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Panic On The Titanic › Gold, clouds, desire

cd • 15 titres

  • 1Lies
  • 2Gold, clouds, desire (Rain in July mix)
  • 3Follow me
  • 4Aggression
  • 5Drowning
  • 6Souviens-toi
  • 7Intrologic
  • 8The logical song
  • 9Illusions
  • 10Au revoir enfance
  • 11Stripped down
  • 12Overturning
  • 13Finding the right way part III
  • 14L'enfer (reprise)
  • 15Follow me (Messiah Meyer mix)

extraits vidéo

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enregistrement

Fort Vox Studio, Bâle, Suisse, avril 1993-août 1994

line up

Johannes Barth, Thomas Daverio, Simon Siliprandi, Daniel Zepf

remarques

chronique

Styles
electro
ebm
Styles personnels
dark electro

Panic on the Titanic est un groupe qui m'a toujours déstabilisé par son jeu perpétuel de Ying et Yang. Voilà des mecs capables de se la jouer Depeche Mode version bluette un instant et de finir leur concert en fracassant l'un de leurs vieux synthés par terre. Toujours est-il que leur approche atypique leur a valu un certain respect dans une Allemagne qui, à l'époque, jurait beaucoup par la musique électronique, tant dans ses déclinaisons gothiques (Das Ich, Deine Lakaien) que EBM/indus (Mental Inquisition). A en juger par les quatre premiers morceaux, c'est dans la deuxième que le quatuor travaille : rythmiques sèches, production synthétique froide et dépouillée, vocaux agressifs. Pas mal du tout. Un instrumental clinique ('Drowning') puis on enchaîne sur un titre plus lent mais toujours dans la même ligne. Bien qu'il ne soit pas de langue française, le chanteur s'en sort pas mal et le titre reste crédible (l'electro-indus chanté en français n'est pas courant et surtout, pas toujours réussi). Encore une pause instrumentale, plus angoissante, qui serait parfaite pour un jeu vidéo ou un film de science-fiction, histoire d'introduire 'The logical song' qui s'en veut la continuation. Les atmosphères sont sous-terraines à souhait, le chant dur...Soudain, le tempo s'accélère, on songe vaguement à Nitzer Ebb, se ralentit histoire de nous replonger la tête sous la vase. Ce qui est déstabilisant chez Panic on the Titanic, c'est que l'agressivité reste sous-jacente, n'éclate jamais totalement comme chez les Anglais ou de manière étouffante comme chez YelworC. C'est cette production dénudée, ces beats secs. Mais avec Panic on the Titanic, rien n'est jamais joué d'avance puisque 'Illusions' tranche soudain avec ses influences new wave et ses vocaux passés au vocoder tendance R2D2. Maladresse. 'Au revoir enfance' nous refait le coup de 'Souviens-toi' mais le chant partagé nuit à l'impact et sonne maladroit dans cette alternance de couplet doux et de refrain appuyé. Le fameux Ying et Yang dont je parlais en début de chronique. Plus crédible, 'Stripped down', mais on souhaiterait des percussions plus appuyées, une production plus forte. Pause popcorn avec un instrumental, assez efficace mais dans le patchwork d'atmosphères développé par le combo, cette abondance d'interludes casse le fil conducteur d'un disque qui commence à durer, même si l'excellent 'Finding the right way' ramène un punch bienvenu avec son EBM sombre à la Leaether Strip. Gag ? Encore un instrumental, hé oui, avant un remix final de 'Follow me' plutôt bon mais un tantinet long quand même (et un tantinet inutile surtout). Sur cet album, le groupe a privilégié son aspect le plus agressif, remisant ses tentations pop au placard, idée judicieuse, mais abuse des instrumentaux et fait durer le plaisir de manière stérile, d'où une impression brouillonne sur le long terme. Un disque honorable mais longuet et non exempt de maladresses. 3,5/6

note       Publiée le jeudi 5 juillet 2012

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novy_9 › jeudi 5 juillet 2012 - 11:24  message privé !

un groupe trop irrégulier à mon goût, il y a vraiment de bons titres dans leur discographie, comme "Learning To Fly " que j'adore mais j'arrive pas a m'enfiler un cd complet ....