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Soilent Green › Pussysoul

cd • 13 titres • 47:19 min

  • 1Thirteen Days a Weak
  • 2Slapfuck
  • 3Falling from a 65 Story Building
  • 4Lips as So of Blood
  • 5The Wrong of Way
  • 6Needlescrape
  • 7Zebra Zombies
  • 8Keep Crawling
  • 9Twitch of an Eye
  • 10Golfers Just Love Punishment
  • 11Love None
  • 12Branding of Thieves
  • 13Purple People

informations

1994

line up

Tommy Buckley (batterie), L. Ben Falgoust II (chant), Brian Patton (guitare), Donovan Punch (guitare), Scott Williams (basse)

chronique

Avec ce cagnard qui s'abat sur nos râbles depuis quelques jours, Pussysoul est vraiment pas le genre de disque qui puisse désaltérer, mais j'me dis que le mois s'y prête ; avec les tronches de cul de certains cousins/voisins pendant les barbecues annuels, les marcels et les baignades en piscine à boudin, au baladeur en sifflant de la kanter tiède et en se grattant les couilles ça le fait gravement. Pour un premier album, la mixture typique de Soilent Green - et connue de longue - était pas encore totalement au point... mais bon, l'a-t-elle jamais été ? Ce groupe restera éternellement fini à la pisse, incohérent, imbittable, laid. Pussysoul est nettement plus typé gros death traditionnel / grind à la Napalm assez baraqué, que sludge en vérité. Faut se dire que malgré plus de six piges à élever leur son en fût avant de se lancer sur LP, le bayou était encore timide, l'ex-Eyehategod dégotté pour tenir une basse n'avait pas semble-t-il encore grosse influence. La Louisiane se renifle de loin ici, et c'est bien une pure sous-race de punks qu'on entend à l'oeuvre : le death-metalleux à salopette, grisé par l'odeur de ses pets et le maniement éthylique de sa hache. Durant d'interminables minutes, Pussysoul crache péniblement des enceintes. Fastidieux. Poussif. Ecoeurant, oui - mais alors que dire de ceux qui suivront, me rétorquerez-vous ? Ben que ça sera pire, encore. Pussysoul piétine, agace, zouke au ralenti/en accéléré/au ralenti, dans son épaisse chiure de riffs velus, croque un gland fraîchement tombé, avant d'aller barboter dans sa soue au bourbon. Pussysoul se tend et se détend sans cesse comme un vieux caoutchouc, difforme, ingrat. Growl assez banal et plutôt laborieux (Ben Falgoust, quel pur nom quand même), bouillie grind-death-grind, apparitions furtives de chant clair notamment sur de brèves incantations over-solenelles typiquement doomesques, comme si un prêtre déboulait sans prévenir dans une scène de Delivrance. Pussysoul c'est pas esthétique, ni franchement original, mais faut quand même noter cette intriguante pochette et ce livret, à l'artwork aussi cryptique que ceux des Unholy voire des vieux Tool (ben oui), en tout cas trop bizarre pour être l'enrobage d'un groupe anodin, et puis quelques passages ressemblent presque à quelque chose d'élaboré, d'insaisissable, à la lisière du death technique par moments ("Keep Crawling"), ce qui n'empêche pas de savoir aussi taper dans le porno-grind néanderthalien ("Slapfuck"). Ce qui pêche un peu ici, c'est peut-être le son, assez terne - mais selon l'angle ça peut être la plus grande des qualités - et ce qui est sûr, c'est que Soilent Green maniait déjà plusieurs outils, sans trop s'y retrouver dans le tas... même si "Zebra Zombies" et "Purple People" sont pas loin d'être des hits du genre, c'était déjà un groupe "chiant" en fait, fastidieux, poussif, monstrueusement amassé sur lui-même. Et avec ce mauvais goût, cette laideur affichée dans la mixture mayo-ketchup de genres de métal déjà très laids en eux-mêmes, qui me feront toujours les rapprocher davantage de Cathedral que de Eyehategod. En tout cas si vous avez l'impression désagréable de vous sentir pousser un groin humide et des visions de suées en forçant un peu trop l'écoute à fort volume, c'est normal. Poussissoule, petit marcassin ; attaque la moule ! secoue ton boule !

note       Publiée le lundi 20 août 2012

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    vargounet Envoyez un message privé àvargounet

    Mon avis a sensiblement changé en une dizaine d'années. C'est un album super varié et brutal notamment sur la palette vocale impressionnante. D'ailleurs le chanteur a officié dans Paralysis dont l'album patrons of the dark est un de mes albums de chevet. Ses growls sont puissants et les chants grind et crust excellent. La production est vraiment nickel et l'album se révèle plus adapté aux fans de benumb que de stoner franchement d'où l'accueil un peu mitigé. Les compos sont très ambitieuses en tout cas rien à redire.

    Message édité le 08-09-2022 à 15:24 par Vargounet

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    born to gulo Envoyez un message privé àborn to gulo

    il me manquait justement un motif pour l'essayer un jour, merci

    ericbaisons Envoyez un message privé àericbaisons

    et cette pochette horrible ressemblant vaguement à une capside de virus ou à l'etoile bleue, on ne saura jamais.

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    ericbaisons Envoyez un message privé àericbaisons

    ouais un peu entre deux eaux et toujours un gout d'inachevé qu'on retrouve aussi en live. malgré tout et n'en déplaise à bobby, j'aime. finalement la plupart du temps ou j'ai envie de m'enfiler du reneckcore je me tourne vers goatwhore ou acid bath.

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    vargounet Envoyez un message privé àvargounet

    Amusant mais loin d'être top, l'idée de faire un mix sludge grind était pas mauvaise mais là que ce soit l'un ou l'autre c'est pas forcément hyper inspiré ... La suite sera meilleure.

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