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The Residents › Kaw-Liga (Dancemix)

  • 1986 • Torso TORSO 12022 • 1 LP 33 tours

vinyl • 3 titres

  • 1Kaw Liga (Prairie Mix)9:28
  • 2Kaw Liga (Original Version) 4:53
  • 3Kaw Liga (Horror Mix)2:06

extraits vidéo

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remarques

Il existe de nombreuses versions du single - 7", 12", CD single, Housey Mix, "Poor Kaw-Liga's Pain", etc avec souvent des variations dans les remixes (et dans les pochettes !) même si les deux principales (Originales et Prairie Mix) apparaîssent pratiquement sur toutes.

chronique

Styles
techno
house
Styles personnels
kaw-liga meets billie jean

Un des mystères de la scène expérimentale et post-industrielle à résoudre est celui de la chute de bon nombre de groupes dans le piège de l'acid house vers la fin des années 80. Certes la figure de proue du style est encore une fois Genesis P-Orridge, mais tout de même ? Que Psychic TV ait ouvert la brèche avec ses compilations factices et ou via certains albums -Towards Thee Infinite Beat en tête- est une chose, que tant d'autres groupes pourtants distincts - Coil, Cabaret Voltaire, Severed Heads, Test Dept, Sigillum S (même eux, même s'il ne vaut mieux pas en parler) aient suivi avec un tel aveuglement en est une autre. Et puisqu'on en est là, même les Residents ont leur 12" d'acid house. Ils s'étaient déjà frottés à la piste de danse en 1980 en abordant un style encore plus inavouable pour leur maxi Diskomo, remix disco de leur fameux Eskimo. Et quand les groupes cités plus haut peinturlurent leurs beats passéistes avec diverses références chimiques, les Residents, loin de tout cela, reprennent le Kaw-Liga de Hank Williams, déjà malmené sur leur second volume d'American Composers. Ce n'est pas tant le countryman qui les intéresse que Kaw-Liga lui-même, ce petit indien en bois aux amourettes éconduites. Au delà du titre rien ne reste de la magie de l'original : ici tout est moche, moche comme peut l'être un indien en bois sur une étagère de souvenirs, moche comme peuvent l'être ces innombrables remixes et versions alternatives d'un même truc moche ; celle, molasse et verte, de cette house de seconde zone que l'on retrouve par cartons entiers dans le vide-grenier d'un ancien DJ italien bedonnant père de trois enfants et ayant troqué ses platines pour un break Opel d'occasion. De cette laideur, comme d'habitude avec le groupe, on fait ce que l'on veut (ou peut) : est-ce un calcul savant que de sampler le beat de Billie Jean pour y foutre les textes de Hank Williams , une tentative naïve, une farce de plus ? Toujours est-il que ce maxi a joui d'un certain succès à l'époque et s'est vu réédité maintes fois dans des versions toutes plus ou moins dispensables. Quant à savoir laquelle il vous faut...

note       Publiée le lundi 16 avril 2012

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Demonaz Vikernes › vendredi 17 juin 2016 - 16:00  message privé !

Je ne suis pas un spécialiste des Residents loin de là, ni de "la scène expérimentale et post-industrielle" d'ailleurs, alors vous pardonnerez mon absence de vision globale je l'espère. Mais ce single, je le trouve géniale. L'original et la prairie sont divins. L'horreur sert de fermeture agréable. Un single parfait. "Quant à savoir laquelle il vous faut", la réponse est : la version chroniquée. Ce que j'ai pu entendre des autres versions ne semble pas valoir le coup.

Note donnée au disque :       
Jean Rhume › jeudi 19 avril 2012 - 18:53  message privé !

Du coup, obligé de le réécouter, le "Beyond the Infinite Beat". Dommage qu'on soit encore hors sujet rapport aux Residents mais c'est vrai qu'il est pas si mal. Bon allez, avec beaucoup d'indulgence et de réminiscences salvatrices. Je me demande si je l'aurais gardé s'il était signé DJ Jean-Claude. D'ailleurs ce sont des remixes (DJ Sugar Ray, Dave Ball...) mais des remixes de quels morceaux au juste ? J'aimais beaucoup le premier morcif mais aussi "I.C. Water Remix By Evil Eddie". Ceci dit, des basses slappées et des pianos housey façon Mr. Fingers chez Psychic TV, ça fait bizarre...

Wotzenknecht › mercredi 18 avril 2012 - 22:25  message privé !
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Bin non, c'est intéressant votre affaire (moi je l'aime bien ce towards thee infinite beat, délicieusement ringard)

dariev stands › mercredi 18 avril 2012 - 19:59  message privé !
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oui, et voulu en vendre, aussi... PTV a toujours été un peu marketing sur les bords, marketing underground hein, mais y'a quand meme cette idée que c'est la créature de P-orridge et donc que le nom ptv peut potentiellement se retrouver sur n'importe quoi. D'un autre coté, un tel virage stylistique sorti sous le nom psychic tv, c'était une prise de risque... Parmi tant d'autres. (sorry pour le HS au chroniqueur)

Jean Rhume › mercredi 18 avril 2012 - 18:58  message privé !

Certes mais dans ce cas, pourquoi avoir sorti l'album sous le nom Psychic TV ? Je sais bien que l'intérêt des débuts de ce mouvement était l'anti-starisation via la sortie de maxis sans infos, la multiplication des pseudos pour brouiller les pistes, etc... mais en l'occurrence, ils l'ont signé cet album. Il aurait été plus drôle de découvrir après que PTV était derrière ce disque. Non, ils ont peut-être voulu faire genre "nous aussi on en est, regardez comment on est pas à la ramasse niveau avant-garde" (ou plutôt niveau air du temps).