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Orbital › Orbital (Green Album)

  • 1991 • FFRR 8282482 • 1 CD

cd • 11 titres

  • 1The Moebius 7:01
  • 2Speed Freak 7:17
  • 3Oolaa 6:15
  • 4Desert Storm 12:06
  • 5Fahrenheit 303 8:26
  • 6Steel Cube Idolatry 6:24
  • 7High Rise 8:23
  • 8Chime Live 5:56
  • 9Midnight Live 6:53
  • 10Belfast 8:06
  • 11I Think It's Disgusting 0:51

remarques

L'album n'a jamais eu de titre, le terme "Green Album" est un terme d'usage adopté par la suite pour le différencier du "Brown Album". Selon le format le rond central change : CD pour CD, MC pour cassette, etc.

chronique

Styles
techno

"...A twist in the fabric of space, where time becomes a loop." Je vous jure, si quiconque tentait d'utiliser des samples de Star Trek aujourd'hui, on l'accuserait de faire dans le gimmick rétro. Mais nous sommes en 1991, à l'heure où les anglais embraient sur les ricains avec les bombes de LFO, Sweet Exorcist et surtout Orbital dont les singles 'Chime' et 'Belfast' avaient déjà annoncé la couleur l'année précédente : du 4/4 systématique en diable avec son accumulation progressive d'éléments tous les 32 temps. La techno dans sa forme la plus caractéristique était née, déjà ringarde, mais si pétillante qu'on lui a tout pardonné. Les sons de la TB-303 sont utilisés de manière rèche, "brut de fonderie" pour une fois que l'on entend cela littéralement. Et pourtant cette syntaxe minimale s'avère bien aussi payante que l'ascétisme sonore de Kraftwerk : tout va vers l'essentiel et tranquillement ce Green Album construit sa propre boucle spatio-temporelle en s'inscrivant dans son époque tout en restant étrangement frais vingt années plus tard. "When we reach that point, whatever happen will happen again." Je ne sais pas ce que les vieux cyniques en penseront (et je m'en fous) mais pour ma part je ne puis résister aux petites touches acid house de 'Speedfreak', aux influences new beat évidentes sur 'Oolaa' (c'te basse !) ou au dub proto-Sabres of Paradise de l'interminable 'Desert Storm'. La seconde partie accuse quelques rides, force est de l'avouer, mais finalement pas plus ni moins qu'un bon vieux Model 500. Je veux dire, à partir de 'Steel Cube Idolatry' cela respire bon la bleep-techno ou, grossièrement, la rave de salon qui déhanche les auditeurs en toutes circonstances. C'est simple (et funky), pour certain c'est du classique de la techno ('Chime' et 'Belfast', donc) et même si cet album n'a ni la richesse du Brown Album ni la singularité d'In Sides, il reste une des réponses les plus pertinentes à la fameuse question qu'un enfant posera un jour à pépé Raven : "C'était comment les années 90 ?"

note       Publiée le vendredi 23 mars 2012

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nowyouknow › dimanche 17 avril 2016 - 11:26  message privé !

On est loin de The Middle of Nowhere ou Snivilisation mais ça reste sympa, plus métronomique, kraftwerkien de base.

zugal21 › mercredi 14 janvier 2015 - 19:48  message privé !

Hop ; suite au coffret cinq albums en cadeau que me fit un très honorable gutsien, je découvre Orbital longtemps après l'époque de ses sorties. Là, je ne commence à connaître que le Green et le Brown. Celui-ci, le Green, me semble plus épuré et dépouillé, plus simple. Je lui colle quatre boules ; "Belfast" me paraît en valoir cinq.

Note donnée au disque :       
Jean Rhume › mercredi 30 mai 2012 - 16:06  message privé !

Hormis l'interlude "Teeth of lions..." je vois pas trop l'intérêt de débiner les artistes que je n'aime pas, surtout si c'est juste une question de goûts mais comme je suis à l'origine de la citation de nowyouknow, je réponds vite fait et le plus coolos possible, juste pour argumenter : pour moi "18" et "Play" sont des albums d'une platitude ahurissante. Ces suites d'accords de piano convenues et sagement appliquées (en est-il à son deuxième cours de piano ?), ces nappes de synthés évidentes qui suivent à la notre près le piano (la touche "strings" sur son Yamaha ?), ces batteries trip-hop quasi pré-programmées et entendues 1000 fois sur d'autres disques, je peux pas.
Rien ne dépasse, tout glisse, tout est plat, sans folie, sans prise de risques, qu'il s'agisse des compos ou du mix. La seule bonne idée (que je ne trouve pas spécialement bonne voire carrément facile mais pourquoi pas ?) est d'avoir utilisé les vocaux recueillis par Alan Lomax pour en faire... cette espèce de soupe tiède. En toute honnêteté, rien ne m'ennuie plus qu'un album de Moby, gars tout à fait charmant au demeurant et que je ne casse guère pour le plaisir. Ceci dit, on peut justement l'écouter avec plaisir, sans pour autant que sa musique soit franchement intéressante, il n'empêche. Jarre, c'est encore autre chose, d'ailleurs je ne connais pas suffisamment pour en parler...

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › mercredi 30 mai 2012 - 14:58  message privé !
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Entièrement d'accord ; d'ailleurs j'ai un truc sur le feu à son propos.

nowyouknow › mercredi 30 mai 2012 - 13:36  message privé !

"Oui c'est sans doute le chauve qui a cru bon de rajouter les voix car elles n'y sont pas dans le mix de la version album. De toutes façons, Moby a toujours fait des trucs assez fadasses pour ne pas dire carrément moches."

mmm y'a une tendance à enterrer moby (et jarre) tel un gros déchet qui me parait un peu injuste... j'irais pas défendre son début de carrière moyen, sa tentative punk de 96 et les dérives qui ont suivis un "18" déjà peu risqué et plus pop mais bon "everything is wrong" (95), "play" (99) et "18" = très bon, exellent et bon.

sinon ce orbital je l'ai pas écouté, seulement les 3 suivants.