mieux que de foutre le pif au-dessus d'un flacon d'essence de térébenthine (ou d'huile de lin), et tendance naturelle à l'amourette du bidule underground imparfait mais inclassable qu'il est toujours agréable de vendre aux lecteur, mon coeur balance... et plof ! il tombe dans le verre de marasquin. Bastet, objet anecdotique artistique magnétique, a bel et bien la botte secrète pour devenir culte, bien qu'on s'en fish du culte, le goût doux-aigrelet reste sur le bout de la langue. Un peu comme une scène d'After Hours : tu piges nada, mais y a un sale petit truc qui t'hypnotise.

note       Publiée le samedi 1 septembre 2012

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Note moyenne        2 votes

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ericbaisons › lundi 3 septembre 2012 - 20:38 Envoyez un message privé àericbaisons

oui tu viens de retrograder à la médaille d'argent du hipster qui te sera remise par kranky, TJ et Drag city avant la fin de l'année. AZOT passe devant mais c'est le gutsien le plus classe, le hispter métrosex qui s'assume. Quand on le connait un peu, on voit tout de suite que la valeur n'attend pas le nombre des années.

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dariev stands › lundi 3 septembre 2012 - 18:30 Envoyez un message privé àdariev stands
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j'avais entendu une ou deux chansons, ça m'avait insupporté au plus haut point... La voix m'a fait penser à Mansfield Tya et à toute la nouvelle génération de couineuses à frange hypées... ça va je me dis que j'ai encore de la marge niveau groupes hipsters qui énervent... ;-)

A.Z.O.T › dimanche 2 septembre 2012 - 19:25 Envoyez un message privé àA.Z.O.T

Tout de suite... En concert c'était assez mongoloïde pour être tout à fait appréciable (et la voix suraigue de la nana armée de ses 2 têtes mannequins avait le mérite de faire fuir les cuistres). Bon c'est sur qu'après sur albeum ca reste une curiosité sans plus.

(voila c'est malin j'ai cédé à la provocation)

ericbaisons › dimanche 2 septembre 2012 - 01:36 Envoyez un message privé àericbaisons

et meme qu'azot kiffe sa race sur ce groupe. Dommage il était prometteur le djeun.

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ericbaisons › dimanche 2 septembre 2012 - 01:35 Envoyez un message privé àericbaisons

putain lelo batista sur guts. Un pseudo (j'espère) de pute du bois de boulogne et des gouts d'invertis. J'arrete là

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