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Moonbooter › World of Apes (2

cd • 12 titres • 74:22 min

  • 1tamed in Apeland 5:20
  • 21985 4:38
  • 3the Message 5:05
  • 4Fukushima 5:49
  • 5Pershing Meets SS-20 6:20
  • 6Tschernobyl 5:35
  • 7fun fun fun 4:07
  • 8Epigone 7:03
  • 9Insanity (Sequencer 14) 6:09
  • 10Tik Tak Toe 6:05
  • 11Kismet in code 5:33
  • 12deserted 6:20

enregistrement

Composé, arrangé et produit par Bernd School entre Février 2010 et Septembre 2011au Skyflight Studio II, Olef, Allemagne

line up

Bernd Scholl (Virus TI, Yamaha Motif7 & Sy77 & CS1x & RM1x, Casio VZ-1, SK-5 Keyboards, synthétiseurs, Real Guitar 2 LE, percussions & FX)

remarques

Pour en savoir plus sur Moonbooter et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.moonbooter.de/ ou le site de MellowJet Records; http://www.mellowjet.de/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
techno/upbeat

Et la folie continue…Entre son dernier opus sur les affres du nucléaire et World of Apes (2 il y a eu l’incident de la centrale de Fukushima. Et de nos jours c’est la menace d’un potentiel conflit Irano-Israélien qui nous pend au dessus de la tête. Comme dans son premier volet, les rythmes de Moonbooter sont emmitouflés dans des ambiances mélancoliques et pleines de retenues. Des rythmes de plomb dans des enveloppes de chagrin. Mais il y a encore du jus dans les structures rythmiques explosives de Bernd Scholl qui a su si bien fusionner sa musique énergique dans des ambiances éthérées de la Berlin School. World of Apes (2 est une superbe collection de 12 titres où les rythmes tourbillonnants et les séquences circulaires de l’univers tapageur des planchers de dance et des rythmes upbeat de Moonbooter sont trappés dans des approches transitoires aux évolutions latentes et aux tournures plus rêveuses que fiévreuses. Certes que Bernd Scholl n’a pas accroché ses séquences ni ses rythmes pulsatoires mais il a dosé ses énergies afin d’offrir une envoutante MÉ où le soft techno et le upbeat cohabitent harmonieusement dans des structures où le parallélisme n’a d’illusion que les boums-boums et les bangs-bangs qui se perdent dans des couches de synthé valsiques. Critique d’un étonnant album que l’on n’attendait pas de cette façon…
L’échantillonnage d’un poste de radio américain durant les années de prohibition ouvre "tamed in Apeland". Et contrairement à World of Apes (2, ce dernier opus de Moonbooter n’est pas inondé d’échantillonnages sonores, Bernd Scholl voulant laisser plus de place à sa musique. À Moonbooter! De fines percussions feutrées et une ligne de basse oscillante initie un rythme doux alors que des séquences entrecroisées roulent comme un tapis de billes, s’accordant avec des accords de claviers et sautillant sous des strates de synthé iridescentes. Des percussions tombent et doucement le rythme valsique de "tamed in Apeland" tournoie sous des nappes de synthé brumeuses et hachurées, traçant un mélange de soft disco et de soft techno au beat doux, rêveur et harmonieux. "1985" continue la lente amorce rythmique initiée par "tamed in Apeland" avec une intro qui galope sur le dos de sonorités de ventouses giratoires, de percussions pulsatoires et de cymbales tsitt-tsitt. Des séquences fébriles s’agitent. Elles gesticulent sous des couches de synthé qui encerclent un mouvement stationnaire en pleine croissance. D’autres séquences limpides s’ajoutent à ce canevas rythmique, dansant de leurs frappes alternantes sur une structure qui tergiverse entre les élans émotifs de ses cordes de violons avant d’exploser d’un lourd mouvement pulsatoire. Les séquences tournoyantes et les pulsations résonnantes de "the Message" nous plonge dans les rythmes débridés du répertoire de Moonbooter. Le tempo est puissant, pulsatoire et martelée de percussions/pulsations lourdes alors que des séquences fiévreuses et hoquêteuses en flagellent une structure rythmique spasmodique et hyper saccadée qu’un vocodeur recouvre d’une froide approche robotique. "Fukushima" est une belle ballade électronique imprégnée d’une profonde approche mélancolique. Les accords de clavier qui