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De Medicis › De Medicis

cd • 12 titres

  • 1Hellish hole
  • 2Stray dog
  • 3Depression corrida
  • 4Country man
  • 5The strom
  • 6Elodi
  • 7The wind
  • 8Il est né...
  • 9Stupid lovers
  • 10Lightning (the power)
  • 11Strange
  • 12Les enfants de la révolution

informations

Studio Square, Bruxelles, Belgique, mars-avril 1991

line up

Jérôme Planchenault (chant, basse), J.Michel Rindone (guitare, chant), Japy Lo Pinto (batterie, percussions, choeurs)

Musiciens additionnels : Marie Cardon (voix), Bruno Donini (guitare additionnelle, choeurs), Dan (choeurs)

chronique

Cette énigmatique couverture fait partie de celles qui m'ont frappé au premier coup d'oeil, me laissant à penser qu'il faudrait un jour que je me penche sur la musique du groupe, surtout avec un nom aussi séduisant (la particule fait toujours son petit effet). Curieusement, d'après mes renseignements, cet unique essai sorti sur le mythique label New Rose, ne s'est pas foncièrement bien vendu et a été plutôt boudé par la critique. Etait-ce dû à sa position plus que seulement symbolique entre deux décennies ? Les années new wave sont en effet à l'agonie, les idéaux utopistes du punk se sont cassé la gueule sur les murailles du capitalisme qui, d'abord ébranlé, a largement repris la main sur les marchés, l'heure n'est plus au post punk et pourtant le feu allumé rougeoie encore. De Medicis s'inscrit dans cette tradition de groupes rock nés des suites du punk tels que les Dogs, Gamine, ou Dominic Sonic revendiquant à la fois des racines anciennes (T.Rex, Bowie, les Stones, Lou Reed...) quant à leur manière d'arranger les structures des chansons mais ne pouvant dissimuler non plus une forme de tristesse écorchée clairement héritée du post punk. Nous sommes loin de la violence à fleur de peau de Noir Désir qui est en train de rapidement gagner ses galons à l'orée des 90's ; De Medicis, consciemment ou non, revendique une forme de dandysme rock, notamment dans ce timbre typique un brin nonchalant que l'on retrouve chez Dominic Sonic ou Jad Wio. Il y a aussi ce goût subtil de la mélodie qui évite de se diluer dans trop de facilité électrique ; n'ayons pas peur des mots, le spectre de la pop n'est jamais bien loin mais sans s'approcher franchement. Passons sur l'accent anglais un peu maladroit parce que le reste est plutôt convainquant, tant dans la nostalgie punk ('Lightning (the power)') que des approches plus intimistes et acoustiques ('Country man'), sans oublier une larme de noirceur mystique ('Depression corrida'). Pour quitter les rivages de l'Hexagone, difficile de ne pas songer aux Anglais de Only Ones, l'authenticité junkie en moins, et quelques cris de rage en plus ('Les enfants de la révolution'). Un seul essai donc mais dont on peut extraire pas mal de réussites ('Il est né...', Depression corrida', 'Country man' ou encore 'Hellish hole'), à se demander ce qu'il fallait au public de l'époque...Qui ne s'y est pas trompé complètement puisque le groupe tournera pas mal en France (tiens, tiens, avec Noir Désir, New Model Army ou les Dogs), en Belgique, en Suisse ou en Italie. 'Un bon compromis entre Noir Désir et les Olivensteins', ai-je pu lire. Oui. 4,5/6

note       Publiée le mercredi 4 juillet 2012

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    novy_9 Envoyez un message privé ànovy_9

    je ne l'ai pas ecouté depuis des années mais j'en ai de bon souvenirs, l'édition k7 a tourné sur ma Hifi !! et effectivement ils n'ont pas eu de succès ... ils sont même passé à la trape ...

    Note donnée au disque :