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Bill Frisell / Vernon Reid › Smash & scatteration

cd | 9 titres | 42:06 min

  • 1 Landscapes in Alternative History [04:27]
  • 2 Size 10½ Sneaks [03:10]
  • 3 Amarillo, Barbados [02:49]
  • 4 Last Nights of Paris [03:04]
  • 5 Burden of Dreams [06:35]
  • 6 Dark Skin [05:27]
  • 7 Fr, Fr, Frisell [04:10]
  • 8 Small Hands [04:12]
  • 9 Black Light [07:06]

enregistrement

Gramavision Studio, New York City, USA, décembre 1984

line up

Bill Frisell (Roland 300 guitar synth, guitare acoustqiue, guitare électrique, DX drums, Electro Harmonix, Midi Korg Poly 800, Roland 700 guitar synth), Vernon Reid (guitare électrique, Roland 700 guitar synth, Midi Korg Poly 800, DX drums, banjo)

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
avant garde

"Smash & Scatteration", on ne peut l'écouter que si notre curiosité nous a poussé à explorer plus avant la carrière de Vernon Reid (guitariste de Living Colour) ou celle de Bill Frisell (Naked City), voire même les deux. Dans tous les cas, cet album risque d'être un choc très rude. Car si, bien sûr, l'album tout entier fait la part belle aux compétences guitaristiques de ces deux sommités, nous restons loins des audaces électriques auxquelles l'un comme l'autre nous avaient habitués. Tout d'abord, il faut savoir que Reid, tout comme Frisell, ont suivi une formation jazz. "Smash & Scatteration", même s'il stigmatise une rencontre au sommet, est avant tout un album expérimental. Un carnet de route où les deux guitaristes se prêtent au jeu des compositions respectives et alternées de chacun d'eux. Sur des échantillons de boîte à rythmes tout droits dortis de "Miami Vice", et qui faisaient fureur à l'époque, la sonorité plastique dégagée par cette suite de neuf titres nous renvoie aux derniers travaux de Weather Report ou les enregistrements les plus fades du Miles Davis de 1982. Il faut franchir le cap psychologique de cette barrière que l'on croit parfois insurmontable pour tenter d'apprécier à sa juste valeur le discours de ces douze cordes. Cela n'étonnera personne, les titres les plus enlevés sont à mettre au compte de Vernon Reid (à noter son solo de guitare passionné sur "Burden of Dreams"), alors que Frisell se retrouve aux commandes de titres aux ambiances généralement beaucoup plus apaisée ("Small Hands"), avec ce picking hérité de la country qui lui sied à merveille ("Amarillo, Barbados"), mais aussi à la base des approches les plus avant gardistes, comme sur "Fr, Fr, Frisell" qui évoque le King Crimson expérimental de "Three of a Perfect Pair". Au bout de ces quarante-deux minutes, cette collaboration unique entre nos deux guitaristes de talent reste difficile à cerner, même si elle fait preuve de forte personnalité. Comme nous le signalions, l'outrage du temps constitue un réél obstacle à l'appréciation que l'on peut s'en faire, et si une écoute curieuse et attentive est nécessaire, peu du matériel présent ne suscitera à renouveller l'expérience.

note       Publiée le dimanche 19 mai 2002

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noar › vendredi 15 juillet 2005 - 15:18  message privé !
Raciste!
Progmonster › vendredi 15 juillet 2005 - 15:01  message privé !
avatar
... ou les Noar... :o))
mroctobre › vendredi 15 juillet 2005 - 14:39  message privé !
:-) Ne te méprends pas :-) Je suis désolé de m'être mal fait comprendre et je rectifie : Bill Frisell est fréquement associé à naked city sur G.O.D., c'est un fait (Et effectivement, c'est bien naturel, compte tenu de l'aura que possède ce groupe pour nous autres, acteurs de G.O.D.) Seulement, mon post répondait plus à Sergeï qui, lui, a découvert Naked City d'abord et qui était peut être à la recherche de quelque chose de comparable chez Bill Frisell. (à tous les Sergeï, quoi). ;-)
noar › vendredi 15 juillet 2005 - 14:26  message privé !
Comment il se la raconte!!
Progmonster › vendredi 15 juillet 2005 - 14:22  message privé !
avatar
naaan, mais pour ta gouverne je connaissais Frisell bien avant... Je suppose que tu as déduis un peu vite que c'était l'inverse parce que dans cette chronique j'associais le guitariste à Naked City. N'oublie pas que mon but sur le présent site est d'attirer l'attention du plus grand nombre sur certaines franges de la musique qui leur échappe. Naked City est un formidable appât, et je serais bien bête de ne pas l'utiliser à cette fin. Déjà qu'on snobe la plupart de mes chroniques jazz, si j'avais parlé de son travail en trio avec Joe Lovano et Paul Motian, peu de gens auraient été au bout de cette chronique...