sautillent en ouverture tissent une séduisante approche onirique qui s’étend jusqu’aux percussions munies de fins claquements. Le tempo devient alors fluide et épouse une étonnante approche asiatique avec d’étranges pulsations glauques et des accords qui flânent dans le sillon d’une flûte aux souffles méditatifs alors que d’autres accords giratoires sur-dimensionnent une approche mélodieuse aussi poétique que créative. C’est très beau. Même que ça dégage des odeurs de Tangerine Dream sur The Atomic Season. Des séquences papillonnantes émergent d’entre des souffles arides et des grondements rauques. Elles voltigent nerveusement, comme pour échapper à un prédateur, alors que l’intro de "Pershing Meets SS-20" se dessine comme un conte de science-fiction avec ses sirènes de synthé aux sonorités apocalyptiques. C’est une superbe intro qui se jette dans un rythme bourdonnant d’une fusion de percussions et de sonorités alambiquées de métal vicié et froissé. Le rythme est cru et stroboscopique, tournoyant au même rythme que les séquences et les percussions qui se jettent dans toutes les directions. C’est très bon et ça décolle la peinture des murs, si les murs tiennent bien sûr!
Après une sombre intro monastérielle où des chœurs chtoniens psaument dans un vide sordide, "Tschernobyl" vit de pulsations lugubres qui croassent sur un latent rythme circulaire. Des séquences mélodieuses, avec un brin d’influence d’halloween dans le refrain mélodique, serpentent tout autour de ce rythme qui tourbillonne mollement et qui conserve une enveloppe statique, prisonnière des enveloppantes couches de synthé aux cordes violonées. Et plus on avance dans World of Apes (2 plus on s’étonne de ce maillage des rythmes techno, parfois même un peu transe, et/ou upbeat à des approches oniriques et des envolées électroniques de style Berlin School. "fun fun fun" est une superbe mélodie à la Enigma qui charme sur tempo légèrement sautillant et suavement tourbillonnant, nourri de voix célestes. C’est totalement séduisant! Le rythme lent et furtif sortant d’une faune de sonorités hétéroclites, "Epigone" progresse à travers des cerceaux de résonnances et des riffs de guitares roulant en boucles sous des violons enveloppants. Lente, l’intro explore une ascension atmosphérique sur un rythme indécis avant de fondre dans une phase plus lourde, ciselée de séquences tranchantes et harmonisée de souffles flûtées qui conservent leurs candeurs dans une rythmique aussi lourde que statique. De fins accords, comme une guitare solitaire, bercent la quiétude introductive de "Insanity (Sequencer 14)". Des séquences impromptues en ceinturent la mélodie qui s’enrichit de couches de synthé réverbérantes et d’autres plus mélodieuses. Une autre ligne de synthé s’ajoute. Elle guide la mélodie qui ondule d’un accrochant refrain harmonique qui s’appuie sur des percussions pulsatoires, entraînant "Insanity (Sequencer 14)" vers un rythme sec et tranchant où les couches de synthés et accords limpides fusionnent leurs harmonies dans une très belle finale mélodieuse."Tik Tak Toe" offre une structure rythmique nerveuse et stroboscopique qui s’arque sur un maillage de percussions sèches et de séquences houleuses auxquelles s’arriment des couches de synthé aux tonalités de sirènes. Les structures rythmiques et mélodieuses sont vivantes et entraînantes, surplombées d’une fusion de chœurs et couches de synthé soloïques tout en étant ceinturées de serpentins séquencés vifs et irisés qui défilent aussi vite que les pulsations bouillonnent. "Kismet in code" épouse un peu la même structure mais avec une approche rythmique plus foudroyante alors que "deserted" conclût World of Apes (2 avec cette approche balladesque et mélancolique qui nourrit l’âme rythmique de ce dernier opus de rythmes post-apocalyptiques de Moonbooter.

note       Publiée le jeudi 8 mars 2012

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grinningFace › lundi 12 mars 2012 - 22:49  message privé !

"The message" m'évoque furieusement le Front Line Assembly de Tactical Neural Implant. Aprés pour l'instant (quelques écoutes) c'est très mi-figue, mi-raisin...