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Matt Chamberlain › S/t

cd • 10 titres • 44:44 min

  • 1Cheeky03:39
  • 2Monday05:42
  • 3Eel04:30
  • 4Abstretch05:23
  • 5Tsunami04:44
  • 6Haaa!04:16
  • 7Cagey03:23
  • 8Pole Glitch05:21
  • 9Moomoo05:18
  • 10Give Me Some Water02:29

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré et mixé par Mell Dettmer & Matt Chamberlain

line up

Matt Chamberlain (batterie, percursions diverses et variées, guitare, programmation)

Musiciens additionnels : Trey Gunn (guitare), Eyvind Kang (violon, alto, arrangements des cordes), Don Mcgreevy (basse), Steve Moore (wurlitzer), Tim Young (guitare, basse électrique), Jon Brion (bass harmonica, pump organ, enregistreur à cassette), Mike Elizondo (basse), Sebastian Steinberg (basse acoustique et électrique, guitare acoustique et électrique), Josh Klinghoffer (guitare), Dan Phelps (guitare), Troy Swanson (b3 organ), Mell Dettmer (basse, arp 2600 echoplex string reverb abuse)

remarques

chronique

Styles
electronica
jungle
musiques du monde
musique de film
ovni inclassable
Styles personnels
exotica extraterrestre

Affectueusement surnommé "The Human Loop" par Tori Amos, dont il est le batteur attitré depuis près de 15 ans, Matt Chamberlain est une façon de seigneur des requins de studio qui a posé ses rythmiques sur un nombre incalculable d'albums, de Fiona Apple à Shakira, de Peter Gabriel à Chris Isaak, de Liz Phair à David Bowie en passant par Morrisey ou même (gasp!) Mika. Et dans tout ça, même pas le Ten de Pearl Jam, dont il fût pourtant le premier batteur. Un requin qui nage en eaux troubles aussi, celles qui l'amène à former un groupe avec Bill Frisell, et sortir en loucedé un album bien étrange sur le label du maître de l'Ordre Trey Spruance. Album de batteur brillant, tremblez sur vos bases, menace de branlage de baguettes à l'horizon. Et puis non, car Matt Chamberlain ne fait pas son petit projet perso pour se tripoter le charleston et se faire reluire les cymbales. Amour des ambiances cinématographiques, de l'électronica et des palmiers. Car son truc c'est aussi l'exotica, et en bon pourvoyeur du genre, Chamberlain rêve à des films qui n'existent pas, et éprouve une mélancolie de pays qu'il ne fait qu'imaginer. Et pour évoquer un ailleurs apocryphe, on sort les jouets du carton : gongs, marimba, cloches, tympani, stylophone, membranophone, tabla, marxophone (sorte de cithare, aucun rapport avec la lutte des classes), tambourins, madal (tambour népalais à deux têtes), crotales (percussions antiques égyptiennes, par des serpents malgré leurs sonettes), boites à huile même, enfin tout un joyeux bordel qui fait que ça percusionne à qui mieux-mieux. De quoi concocter de l'électronica exotique presque entièrement faite à la main et avec amour, et juste ce qu'il faut de petites boucles et sonorités numériques pour saupoudrer la mixture. De la drum & bass artisanale avec énorme son de basse ronronnante qui vient craquer la surface des vagues. Car on reste sous le soleil, parfois caniculaire et en cinémascope, image de western californien dramatisé par les arrangements de cordes morriconiens en diable d'Eyvind Kang, invité de marque qui pose sa touche orientale un peu partout. Et de la guitare surf languissante en bord de plage, électro-ambient à clochette, Chamberlain groove à la cool sur des atmosphères un peu extraterrestres, solarium sur la station Mars. Surf au ralenti qui croise en route le violon sublime et mélancolique de Kang, venu de contrées lointaines, Indonésie qui fond en larmes peut-être. Et quelques sommets d'ambiances reconstruites en légo, "Haaa!", rythmique martiale d'une armée de soldats d'un Empire asiatique en marche dans les marécages, une fresque médiévale au pays des matins calmes, version Ages of Empire. Puis l'exotisme d'un métallophone semble nous inviter sur une mystérieuse plage de Bali, "Cagey", sensualité sombre et inquiétante, un tigre tapi dans les fourrés. "Pole Glitch" et ses bruits bizarres, ses percussions qui surgissent et disparaissent, Jungle expérimentale dans la jungle, pas si loin d'un certain Brésil de science-fiction. Et "Moomoo", synthèse schizophrénique entre techno berlinoise et guitare slide au ralenti, comme si Ellen Allien et Dylan Carlson pic-niquaient près de la serre exotique de Chamberlain, Karl-Marx Allée débouchant directement sur le Grand Canyon, et sur lesquels planent une dernière fois les cordes de Kang, beats relevé de pizzicato. Surfin', drummin' and bassin' sur une Terre futuriste aux ethnies mélangées, l'Orient à conquis le monde, avant de partir vers les étoiles. Drôle de voyage, sous de drôles de cocotiers.

note       Publiée le samedi 28 avril 2012

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microbe666 › mardi 23 juillet 2013 - 20:34 Envoyez un message privé àmicrobe666

Sympa ! Merci pour la découverte. Par contre pour les recommandations, l'absence de l'aspect cocotier / cocktail pourrait vous faire passer à côté. Je crois que ce son est de saison.

Note donnée au disque :       
Dun23 › samedi 28 avril 2012 - 16:27 Envoyez un message privé àDun23

Chronique qui donne envie, Chamberlain étant un batteur intéressant au plus haut point!