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Mac Of BIOnighT › Destroyer of Memories

  • 2012 - Indépendant, Classic EM Series Vol. 18 (1 téléchargement internet)

cd | 7 titres | 55:54 min

  • 1 How Sad [ 10:11]
  • 2 Why Now [ 5:47]
  • 3 Like a Phonograph Caught in a Groove [ 18:30]
  • 4 No More [ 6:01]
  • 5 Last Attempt [ 1:56]
  • 6 Just Vanish [ 7:58]
  • 7 Why Now (guitar Version) [ 5:31]

line up

Mac (Synthé, clavier, guitare électronique, percussions et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur la musique de Mac et y entendre des albums entiers, et même communiqué avec ce sympathique artiste, visitez son site web à l’adresse suivante : http://www.macvibes.com/HOMEE.html

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique atmosphérique
Styles personnels
new berlin school

“Certaines personnes disparaissent ou s'estompent de votre vie. D'autres parviennent à s'attarder assez longtemps pour détruire tous les bons souvenirs que vous pourriez préserver d'eux et la partie de la vie que vous avez partagée avec eux ” Mac, Mai 2012. C’est dans cette vision et ces expériences de vie que Mac a conçu les grandes lignes le 18ième album de sa série Classic EM. Vous l’aurez deviné ; “Destroyer of Memories” est un album sombre. Un album plein d’amertume et de rancœur où le bouillant synthésiste Italien conjure ses sorts et torts avec une MÉ qui continue d’explorer les labyrinthes des structures protéiformes avec des rythmes et ambiances qui s’interpellent dans une brillante symbiose où le paradoxe règne dans un univers de contrastes. Les fines séquences qui volètent en ouverture de "How Sad" forgent une approche rythmique nerveuse qui fait rouler ses boucles intemporelles jusqu’aux lourdes torsades d’un synthé aux souffles acuités. Agiles, elles virevoltent avec grâce dans un univers glauque où les harmonies se dressent avec la douleur dans l’âme avant de subdiviser leurs chants rythmiques vers un mouvement plus fluide, imprégnant un rythme ondulatoire qui roucoule sous les lyrismes d’un synthé plus mélodieux. "How Sad" est une très belle porte d’entrée dans l’univers tout en contraste de Mac. Volant sur les ailes d’In the Wind, le synthésiste Italien continue de fusionner le Berlin School classique à des approches plus progressives ou même carrément rock comme dans "Why Now" et son tempo de gang de rue qui sautille sur les amples ondulations d’une ligne de basse. Aussi lourd soit-il le beat est assiégé par de fugaces nuages de séquences limpides qui vont et viennent titiller un rythme robotique. Une cadence de plomb qui trébuche sur des nappes isolées et des lourds riffs d’une guitare électronique que même les belles envolées de flûte mellotronné n’arrivent à contenir. C’est un peu comme si l’univers harmonique de Peter Baumann rencontrerait un mélange de Synergy et Michael Rother en furie. "Like a Phonograph Caught in a Groove" étend son canevas d’ambiguïté dans une brume éclectique d’où émergent les couches et torsades flottantes d’un synthé mélancolique. Des séquences émergent de ces toiles abstraites pour sautiller d’un mouvement ondulatoire qui hoquète de ruades spasmodiques dans une mer d’agitation cloîtrée. Ce rythme sans vie embrasse des lueurs plus harmoniques vers la 9ième minute avec l’apparition d’un autre mouvement séquentiel qui scintille d’une tonalité cristalline évanescente avant d’échoir dans un vide interstellaire où rayonne une multitude d’ions isolés. Des ions qui claironnent comme un concert de xylophone dans le vide avant d’épouser une brève structure rythmique plus concrète. Un rythme éphémère qui plonge dans une finale ambiante truffée de lourdes réverbérations d’un synthé orageux qui laisse tomber ses complaintes dans un nuage d’éther. "No More" est un bon titre post Düsseldorf School avec des percussions qui claquent d’un mouvement initiant une parade de mode et de ses mannequins cybernétiques. Le mouvement est sec et nourri de courbes oscillatoires qui ondulent sous une nuée d’ondes d’un synthé ocré qui lance ses soupirs et lamentations à travers un tapis de brume. Stigmatisé dans son approche synth-pop, le tempo rythme permute en mi-parcours, embrassant une tangente aussi technoide que futuriste avec de fines séquences aux tonalités de xylophone de verre qui virevoltent et dansent avec vigueur sous les solos torsadés d’un synthé aux tonalités hybrides. "Last Attempt" est une brève escapade dans un univers intergalactique, initiant le très ambiant et vampirique "Just Vanish" qui suit une orageuse tangente d’un tempo écrasé par la lourdeur tempétueuse d’un orage synthétisé et de ses couches de synthé acrimonieux, vestige des déchirements émotifs qui parsèment la tortueuse évolution de “Destroyer of Memories”, une œuvre cristallisée dans son approche vindicative. Disponible gratuitement sur le site de Mac. Voici le lien: http://www.macvibes.com/CDDESTROYEROFMEMORIESE.html

note       Publiée le mercredi 22 août 2012

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