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Compilations - Divers › The Persian New Waves of Iran

lp | 9 titres

  • 1 Alookal – Dars (School) 2:54
  • 2 Black Blooms – Me & Me 4:12
  • 3 Oolanbator – Fire In The Dead Of The Night 6:42
  • 4 Superman & The Joe Ordinaries – Upside Down 2:50
  • 5 Fat Rats – Joe Ordinaries 2:27
  • 6 Dark Earth – Jang (War) 3:19
  • 7 Ehsan Imani – Divane (Insane) 2:20
  • 8 Mud – Raftam Sare Kucheh (Went To The End Of The Block) 3:54
  • 9 Mud – Boghz (Choke)9:00

chronique

Comme vous le savez certainement, et d'autant plus si vous êtes allé voir le pas terrible « Les Chats Persans », la musique en Iran, c'est quelque chose d'assez surveillé. Pour pas dire interdit. A part quelques artistes traditionnels révolutionnaire, qui sont de toute façon déjà parti du pays pour les trois quarts... Persian New Waves of Iran a la volonté de saisir de manière complètement pirate des groupes non moins pirates de l'underground Iranien. Et quand je dis underground, je ne parle pas de ces groupes de garages occidentaux - faut que je fasse gaffe à ce que je dise, on va encore me traiter d'amalgameur - mais bien de ces groupes de garages Iranien. Garages parce qu'eux, c'est pas le succès qui leur manque, ou une prétendue idéologie : c'est parce qu'ils ont pas vraiment le choix. Quand t'en es arrivé à te faire livrer tes instruments sous le manteau comme un paquet d'héroïne, ça donne un peu l'idée de l'importance de ce que ça signifie pour eux, la musique. Enregistré dans des conditions aussi anarchiques que la politique du pays le laisse supposer (des caves, des garages, des planques, etc..) sur du matos forcément cheap, quand il n'a pas été détruit par le voyage, cette compilation, disais-je, est une photographie instantanée de l'état (l'Etat ? Haha) et de la santé de l'underground prit au pied de la lettre dans un pays totalitaire. Le résultat est aussi éclaté qu'on se l'imagine, allant du prog rock psyché tirant sur le Daniel Johnston (me demandez pas pourquoi), au punk rock ultra classique ultra efficace, à des trucs improbables comme du reggae vénère punk, du D.A.F. malsain, du metal gothique, ou du folk bizarre, dissonant (exprès?), complètement lo-fi mais viscéral comme jamais. Le son est évidement dégueux, l’interprétation, live, parfois cahotante, c'est bien souvent le bordel, mais cette odeur qui traîne tout le long, cette odeur de liberté, d'insurrection, le plaisir du riff dans son sens le plus authentique, celui de la colonne vertébrale, en fait tout simplement le plaisir de la musique dans ce qu'elle peut avoir de plus triviale, c'est peut être pas le truc le plus gutsien de votre vie, mais putain ça donne envie de vivre.

note       Publiée le lundi 13 août 2012

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(N°6) › mardi 12 novembre 2013 - 17:28  message privé !
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Ouais, j'y avais pensé, mais je ne sais pas écrire Inner Circle en persan.

Enfin c'est bien la peine de se casser le cul à se cacher des ayatollahs pour finir par se faire étriller dans un hotel New-Yorkais par un zicos frustré de s'être fait virer d'un groupe. Oh triste comédie humaine et tes pathétiques gesticulations...

Klarinetthor › mardi 12 novembre 2013 - 17:03  message privé !

Qu'est ce qu'il ne faut pas pour devenir le nouveau Varg

saïmone › mardi 12 novembre 2013 - 17:00  message privé !
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omagad :(

(N°6) › mardi 12 novembre 2013 - 13:58  message privé !
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Pour rebondir sur la première phrase, trois membres du groupes Yellow Dogs (vus dans le film en question) ont été assassinés à New York. Par un membre d'un autre groupe. Pour des histoires de pognon. Bref, pour des conneries très "rock", sans rapport aucun avec la dictature…

NevrOp4th › dimanche 16 septembre 2012 - 12:10  message privé !

Oh mais çà a l'air d'être sympa ce genre de compil. Je vais allez voir ce qu'il en donne.