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Soundgarden › Badmotorfinger

  • 1991 • A&M 395 974-2 • 1 CD

cd • 12 titres • 57:11 min

  • 1Rusty cage
  • 2Outshined
  • 3Slaves and bulldozers
  • 4Jesus Christ pose
  • 5Face Pollution
  • 6Somewhere
  • 7Searching with my good eye closed
  • 8Room a thousand years wide
  • 9Mind riot
  • 10Drawning flies
  • 11Holy Water
  • 12New Damage

enregistrement

Printemps 1991, Sudio D, Sausalito CA, Bear Creek Studios, Woodinville, WA, A&M Studios, Los Angeles CA.

line up

Matt Cameron (batterie), Chris Cornell (chant, guitare), Ben Shepherd (basse), Kim Tahyil (guitare)

remarques

chronique

"Badmotorfinger" est sans commune mesure un fameux bond en avant pour ce talentueux groupe de Seattle, encore relégué pour le moment au second rôle derrière les très médiatiques Nirvana et Pearl Jam. Leur fidèle producteur, Terry Date, les accompagne pour une dernière aventure commune où son travail, tout en nuance, met sur pied d'égalité les vrombissements d'une basse souple et profonde et des riffs de guitares aux son épuré à l'extrême. En ouverture, l'album nous propose tout simplement un assortiment impressionnant de titres puissants, peut-être pas forcément dans la forme, mais qui font preuve d'une grande maturité ; "Rusty Cage" et son tempo speed qui ralentit la cadence en bout de course pour plus d'effet, le clair obscur "Outshined", le souterrain "Slaves & Bulldozers" qui se traîne avec un poids et une gravité qui respirent le drame et la fatalité, "Jesus Christ Pose", ensuite, sans conteste le gros morceau de l'album, empli de crispations aussi détestables qu'envoûtantes, avant que ne survienne le récréatif "Face Pollution" qui, en définitive, est tout sauf une partie de plaisir avec sa structure rythmique volontairement alambiquée. Un départ en trombe donc que viennent temporiser "Somewhere" et "Searching with My Good Eye Closed" et qui redémarre avec le très cinématique "Room a Thousand Years Wide". "Mind Riot" vient démontrer que, même dans des moments d'apparente accalmie, Soundgarden reste toujours aussi consistant. Un nouveau défouloir, "Drawing Flies", dans la veine de "Face Pollution", annonce tout comme lui une nouvelle petite baisse de régime sans conséquences irréversibles avec "Holy Water" et un néanmoins prenant "New Damage" qui aurait eu tout à gagner à se trouver un peu plus tôt dans l'album. Le passage en revue et au détail des titres de "Badmotorfinger" ne vous aura peut-être pas nécessairement aidé à vous faire une idée précise de l'album. Pour moi, à l'époque, c'était comme si je venais d'assister à l'éclosion du Led Zeppelin des années quatre-vingt dix. Ni plus ni moins.

note       Publiée le samedi 2 août 2003

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notes

Note moyenne        33 votes

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Raven › vendredi 28 août 2020 - 01:27  message privé !
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Tiens puisqu'on cause indigestion/fatigue sur la fin (alors qu'une "Black Rain" en plus m'aurait pas dérangé perso), parce que c'est vrai que ça pèse... "New Damage"... pffffff.... NEW FUCKIN' DAMAGE bordel, heavy, HEAVY ! Quel disque, bon sang, quel disque de folie... Monstrueusement hard et hydresque, comme l'est son cousin Facelift. Et tout aussi noir à sa façon, noir cambouis. Aussi malade, vicié. "Room a Thousand Years Wide" m'en soit témoin... MONSTRUEUX.

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Raven › jeudi 27 août 2020 - 23:29  message privé !
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Il en fait pas plus des caisses que Staley ou Vedder, Cornell... et c'est aussi ça qu'est bon dans le grunge : ces saveurs décomplexées qui reviennent, héroïques, ce goût du hard rock à papa retrouvé... en plus intense.

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zugal21 › jeudi 27 août 2020 - 18:05  message privé !

Mon commentaire a vocation à être édité. J'ai bien compris que c'est un must have ; je l'ai raté à sa sortie et chopé il n'y a pas vraiment longtemps. Je fais un certain effort à chaque écoute, car je n'arrive pas du tout à accrocher...

(N°6) › jeudi 27 août 2020 - 17:43  message privé !
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Je ne peux pas nier qu'à force et sur la fin, les hurlements à la Plant de Cornell finissent par me fatiguer (il en fait trop, pépé, alors que par ailleurs, quel chanteur !). Reste que c'est quand même un sacré album aventureux avec un guitariste assez dingue dont il me semble on parle finalement assez peu (sans doute une discrétion naturelle). Ça tente tellement de choses là-dessus, les quatre premiers titres sont infernaux (malgré toute les comparaisons pas du tout fumeuses avec un certain dirigeable, ils avaient aussi encore une approche assez punk là-dessus). Des grands groupes à succès de Seattle, c'était quand même bien eux les plus "expérimentaux", avec un spectre qui va encore s'ouvrir avec le suivant. Long en bouche quoi.

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Raven › vendredi 24 juillet 2020 - 15:14  message privé !
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Ce disque ne cessera jamais de me griser, à chaque sortie du garage.

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