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Orbital › Orbital (Green Album)

cd • 11 titres • 77:38 min

  • 1The Moebius 7:01
  • 2Speed Freak 7:17
  • 3Oolaa 6:15
  • 4Desert Storm 12:06
  • 5Fahrenheit 303 8:26
  • 6Steel Cube Idolatry 6:24
  • 7High Rise 8:23
  • 8Chime (live) 5:56
  • 9Midnight (live) 6:53
  • 10Belfast 8:06
  • 11I Think It's Disgusting 0:51

informations

L'album n'a jamais eu de titre, le terme "Green Album" est un terme d'usage adopté par la suite pour le différencier du "Brown Album". Selon le format le rond central change : CD pour CD, MC pour cassette, etc.

line up

Paul Hartnoll, Phil Hartnoll

Musiciens additionnels : Emily Van Evera (10)

chronique

"...A twist in the fabric of space, where time becomes a loop." Je vous jure, si quiconque tentait d'utiliser des samples de Star Trek aujourd'hui, on l'accuserait de faire dans le gimmick rétro. Mais nous sommes en 1991, à l'heure où les anglais embraient sur les ricains avec les bombes de LFO, Sweet Exorcist et surtout Orbital dont les singles 'Chime' et 'Belfast' avaient déjà annoncé la couleur l'année précédente : du 4/4 systématique en diable avec son accumulation progressive d'éléments tous les 32 temps. La techno dans sa forme la plus caractéristique était née, déjà ringarde, mais si pétillante qu'on lui a tout pardonné. Les sons de la TB-303 sont utilisés de manière rèche, "brut de fonderie" pour une fois que l'on entend cela littéralement. Et pourtant cette syntaxe minimale s'avère bien aussi payante que l'ascétisme sonore de Kraftwerk : tout va vers l'essentiel et tranquillement ce Green Album construit sa propre boucle spatio-temporelle en s'inscrivant dans son époque tout en restant étrangement frais vingt années plus tard. "When we reach that point, whatever happen will happen again." Je ne sais pas ce que les vieux cyniques en penseront (et je m'en fous) mais pour ma part je ne puis résister aux petites touches acid house de 'Speedfreak', aux influences new beat évidentes sur 'Oolaa' (c'te basse !) ou au dub proto-Sabres of Paradise de l'interminable 'Desert Storm'. La seconde partie accuse quelques rides, force est de l'avouer, mais finalement pas plus ni moins qu'un bon vieux Model 500. Je veux dire, à partir de 'Steel Cube Idolatry' cela respire bon la bleep-techno ou, grossièrement, la rave de salon qui déhanche les auditeurs en toutes circonstances. C'est simple (et funky), pour certain c'est du classique de la techno ('Chime' et 'Belfast', donc) et même si cet album n'a ni la richesse du Brown Album ni la singularité d'In Sides, il reste une des réponses les plus pertinentes à la fameuse question qu'un enfant posera un jour à pépé Raven : "C'était comment les années 90 ?"

note       Publiée le vendredi 23 mars 2012

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(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Ça sonne incroyablement frais. À la fois un peu Detroit, un peu Chicago, un peu européen, sans le côté parfois un peu pouet-pouet de l'IDM à venir (si si, faut le reconnaître), ça reste de la musique de rave mais qui ne perd rien à s'écouter tranquillou chez soi comme le dit la chro. Et puis quand ils font péter la 303, l'acid sans filtre est toujours aussi goutu. Très agréable de se baigner dans les eaux techno de 1991, une année de grands crus.

Message édité le 07-11-2022 à 15:17 par (N°6)

nowyouknow Envoyez un message privé ànowyouknow

On est loin de The Middle of Nowhere ou Snivilisation mais ça reste sympa, plus métronomique, kraftwerkien de base.

zugal21 Envoyez un message privé àzugal21

Hop ; suite au coffret cinq albums en cadeau que me fit un très honorable gutsien, je découvre Orbital longtemps après l'époque de ses sorties. Là, je ne commence à connaître que le Green et le Brown. Celui-ci, le Green, me semble plus épuré et dépouillé, plus simple. Je lui colle quatre boules ; "Belfast" me paraît en valoir cinq.

Note donnée au disque :       
Jean Rhume Envoyez un message privé àJean Rhume

Hormis l'interlude "Teeth of lions..." je vois pas trop l'intérêt de débiner les artistes que je n'aime pas, surtout si c'est juste une question de goûts mais comme je suis à l'origine de la citation de nowyouknow, je réponds vite fait et le plus coolos possible, juste pour argumenter : pour moi "18" et "Play" sont des albums d'une platitude ahurissante. Ces suites d'accords de piano convenues et sagement appliquées (en est-il à son deuxième cours de piano ?), ces nappes de synthés évidentes qui suivent à la notre près le piano (la touche "strings" sur son Yamaha ?), ces batteries trip-hop quasi pré-programmées et entendues 1000 fois sur d'autres disques, je peux pas.
Rien ne dépasse, tout glisse, tout est plat, sans folie, sans prise de risques, qu'il s'agisse des compos ou du mix. La seule bonne idée (que je ne trouve pas spécialement bonne voire carrément facile mais pourquoi pas ?) est d'avoir utilisé les vocaux recueillis par Alan Lomax pour en faire... cette espèce de soupe tiède. En toute honnêteté, rien ne m'ennuie plus qu'un album de Moby, gars tout à fait charmant au demeurant et que je ne casse guère pour le plaisir. Ceci dit, on peut justement l'écouter avec plaisir, sans pour autant que sa musique soit franchement intéressante, il n'empêche. Jarre, c'est encore autre chose, d'ailleurs je ne connais pas suffisamment pour en parler...

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
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Entièrement d'accord ; d'ailleurs j'ai un truc sur le feu à son propos.