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Arcade Fire › Neon Bible

cd | 11 titres

  • 1 Black Mirror
  • 2 Keep the Car Running
  • 3 Neon Bible
  • 4 Intervention
  • 5 Black Wave/Bad Vibrations
  • 6 Ocean of Noise
  • 7 The Well and the Lighthouse
  • 8 (Antichrist Television Blues)
  • 9 Windowsill
  • 10 No Cars Go
  • 11 My Body Is a Cage

line up

Colin Stetson (brass), Win Butler (voix, guitare jaguar & 12 cordes, guitare acoustique, piano, synthés, basse), William Butler (Basse, Xylophone, Synthés, Percussions), Régine Chassagne (voix, batterie, vielle à roue, synthés, piano, accordéon, xylophone, flûtes à becs, percussions), Richard Reed Parry (rickenbacker, synthés, orgue, piano, accordéon, xylophone, percussions, upright bass), Timothy Kingsbury (basse, guitare telecaster & acoustique), Howard Bilerman (batterie, guitare), Sarah Neufeld (violon, arrangements de cordes), Mélanie Auclair (violoncelle), Hadji Bakara (Effets), Owen Pallett (Violon, arrangements), Liza Rey (Harpe), Marika Anthony Shaw (Viola), Pietro Amato, Edith Gruber, Margaret Gundara, Jake Henry, Laurent Ménard, Geoffrey Shoesmith, Andreas Stolzfus, Jacob Valenzuela, Martin Wenk (brass), Shauna Callender, Joanne Degand, Chantel Gero, Tasha Gero, Jean Sherwood (choeurs), Peter F. Drucker (Chef de choeurs), István Silló (Chef d'Orchestre)

chronique

Styles
pop
rock
rock alternatif
indie rock
Styles personnels
fanfare funèbre

Je dois m'incliner. J'ai eu un déclic, ça arrive parfois dans la vie, qu'on le veuille ou non. Pourtant je m'y attendais un peu, je l'avais préparé. Car, alors que j'avais qualifié « Funeral » de niaiserie et de mièvrerie - et même d'arnaque !, j'ai opté, de mon plein gré, d'emprunter « Neon Bible » pour accompagner la lecture d'un extraordinaire manga, manga ô combien simple et un peu niais, mais ô combien efficace et touchant, dont la narration, excessivement cinématographique - sans que ça ne ternisse à aucun moment ni la lecture ni le plaisir - nous dévoile les affres du quotidien d'une bande de copains qui débutent dans la vie d'adulte. Raconté comme ça, ça a l'air nul. Comme Arcade Fire. Oui, sauf que. Sauf que c'est absolument imparable, et d'ailleurs j'ignore si j'ai autant aimé le manga à cause, ou grâce, à « Neon Bible », ou bien est-ce l'inverse ? Car désormais pour moi ça va être impossible de différencier les deux tant l'association est parfaite, me semble parfaite, aller de soi, ça s’emboîte comme par magie, d'autant plus que l’événement central de Solanin (puisque c'est son nom), disons le point nodal, c'est de faire perdurer, de s'investir, dans un groupe de musique qu'on devine aisément pop rock. Dariev Stands nous parlait de fantômes, on est dedans, sans aucun doute. C'est aussi léché que parfois un peu facile, et à la fois c'est cette facilité qui nous renverse, par sa franchise, son authenticité, son rien à foutre, quelque chose de très brillant, très symphonique, et pourtant absolument pas cérébral. Un spleen qui ne cherche pas la mise en scène stupéfiante, ou comme qui dirait l'originalité, mais qui au contraire s'attache à l'amour du petit détail, pas le détail qui tue, non, et c'est là sa force, travailler le détail pour justement ne pas le voir, pour le dissimuler. Ça demande un sacré talent, de faire passer un travail d'orfèvre pour du mélo pompier.

note       Publiée le mardi 5 juin 2012

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Procrastin › lundi 23 mars 2020 - 09:41  message privé !

Fraîche découverte du groupe, celui-ci me parle encore plus que le précédent qui est déjà bien, probablement son coté "phantom of the paradise". C'est clair qu'en tendant l'oreille ça regorge de petits détails géniaux dans les interstices, entre les couches de glucose spectral. Ya quelque chose d'assez rare dedans, d'investi.

Eliphas › vendredi 9 septembre 2016 - 23:19  message privé !

Ce groupe est génial, en fait, je l'écouterai certainement tout au long de ma vie.

Note donnée au disque :       
e vct m › samedi 17 octobre 2015 - 00:59  message privé !

Il ne faudrait pas mollir les copains, j'attends de pied ferme une chronique gutsienne de Reflektor (qui mérite selon moi l'onction des six boules).

Aladdin_Sane › lundi 25 août 2014 - 19:32  message privé !

Cet album a été souvent jugé à tort comme inférieur à son prédécesseur. Certes, Arcade Fire avait placé la barre tellement haute avec "Funeral" qu'on ne pouvait qu'être déçu par la suite... Et pourtant, à la réécoute, il faut convenir que ce deuxième album contient également son lot de pépites à commencer par "Black Mirror", le doublé "Black Wave/Bad Vibrations" avec son final émouvant ou encore "Ocean Noise" pas si éloigné que ça du meilleur des Tindersticks. De tous les groupes indie-2000, s'il ne devait en rester qu'un pour ma part, ce serait certainement Arcade Fire.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › dimanche 25 novembre 2012 - 20:51  message privé !

Faudrait que je le réecoute celui là. Qu'une seul écoute et elle fût lors de sa sortie.