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No Past › Dragons

cd | 15 titres | 34:14 min

  • 1 Dragons [2:00]
  • 2 My Taste [2:47]
  • 3 Yaaa ! (Fly Again) [2:04]
  • 4 Ass ! [2:00]
  • 5 12 000 Dead [2:39]
  • 6 Suck Me Your Guts [2:22]
  • 7 Yell On Noise (part 1) [7:36]
  • 8 Never Stay (part 2) [2:10]
  • 9 Women's Laughter [2:01]
  • 10 Good Luck [2:00]
  • 11 Dark Ground [2:04]
  • 12 Dissociation [1:01]
  • 13 Shroud For Prude [1:01]
  • 14 Dew [1:17]
  • 15 Cherry Tree [0:50]

enregistrement

Composé, joué, hurlé, arrangé et produit par Rudolf Wehrung (Lyon). Mastering par Avedis (Lyon).

line up

Rudolf Wehrung

chronique

Pourquoi aller toujours plus vite ? C'est comme courir face au vent vers la mort, ça n'a pas de sens. Mieux vaut partir à point, ne pas arriver essoufflé au purgatoire : rien plus inconvenant que de se présenter devant Saint-Pierre en sueur. Là, les auréoles s'y portent sur la tête, pas sous les bras. C'est vrai quoi, il y a des choses qui ne se font pas. Ce que j'aime chez Rudolf Wehrung, c'est que justement, il ose tout, y compris bien entendu ce qui ne se fait pas. L'anti-madame de Rothschild. Le rot sonore en fin de repas. Artiste pluri-disciplinaire, photographe, peintre, vidéaste, musicien, ce touche-à-tout cultive le sens de l'absurde avec brio, qu'il s'agisse de sa désopilante série de polaroïds (comme «on peut jeter un homme sur un trottoir / on peut aussi jeter un trottoir sur un homme»), de son ob-scène ovni Rude Olive (de la merde, oui, mais en aucun cas de la soupe), ou encore ici de son éjaculation speedcore No Past. Et évidemment Monsieur, qui ne fait rien comme tout le monde, pousse la logique du genre jusqu'à la rendre -à priori- stupide, à savoir aller vite, très vite, toujours plus vite. Qu'on en juge : 1920 BPM (!) en moyenne sur l'album, c'est un florilège de déferlantes de kicks tout en cassures de rythmes, en hurlements abscons, le tout enrobé dans une production étouffée de bon aloi. Quelques breaks bien sentis viennent aérer de grincements métalliques lointains cette course de pittbulls en chaleur ; de quoi reprendre ici et là son souffle, quelques instants seulement. On ne pénètre jamais vraiment cet univers âpre et hermétique ; au mieux accroche-t-on sa surface rugueuse. Wehrung, qui puise sa raison d'être dans son absence de limite, ne semble guère contrarié de laisser l'auditeur au bord du chemin. De là au solipsisme, il n'y a qu'un pas, ici franchi. Iconoclaste, absurde, inutile, futile ; en un mot : libre. Voilà un homme que j'envie.

note       Publiée le dimanche 26 février 2012

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Wotzenknecht › mercredi 7 mars 2012 - 10:38  message privé !

Ouais mais à dénicher, bonjour

Dead26 › dimanche 26 février 2012 - 19:32  message privé !

Ca fait plaisir de voir enfin ce disque sur God. découvert grâce à un sampler Metal Explosion. Un beau bordel qui fait du bien aux esgourdes... un chef d’œuvre !

http://youtu.be/a7vW927pyMw

Note donnée au disque :       
absinthe_frelatée › dimanche 26 février 2012 - 19:15  message privé !

Je pensais que cet album/groupe était l'oeuvre de plusieurs personnes, comme quoi. Bon, sinon je crois que c'est pas vraiment à noter, hein. (ah en fait si)

Note donnée au disque :