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The Residents › Georges & James (American Composer Series - Volume 1)

cd • 10 titres

  • 1Rhapsody In Blue 10:30
  • 2I Got Rhythm 3:02
  • 3Summertime 4:05
  • Live At The Apollo
  • 4I'll Go Crazy 2:42
  • 5Try Me 0:40
  • 6Think 2:15
  • 7I Don't Mind 2:29
  • 8Lost Someone 5:52
  • 9Please, Please, Please 1:17
  • 10Night Train 3:25

remarques

Reprises de Georges Gershwin et James Brown.

chronique

Nous sommes en 1984 et les Residents peinent à se renouveler après leur Mole Trilogy ("of which this is not part three" précise le livret). Ils se sont donc mis en tête de poursuivre leurs reprises de vieux classiques populaires, cette fois américains, à la sauce synthétique. Les raisons invoquées – si raison il y a – dans le livret du second volume sont pour le moins fallacieuses : "Making music about music isn't new either, but at least every stupid band in the civilized world isn't doing it, which gives the Residents some dubious claim to fame." La première face s'attaque à Gershwin et particulièrement son 'Rhapsody In Blue' dont j'avais cru m'être débarrassé depuis les cours de musique de sixième, quand la seconde face est dédiée à James Brown dont la première reprise par les Residents sur un single à part, 'It's a Mans Mans Mans World', avait joui d'un petit succès. Si le mélange des genres peut parfois toucher au génie de l'Art Brut, il peut tout aussi bien se révéler laborieux et poussif. Malheureusement, à mon goût, cette série penche dangereusement du second côté. La face Gershwin, d'une part, souffre de ce que n'importe quelle musique faite au synthétiseur dans les années 80 souffre : elle sonne froide, plate, clinique, ringarde. On reconnait facilement les mélodies mais au delà de ce fait évident qu'est-ce que l'on en retire ? Ma foi, pas grand chose. Cela ne va pas s'améliorer pour la face James Brown qui réduit toute l'énergie de l'original en une suite vague et artificielle d'anti-funk, conservant la carcasse musicale dépecée de toute sa substance. En guise de James une voix ralentie et sans grand intérêt. On est loin – un comble – du single introductif pré-cité, et encore plus de ce qui fera la réussite de leurs reprises d'Elvis quelques années plus tard : une réelle appropriation, plutôt qu'un remake certes travaillé mais aussi abscons que leur pochette.

note       Publiée le lundi 11 juin 2012

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Winslow › dimanche 8 mai 2016 - 22:39  message privé !

Chronique un peu trop sévère à mon goût. Certes on a connu les Residents plus inspirés et entreprenants côté expérimentations mais celui-là a aussi son charme et a le mérite d'être assez facile d'accès. Il manque juste d'un peu d'audace.

Note donnée au disque :