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Forrest Fang › Animism

  • 2012 • Projekt Projekt PRO274 • 1 CD digipack

cd • 8 titres • 60:52 min

  • 1Tailing Wind 6:49
  • 2The Chameleon's Paintbox 6:20
  • 3Islands in the Sky 8:55
  • 4Evening Chorus 5:21
  • 5Passing Suns 7:40
  • 6A Tributary Unwinds 8:15
  • 7Sleeping Snakes 7:12
  • 8Resting Point 9:40

enregistrement

Enregistré et mixé entre 2010 et 2011 à The Hangar, Berkeley, CA.

line up

Forrest Fang (Synthés, claviers, Violons électriques et acoustiques, Mandoline électrique et acoustique, Lute, Gong, Marxolin, Dan Bau, Baglama, Bandurria, Flute et percussions)

remarques

Pour en savoir un peu plus sur l’univers musical de Forrest Fang on peut visiter son site web à l’adresse suivante : http://users.value.net/ffcal/

chronique

Styles
ambient
folk
musique électronique
musique électronique atmosphérique
Styles personnels
folk tribal contemporain

Des sombres accords résonnants tombent avec une lourdeur dramatique, soulevant un délicat tourbillon d’accords carillonnés qui fait virevolter "Tailing Wind" entre les ambiances d’une ode pastorale et un onirique rythme tribal. Ce rythme clanique lourd et lent tourne dans de fins corridors musicaux où tam-tams hypnotiques, tintements divers et chœurs absents perdent leurs musicalités dans une dense nuée d’accords d’instruments à cordes, façonnant cette captivante transe spirituelle qui tressaille à la mesure de notre obédience. Trimbalant les 8 titres qui composent “Animism” entre de délicats rythmes tribaux inspirés du Moyen Orient et des ambiances à la fois spectrales et angéliques, Forrest Fang invite son auditeur dans un fascinant voyage musical construit autour d’une étonnante panoplie d’instruments acoustiques.
"The Chameleon's Paintbox" est un bel exemple de cette dualité entre le mysticisme des transes tribales et la passion des hymnes spirituels avec ses notes de guitares violentes qui mordent une structure contemplative dont la musicalité est comblée par une avalanche d’accords d’instruments à cordes qui dansent sur les vents de fines et discrètes lignes d’un synthé qui, entre ses harmonies, libère une chorale séraphique. L’intro de "Islands in the Sky" déchire le ciel avec ses souffles d’émeraude qui activent des cloches Tibétaines. On se croirait dans les exercices de relaxation commandé par Ray Lynch et son tendre Deep Breakfast. Un rythme fin se profile, faisant remuer des percussions chuchotant sur les ondes de synthé qui disparaissent peu à peu pour embrasser un rythme plus entraînant. Le rythme est animé par des percussions manuelles qui battent sous les stridentes larmes d’un violon avant de se fondre en un séduisant folk clanique embrassé par des couches d’un synthé plus rédempteur. C’est un très beau titre. "Evening Chorus", qui porte très bien son titre, nous amène aux frontières ambiantes du 13ième album de Forrest Fang avec des strates de synthé qui psalmodient en concert avec de fines clochettes. Bien qu’ambiant, "Evening Chorus" est rongé par une étonnante passion et une intense émotivité; deux mots-clés pour bien cerner l’univers de “Animism”
Par la suite le multi-instrumentaliste américain d’origine Chinoise remue ses vibrations intra-personnelles avec une stupéfiante adoration pour Éole et ses caprices. “Animism” dévie vers un torrent de vents qui souffleront avec force et/ou passion jusqu’aux aurores de "Resting Point". "Passing Suns" débute avec une lente valse de bourdonnements éoliens. Ces bourdonnements sont chauds et suaves et se tempèrent peu à peu, laissant filtrer des raies plus lumineuses sous la forme de fines striures de synthé qui pleurent et planent au-dessus d’une terre de désolation. Mais la colère des vents de synthé, comme de violons, n’est pas encore rassasiée. Ces vents d’argent soufflent avec une telle rage sur "A Tributary Unwinds" qu’ils en masquent la quiétude des tam-tams aborigènes qui tentent d’en bercer la férocité. Les éclats de percussions qui sont dispersés par les vents nous ramènent aux univers féodaux de Steve Roach. Les denses bourrasques des déserts poursuivent leur implacable route de prédateurs naturels sur "Sleeping Snakes" et de ses clochettes qui tintent à l’aveuglette dans cet univers ambiant sis sur des tempêtes d’argiles. Ces tintements résistent à la force des vents pour claironner une douce aubade carillonnée qui étend son charme jusqu’à la finale de "Sleeping Snakes", avant que des vents sombres et planants ne reprennent leurs droits sur "Resting Point" pour conclure un album aux couleurs d’une mélancolie divisée entre ses souvenirs tribaux et ses regrets ancestraux.

note       Publiée le vendredi 20 juillet 2012

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