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Sadist › Lego

cd • 15 titres • 69:19 min

  • 1*
  • 2A Tender Fable
  • 3It's Not Good
  • 4Meat
  • 5Flies On Me
  • 6Fog
  • 7Plastic Star
  • 8Following Out Red
  • 9I Want It
  • 10Welcome To My Zoo
  • 11Small Great Child
  • 12Dodgy Fuckin' Cow
  • 13The Line
  • 14Dogs Sledge Man
  • 15Cappuccetto Grosso

line up

Trevor (chant), Tommy Talamanca (guitares, claviers), Andy (basse), Alessio (batterie)

remarques

chronique

Styles
metal
neo metal
Styles personnels
bouga-bouga boungle neo-metal

Le neo-metal, genre pas gutsien ? Et s'il est enregistré et joué n'importe comment, par des transalpins jadis cantonnés à une sorte de death-thrash progressif unique en son genre ? Moi aussi en l'achetant y a de ça dix ans j'y ai cru que c'était de la merde, et même longtemps après. Et en fait, c'en est. De la rose ! Faut aussi dire que les gars en question étaient déjà d'une fascinante laideur avant (Tribe et ses moments fluo-épiques). Et puis un jour le flash, la petite croûte rose m'est enfin rentrée entière dans l'oreille. Lego de Sadist. Sadist était pour rappel, jusqu'à la moitié des années 90, un groupe sur lequel tout le monde ou presque s'accomodait de dire "valeur sûre", les étiquettant groupe death d'avant-garde. Sauf que nos deatheux, si deatheux ils ont jamais été, sont pires que Morbid Angel : ils sont italiens. Et l'italien, il y a une vieille certitude populaire, renforcée par Mario Puzo j'imagine, qui nous le fait souvent imaginer bel homme, de bon goût, amateur de beaux costumes, de bons vins, de belle vie au soleil... alors que c'est surtout dans l'antipasti à base de pouple sale et de poivrons séchés, le spritz vendu en terrasse par une serveuse à l'oeil vitreux, le scandale sexuel berlusconien, bref dans le malsain en petit tube dentifrice, qu'il aime se vautrer. L'italie de Sadist, celle de Lego, c'est donc quand on a plus d'inspiration dans son giron métalleux bizarroïde, qu'on se prend des envies de faire du Faith No More façon King For A Day comme un gros jacky et qu'on revisite Korn façon space cake fermenté, pour une aberration digne de sa pochette-tétines-siamoises : le studio d'enregistrement est un gobelet, leur laideron de nouveau chanteur se prend pour Mike Patton (ce beau gosse qui aime si souvent se prendre pour un goret ou pour un rital), pâtaculé dans le sphincter sirupeux d'un pop-metal bouncy agrémenté d'intros de claviers techno-ringardes à la Mortal Kombat, d'accélérations gothiques impossibles, d'effets cartoonesques sous-sous-Mr Bungle foireux à souhait, avec toute une panoplie de riffs aussi impitoyables que la denrée de la Soupe aux choux. Pour sûr, Lego est un disque de gros pouilleux, avec par moments une vraie poésie, un vrai what-the-fuck-neo-metal à double tétine, bombé comme une limace à notre pied pendant la ballade champêtre dominicale, invitant à l'écraser en laissant une traînée de bavouille minable. Mais, oh quelles drôles de couleurs flashy tiens, et en ayant l'idée de la mettre sur la langue, cette limace ?

note       Publiée le vendredi 24 août 2012

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stickgrozeil › mardi 28 août 2012 - 22:08  message privé !

Pour moi, ce disque est aussi nul que tribe est un chef d'oeuvre, c'est dire le vide abyssal de cet essai.