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Katzenjammer Kabarett › Grand guignol et variétés

  • 2008 • Projekt Projekt 220 • 1 CD digipack

cd • 12 titres

  • 1Jack's parade
  • 2Hidden & sick
  • 310 years
  • 4Percy has returned
  • 5Nothing but his
  • 6Sunlight sanatorium
  • 7A real gentleman or the mad lover
  • 8Once Eliot turned ugly in his lover's bed
  • 9Wondered colonel killed couple
  • 10Collage
  • 11Romance
  • 1245

extraits vidéo

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enregistrement

Alerte Orange Studio, Klishee's Laboratory, Studio Melodium, France, été-automne 2007

line up

Miss Mary K. (chant), Mr Guillotine (basse), Klischee (musique, programmation)

Musiciens additionnels : Raphaele Murer (violoncelle), Hadrien Grange (batterie), Clément Froissard (flûte), Manuel de Narvaez (clarinette), Nicolas Dufournet (basse additionnelle)

remarques

chronique

Le cabaret est éternel car il résume la vie dans ce qu'elle a de plus essentiel, intime. Plus trivial que le théâtre, donc plus populaire, il s'adapte aux époques, aux pays, aux styles, à la technologie, pour incarner encore et toujours cet espace de liberté qui parle au coeur de chacun sans excès de paroles, maniant le grotesque sans sombrer dans le ridicule, autorisant les audaces que la réalité aurait rejeté avec mépris, grattant de son ongle peint les vérités semi-dissimulées et éborgnant l'injustice. Les Katzenjammer Kabarett sont libres et frondeurs à son image, plus encore tout au long de ce second opus que du premier qui affirmait pourtant un style bien personnalisé. Les morceaux se font plus subtils encore, insaisissables et mutins, ralentissant, cassant leur rythmes pour repartir de plus belle, alterner petits sons glacés et cristallins, cordes boisées, crissements, basses électriques, orchestrations acoustiques, disharmonies...Le tout chapeauté d'un sens mélodique toujours aussi efficace. Les fans ne seront pas surpris mais peut-être bien légèrement déstabilisés face à cette production dépouillée, sèche et émotionnelle à la fois, ces perpétuelles mutations à l'intérieur d'une même chanson, cette complémentarité fusionnelle entre électronique et acoustique. Ecoutez donc les rythmiques de 'Percy has returned', en moins de deux minutes, nous glissons du jazz à du proto-breakbeat pour enchaîner sur un truc différent encore, ceci de la manière la plus naturelle au monde. Et que dire de 'The sunlight sanatorium' qui passe en une seconde d'une atmosphère 'belle époque' à une décadence vénéneuse pour finir en folie baroque avant de reprendre le cours de son déroulement ? Aucune facilité, le choix des sonorités, la minutie de la programmation, la puissance du chant (Mary K. en P.J. Harvey décadente est magistrale une fois encore), tout témoigne d'une créativité exceptionnelle. Impossible de se contenter de l'étiquette 'deathrock/cabaret', les Katzenjammer Kabarett ont franchi un pas supplémentaire, au delà de toute qualification...Comment s'étonner dès lors de voir le groupe signé sur un label de la trempe de Projekt ?

note       Publiée le jeudi 23 février 2012

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Richard › dimanche 13 septembre 2020 - 12:25 Envoyez un message privé àRichard

La signature sur le label de Sam Rosenthal laissait présager du meilleur. Galette achetée à sa sortie et peu écoutée en fait depuis 12 ans. Les ambiances sont vraiment bien amenées et prenantes mais sans doute que l'ensemble est un poil trop longue pour que mon adhésion soit totale.

Note donnée au disque :       
Shelleyan › vendredi 24 février 2012 - 17:28 Envoyez un message privé àShelleyan
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Je le trouve plus toxique et moins ouvertement sombre pour résumer.

ericbaisons › vendredi 24 février 2012 - 13:14 Envoyez un message privé àericbaisons

moins sombre que leurs débuts, cet album m'avait laissé une impression mitigée. Je me replongerai dans le disque à la lumière de ce que tu as pu y trouver de réjouissant, twi.