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Scorn › Stealth

cd • 8 titres

  • 1Stripped Back Hinge 6:11
  • 2Rove 6:06
  • 3Glugged 5:49
  • 4Running Rig 5:59
  • 5Snag 5:46
  • 6The Palomar 5:55
  • 7Enough To Hold Bottom 6:58
  • 81.75 TC 6:08

remarques

chronique

Styles
ambient
dub
electro
Styles personnels
«c'est comme les marécages»

J'allais commencer cette chronique par une autre de mes tirades sur le dubstep, mais je me suis ravisé. D'une, vous commencez à connaître la chanson et de deux, le problême ne se pose pas vraiment en ces termes ici tant ce genre de dénomination passe par-dessus la tête du principal intéressé, à savoir Mick Harris. Il ne conceptualise pas : il produit. Indifférent à ce qu'il laisse sur son sillage comme "scène" et gimmicks, il poursuit sa recherche empirique à travers le son et le rythme avec une constance telle depuis une vingtaine d'années que si on lui demandait, peut-être répondrait-il encore qu'il ne fait toujours rien de plus que de bricoler autour d'enregistrements de son jeu de batterie. Après quelques années en sursis pour des problêmes de labels et de contrat voici sorti en grandes pompes Stealth, cette fois sur trois labels, celui des lyonnais de Jarring Effects et sur le franco-Berlinois Ad Noiseam pour l'Europe, puis chez Ohm Resistance pour les ricains. C'est un peu en rétroaction que je parle des gimmicks car ceux-ci ne s'étaient pas encore fait mettre par tous les producteurs en 2007, et c'est ainsi qu'il faut considérer les wobbles de basses qui se promènent tout au long de ce disque peinard, plus souple que Zander ou Welcome to Birminghan, la faute à un rythme très lent qui laisse les beats s'arrêter et repartir sans même parfois que cela fasse une différence. Et le son, le son ! Les infras dégueulent tout en laissant les medium s'exprimer pleinement ; tant qu'à se faire influencer par l'artwork on sent bien le marécage aural lentement dégouliner et envahir l'espace tandis que de menus insectes abstraits frétillent et tournoient autour de nos têtes abruties. C'est peut-être un des disques les plus terrestres et radicaux de Scorn, surtout porté sur le double langage basse et infrabasses donc, qui se répètent dans d'infinies modulations à ras-le-sol. C'est à l'inverse celui qui est le moins porté sur le rythme, les délestant au profit d'une ambiance étouffante et sourde dont les abstractions rappellent en pointillés Lull, son projet purement isolationniste. Souffrant – ou pas – de cette connotation dubstep Stealth n'en est pas moins un bon cru, même si un peu pris à son propre jeu, et amène l'auditeur tout en douceur vers le suivant et accessoirement dernier album de Scorn qui quant à lui synthétisera l'ensemble d'une discographie de manière très convaincante.

note       Publiée le lundi 6 août 2012

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Note moyenne        7 votes

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Rastignac › dimanche 16 février 2020 - 17:29  message privé !
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Ah je sais pas. Mais je dirais la même chose sur le café.

Note donnée au disque :       
born to gulo › dimanche 16 février 2020 - 17:03  message privé !

Il parle de Café Mor, non ?

Rastignac › dimanche 16 février 2020 - 13:47  message privé !
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Si tu parles de l'album chroniqué, je le trouve bien plan plan, pour rien glander, surtout pas pour bad trip sur quoi ce soit. Jarring effect. Si tu parles de Feather, il ressemble plus à du vieux Scorn à mes oreilles. Donc plus adapté pour grogner et se prendre la tête.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › samedi 15 février 2020 - 17:20  message privé !

il est bien ce dernier Scorn?

E. Jumbo › lundi 9 septembre 2013 - 16:18  message privé !

Le, évidemment.