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Drudkh › Eternal turn of the wheel

cd • 5 titres • 37:14 min

  • 1Вічне Коло01:17 [Eternal circle]
  • 2Подих Холодної Чорної Землі (Березень)10:04 [Breath of cold black soil (March)]
  • 3Коли Боги Залишають Свої Смарагдові Чертоги (Серпень)09:39 [When Gods leave their emerald halls (August)]
  • 4Прощання Зі Скорботними Птахами Осені (Жовтень)08:02 [Farewell to autumn's sorrowful birds (October)]
  • 5Ніч Зіткана Зі Снігу, Вітрів Та Сивих Зірок (Грудень)08:12 [Night woven of snow, winds and grey-haired stars (December)]

line up

Krechet (basse, claviers), Roman Saenko (guitare, basse), Thurios (chant, claviers), Vlad (batterie, claviers)

remarques

chronique

Styles
black metal
metal extrême
Styles personnels
black metal mélancolique

Déçu de la tournure que Drudkh avait fait prendre à sa musique avec "handfull of stars", j'étais plutôt content d'entendre dire que le nouveau serait un retour aux sources. Content mais aussi méfiant, car la mixture annoncée pouvait avoir la même saveur amère que toutes ces promesses que nos politiciens nous servent en cette période de campagne présidentielle matin, midi et soir pour emporter le cœur et le vote des français. Nous parler du petit nouveau comme d'un "forgotten legends" saupoudré de "autumn aurora" à la sauce "estrangment" et une lichette de "blood in our wells" en dessert ça fait envie, mais gare à l'indigestion. Surtout que depuis deux albums j'ai entendu un Drudkh en mal d'inspiration, et c'est bien là-dessus que je les attends avant tout. Le dernier album "traditionnel" qu'était "Microcosmos" ne m'avait vraiment pas emballé et on sentait les Ukrainiens tourner en rond sans réussir à nous embarquer avec eux. Et c'était encore pire avec un "handfull of stars" qui en aura laissé plus d'un sur le bord de la route avec une nouvelle orientation musicale résolument plus moderne et accessible (qui a dit hype ?). Mais alors qu'en est-il de cet "eternal turn of the wheel" ? Vrai retour aux sources inspiré ? Et bien oui, mille fois oui, même si j’émets un certain nombre de réserve. Le point central dans Drudkh, c'est la quantité massive de sentiments qu'ils parviennent à nous communiquer, par la voix totalement déchirée, les guitares tantôt plaintives, tantôt mélodieuses et les claviers déprimants régulièrement en soutien de tout ça. Chacun était alors amené à ressentir une pelleté entière de sensation, de la nostalgie pour l'un, de la tristesse pour l'autre, mais aussi tour à tour de la beauté, de la fierté et l'implacable puissance de la nature qui rôde en toile de fond. Sur "eternal turn of the wheel", tous ces éléments sont de retour, à commencer par l'utilisation de samples de pas dans la neige, de vent glacial, de chants d'oiseaux, de l'eau qui s'écoule et toujours l'impression d'être au milieu d'une forêt qui respire. Bref, le souffle de la nature lui-même. Les guitares sont à nouveau intelligemment mises en place pour nous émerveiller par leur mélodie, souvent appuyées par les claviers qui ne sont pas en reste dans l'ambiance de cet album. Alors oui il est certain qu'ils sont revenus sur un terrain déjà exploité depuis des années et vous pourriez être nombreux à vous montrer déçu d'un tel retour en arrière et de la stagnation que cela représente. Je vous accorderais ce point si ne nous avaient pas été proposés des titres comme "night woven of snow, winds and grey-haired stars" qui n'est ni plus ni moins à mes oreilles qu'un des meilleurs morceaux qu'ils aient composé de leur déjà longue carrière. Un début tout en douceur avec claviers en soutien pour apporter de la beauté avant de partir sur un rythme qui s'élève progressivement mais surtout des riffs de guitare très tranchants et totalement prenants, nous invitant au rêve et au voyage. J'adore également cette basse qu'on entend plus que sur les autres morceaux qui renforce le côté assez "rond" notamment lors de la première partie du titre. Néanmoins, quelques écarts malheureux sont à relever ailleurs sur l'album. Il y a déjà quelques passages rapides un brin inférieurs au reste, mais aussi une durée un poil légère (36 minutes) et quelques menus détails mal trouvés comme le sample des oiseaux dans "farewell to autumn's sorrowful birds" qui est malgré cela un superbe morceau aux riffs très acérés et carrément tripants. Le dynamisme d'un "breath of cold black soil" est tout à fait intéressant, sans parler des cloches qui sonnent le glas peu avant sa conclusion. Finalement, seul "when gods leave their emerald halls" ne parvient pas à me convaincre, du fait d'un début incisif mais en mal d'inspiration et d'un pont "post rock" gonflant au possible. Même les claviers utilisés sur ce titre n'apportent pas grand-chose contrairement à tout le bien que je pense d'eux sur les autres titres. Dans l'ensemble un album somme toute assez réussi à quelques exceptions près qui lui coutent assez cher dans ma note finale.

note       Publiée le dimanche 15 avril 2012

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Note moyenne        8 votes

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Demonaz Vikernes › vendredi 11 mars 2016 - 15:53 Envoyez un message privé àDemonaz Vikernes

Le groupe redresse un peu la barre mais bon, si ça n'est pas désagréable (ya du progrès !), ça reste vide...

Note donnée au disque :       
raspoutine › mercredi 18 avril 2012 - 14:00 Envoyez un message privé àraspoutine

Déçu. Oui, j'avais adoré les premiers albums, là, je trouve qu'ils se répètent mais en moins bien, moins inspiré. L'album précédent m'avait déjà ennuyé. Putain y'a du potentiel, faut s'sortir les doigts du cul bordel! Y'a un mec de Hate Forest dedans quand même.

Note donnée au disque :       
Kronh › dimanche 15 avril 2012 - 21:28 Envoyez un message privé àKronh

Je m'attendais à mieux. Menfin, la pochette est superbe encore un fois.