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Archive › You All Look The Same To Me

cd • 10 titres • 67:05 min

  • 1Again16:20
  • 2Numb05:47
  • 3Meon05:43
  • 4Goodbye05:39
  • 5Now And Then01:23
  • 6Seamless01:43
  • 7Finding It So Hard15:33
  • 8Fool08:29
  • 9Hate03:44
  • 10Need02:26

extraits vidéo

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enregistrement

Produit par Archive

line up

Darius Keeler, Danny Griffith, Craig Walker (chant), Maria Q (chant), Jane Wall (chant)

Musiciens additionnels : Lee Pomeroy (basse), Steve Harris (guitare), SMiley (batterie), Pete Barraclough (guitare), Dominic Brown (guitare), Annelise Truss (violon, alto), Steve Watts (hammond, rhodes), Carl Holt (trompette), Alan Glen (harmonica), Tom Brazelle (harmonica), Anita Hill (triangle)

remarques

chronique

Styles
trip hop
pop
progressif
Styles personnels
post-trip-prog

Cet harmonica dans le vide, cette guitare acoustique mélancolique, ces claviers pluvieux en arrière et l'explosion qui surgit, pas de doute, y a du grand morceau dans l'air, du classique qui va imprimer les esprits, façon indélébile, pas de doute, Supertramp arrive sur Guts. "School", maître étalon de…. et merde, qui c'est qui m'a foutu un album d'Archive dans le mange-disque ? C'est qu'ils sont vicelards, mais il y a des signes qui ne trompent pas sur la longueur : chant farouchement impersonnel, ballades écoeurantes de sentimentalisme tartiné comme un goret, difficulté à trouver une seule mélodie valable qui ne soit pas tirée en série, aucune idée en tant soit peu singulière. Autant le dire de suite, cet album qui se veut l'acte de naissance officiel du groupe tel qu'il existe tient sur deux morceaux, qui, coup de bol, en occupent une jolie moitié. Le reste, c'est coulé dans le moule déjà cuit depuis le prédécesseur, de la pop grumeleuse downtempo agrémentée de cordes et de nappes de sucre glace, avec en sus un pauvre chanteur de pub-rock générique qui en fait des caisses dans le genre déprime à gogo, quitte à aller fouiller dans le guide "How to sing like Thom Yorke 101, gimmicks and maneurisms", sans trop de succès mais avec assez de sans-gène pour que ça se voit. Mais pourquoi se ferait-il chier puisque les deux boss piquent eux aussi sans vergogne chez le quatuor d'Oxford (quand on n'a pas les moyens artistiques pour l'Université on copie les devoirs des cadors, ça assure un minimum syndical) mais aussi et surtout chez le grand progressif planant des seventies, anglais et allemand, avec une bonne louchée de post-rock orchestral montréalais pour le sens des crescendo mélodramatiques. Ceci étant dit, difficile de nier l'efficacité de sniper d'un soufflé de chef comme "Again", figure de morceau culte et déclaration d'intention pour Griffith et Keeler, empli à rabord de pathos, chanson tout conne de dépression post-séparation mais livrée au compte goutte-lexomilé d'une litanie acoustique soutenue par une ligne de basse qui se déploie peu à peu, sur laquelle s'empilent des couches de claviers, de cordes puis de beats colorés en orgue. Déplié, délité à l'extrême, le morceau impose son atmosphère un peu facile de tristesse misérable par simple expansion dans l'espace, rien n'évolue vraiment, tout ne fait que gonfler inexorablement, jusqu'à la saturation même de l'harmonica et la mutation de la voix alors vocodérisée, pour finir par s'évaporer dans des nappes ambients sous lesquelles reposent encore des pulsations de vie qui finiront par relancer la machine pour le bouquet final. Imparable. Aucun doute sur la science de l'arrangement des deux londoniens, les voix sont d'ailleurs souvent superfétatoires, "Numb" prend son envol de post-rock flottant et abrasif surtout quand Craig Walker consent à la fermer, ce qui arrive trop peut souvent (et les plus téméraires iront se frotter au bonhomme qui chante seul avec sa guitare en bois en guise de conclusion, signe ultime de démission face au manque d'imagination qui rampe). Quelle idée aussi d'aller chercher un porte-voix aussi terne, quitte à tout prendre la fragilité de Maria Q, nouvelle recrue à peine figurante, aurait habité l'album de façon plus discrète et feutrée. Mais la discrétion n'est pas le fort d'Archive. Ni la subtilité, à aucun niveau, et surtout pas dans le plagiat. Quitte à faire des jolis plages ambient, autant aller piquer directement chez les meilleurs, "Seamless" est à cet égard une copie fort réussie en introduction du second coup de force, objectivement plus fascinant que le grand bidule à faire chialer sur les radios. "Finding It So Hard", une seule idée, mais une bonne : hiatus entre une longue plage instrumentale planante doublée d'un chant sédatif superposés à un beat résolument frénétique et sans répit. Faire vrombir les claviers immobiles dans l'espace sans jamais pouvoir briser ce mur rythmique incessant, syndrome de folie furieuse que même les cachetons ne peuvent entamer. Avec un répit au tiers pour laisser vibrer et s'envoler dans l'éther les supplications synthétiques juste un temps avant que le martèlement ne reprenne, inchangé, imperturbable, épileptique, sous les assauts maintenant hystériques des guitares. Final en apothéose psychée et bandes à l'envers que seule une voix consolante et féminine parvient à soulager. Verdict, deux morceaux monstrueux de plus d'un quart d'heure chacun, et du remplissage. Archive assume enfin, Archive fait du prog.

note       Publiée le vendredi 8 juin 2012

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Shelleyan Envoyez un message privé àShelleyan
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Pffff, réécouté, même ce 'Again' que j'aimais à l'époque sonne ampoulé, maladroit dans ses arrangements sans finesse... 10 ans plus tard, aux chiottes !

Note donnée au disque :       
Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

La set-list d'un pote a fait ressortir ce "Again" qui ne me parlait déjà pas tant que ça à l'époque. Je me suis tout de même dit d'aller y faire un tour, voir s'il y avait autre chose à becter là-dessus. Le titre-phare, c'est du sous-Porcupine Tree à mon goût (groupe qui déjà me les brise menues 90% du temps). Le reste, c'est une purge comme j'en ai connu assez peu, récemment. Cette voix......sous-sous-sous Tom Yorke. Titres à rallonge pour rien: "Goodbye" est insupportable, tout comme "Fool". "Numb" et "Meon", ça dégouline de pathos de supermarché par tous les orifices. Le pompon restant l'interminable "Finding It So Hard". Mal-être intense dans un salon d'hotel design.

Note donnée au disque :       
GrahamBondSwing Envoyez un message privé àGrahamBondSwing

Beaucoup de procès d'intention pour ce groupe on dirait... perso, le plaisir d'écoute est réel.

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SEN Envoyez un message privé àSEN

Faut reconnaître que AGAIN c'est bien foutu quand même, je me laisse entraîner sans résistance...

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gibsonbacker Envoyez un message privé àgibsonbacker

Suis tombé par hasard sur un concert de 2011 sans connaître le groupe. Ma première impression effectivement : Animals du Floyd, un chanteur qui en fait des tonnes dans le genre ado déprimé, avec une dose de Dido... J'ai trouvé ça grandiloquent et chiant. Autant écouter les originaux. La comparaison avec Radiohead est pertinente, mais ça ne tourne pas à l'avantage des imitateurs.