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Steve Roach › Back to Life

  • 2012 • Projekt Projekt PRO00267 • 2 CD digipack

cd • 10 titres • 143:39 min

  • 1CD I (73:39)
  • 2Where Rasa Lives 14:54
  • 3Cloud Cover 9:58
  • 4Tranquility Base 16:41
  • 5The Wonder of It All 6:59
  • 6Touchstones 4:07
  • 7Everything Inside 9:39
  • 8Back to Life 11:17
  • 9CD II (70:00)
  • 10Mist of Perception 70:00

line up

Steve Roach (Synthé analogues, digitales et logiciels de synthé)

remarques

Pour plus d'info sur Steve Roach et son étonnant monde musical et y entendre des échantillons musicaux, visitez son site web à l'adresse suivante: http://www.steveroach.com/

chronique

Les années se suivent et le label américain Projekt continue d’appuyer la folle prolificité créative de Steve Roach avec de beaux albums qui suivent les courbes intuitives du synthésiste ermite des déserts californiens. Des ambiances stigmatisées dans des souffles irisées et des rythmes délicats qui pulsent avec la crainte d’évaporer des brises aussi lyriques que claniques, Back to Life est un bel album qui présente le meilleur des deux univers atmosphériques de Steve Roach.
C’est avec un mélange de souffles terrestres et lunaires que s’ouvre "Where Rasa Lives". Comme un retentissant bruit de moteur propulsant un vaisseau intergalactique flottant à basse vitesse, les couches de synthé s’agglutinent afin de former un dense et intense voile sonore d’où s’échappent des filons plus limpides qui brillent dans un épais magma de larves synthétisées. La signature de Roach est perceptible avec ses couches de synthé qui flottent et fusionnent avec cet étrange envoûtement que le synthésiste donne à ses longs mouvements d’inertie lyrique alors que des effets musicaux lumineux en parsèment la lente et tortueuse procession jusqu’aux rythmes sourds, initiés par de fins hochets claniques vers la 10ième minute. Des rythmes qui secouent discrètement la valse morphique des couches stratifiées et qui s’éteignent quelques 4 minutes plus tard, conduisant "Where Rasa Lives" vers son âtre de contemplativité. Les brises de "Cloud Cover" sont encore plus envahissantes. Elles s’accumulent comme des gros nuages noirs et étouffent une faune musicale éclectique truffée d’éléments réverbérants. Instable, le mouvement s’atténue pour embrasser une phase de bourdonnements métalliques, faisant transiter la froide quiétude de "Cloud Cover" vers les chaleureux rythmes spirituels des doux tambours poétiques de "Tranquility Base". Ce titre est du pur Roach avec une structure rythmique finement animée par des tam-tams aborigènes qui structurent une transe soporifique et hallucinogène que de superbes strates spectrales recouvrent d’envoûtants ululements errants.
"The Wonder of It All" et "Touchstones" nous ramènent dans l’univers tétanisé de l’introduction avec des couches au fin gout de métal bleuté qui survole une structure inerte alors que les souffles irisés de "Everything Inside" sont plus chaleureux. Des souffles qui débordent vers la pièce-titre et se métamorphosent en un immense bassin d’ondes opalisées dont les chants argentés planent au-dessus des mêmes spasmes rythmiques qui secouaient "Where Rasa Lives", mais sur une plus longue période, bouclant la boucle du premier CD de back to Life. C’est dans une quiétude absolue que se déroule "Mist of Perception". Ce long titre nourri par des strates de synthé qui flottent comme une masse d’air chaud est discrètement guidé par des cognements sourds dont les pulsations légèrement arythmiques sont étouffées par les discrets vrombissements d’une machinerie souterraine. C’est un long mouvement linéaire où les couches de synthé aux tonalités argentées et les cerceaux galvanisés s’entremêlent pour former un opaque rideau de fer mouvant sur un rythme statique qui s’éteint avec la patience de sa longue procession dans les brouillards immersifs des synthés aux tonalités aussi chaleureuses qu’oniriques.
Il n’y a que Steve Roach pour insuffler une musicalité à des formes musicales empreintes d’une inertie rythmique. Back to Life suit les longs corridors sombres et ambiants de Dynamic Stillness et Sigh of Ages. C’est un album extrêmement méditatif où les quelques bribes de rythmes qui ornent les profondes ambiances oniriques ajoutent une nouvelle dimension aux approches musicales vouées au recueillement. Tribal, atmosphérique, ambiant et cosmique; Back to Life est un jalon de plus dans la carrière de Steve Roach qui non seulement sculpte mais maitrise des rythmes aussi morphiques et hypnotiques qui sont de superbes compléments à ses danses des vents.

note       Publiée le jeudi 26 avril 2012

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