Vous êtes ici › Les groupes / artistesMMeshuggah › Catch 33

Meshuggah › Catch 33

cd • 13 titres • 47:18 min

  • 1autonomy lost
  • 2imprint of the un-saved
  • 3disenchantment
  • 4the paradoxical spiral
  • 5re-inanimate
  • 6entrapment
  • 7mind's mirrors
  • 8in death - is life
  • 9in death - is death
  • 10shed
  • 11personae non gratae
  • 12dehumanization
  • 13sum

line up

Jens Kidman (chant), Fredrik Thordendal (guitare), Mårten Hagström (guitare), Dick Lövgren (basse), Tomas Haake (vocaux). Tous ont participé à la programmation de la batterie.

remarques

chronique

Styles
metal
metal extrême
Styles personnels
cyberthrash

Le concept biomécanique poussé enfin dans ses retranchements. Meshuggah a toujours été tenté par la robotique, sans jamais passer le pas. On y avait cru avec Nothing, une belle tentative froide qui manquait sérieusement d’aplomb – un comble ! Catch 33 rectifie le tir au laser avec une précision ultranumérique : un son kolossal et grave qui n’échoue jamais à marier le groove et l’acharnement borné des monosyllabes. Une corde, un doigt, et du rythme. Du rythme, une batterie dingue programmée sur le désormais célèbre Drumkit From Hell qui réussi sans problème le test de Turing. Répétitif comme jamais, authentiquement science fiction, Meshuggah frôle le ridicule pour mieux serrer les vis : le vocoder renoue avec les grandes heures des épopées galactiques sans être ridicule (de justesse, ça surprend c’est tout), alors que les cordes désaccordées sur la longueur d’un chemin de fer n’en finissent pas d’imploser. Exit également les solos un brin foireux qui ont fait la marque de fabrique du groupe : l’effort général se dirige vers une attaque de masse, la communion de la flotte aux frontières de l’intelligence, comme chez Westerfeld et Banks, une attaque massive, réglée, minutée, effroyablement précise, aux ondes de chocs singulières. Obzen était raté parce qu’il était con, I était réussi parce qu’il était con lui aussi ; Catch 33 est le meilleur Meshuggah parce qu’il réussit à devenir l’objectif du groupe depuis ses débuts : être cyberpunk et sonner à la fois métal et chair, piston et headbang, mosh et Robocop.

note       Publiée le lundi 30 janvier 2012

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Catch 33" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Catch 33".

notes

Note moyenne        14 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Catch 33".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Catch 33".

enslaver_666 Envoyez un message privé àenslaver_666

Toujours dans un esprit d’expérimentation et inspiré par le concept de son précédent EP, Meshuggah offre une 2e œuvre de suite qui est en fait une seule chanson. Cette fois, la dite compo dure le double du temps que « I » et explore de plus vastes contrées. « Catch 33 » a d’abord la particularité d’être présenté sous une forme de suite de compos, courtes et longues, qui forment un tout. L’œuvre a aussi été composée/enregistrée avec une méthode plutôt originale, soit de façon très spontanée où chaque riffs intéressants étaient immédiatement enregistrés et intégrés à ce monstre qu’est devenu ce 5e album. On le ressent cet espèce de feeling qu’on écoute un jam où de façon progressive, les musiciens ajoutent des ingrédients dans la machine, apportent des changements au fils conducteur. « Catch 33 », c’est du psychédélique mécanique qui hypnotise l’auditeur tout en lui fracassant le crâne à coup de riffs destructeurs. Le son des grattes est juste énorme. Les titres s’emboitent et peuvent difficilement être écoutés individuellement (surtout la 1ère moitié), car le titre précédent est une intro au titre que j’écoute puis le suivant, c’est son interlude, ou l’intro du titre à venir. J’y entends aussi plus de variétés de style que ce que le groupe a fait avant, avec des moments plus ambiant, de la guitare clean, etc. Les parties de batterie sont, comme toujours avec Meshuggah, des perles et en rien on entend que c’est un drum programmé. Certains déplorent l’utilisation de samples mais on sait que Haake a le talent pour jouer tous ces rythmes. La techno n’a pas été utilisée pour boostée la musique. Un GROS album de Meshuggah !

Note donnée au disque :       
necromoonutopia666 Envoyez un message privé ànecromoonutopia666

the paradoxical spiral: ou comment faire groover un stonehenge quantique.

Note donnée au disque :       
boumbastik Envoyez un message privé àboumbastik

"sonner à la fois métal et chair" : c'est EXACTEMENT ce que je me suis dis en l'écoutant attentivement ce soir. Autre phénomène provoqué à son écoute : on ne sait plus quand on est : tiens mais c'est le même riff que dans le 3ème morceau... ah non attends c'est... pas tout à fait... à moins que ce soit dans le 5ème ? ou alors... ah ben y'a un arpège bizarre main'nant... on l'a déjà entendu, me semble-t-il. Ou pas.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht Envoyez un message privé àWotzenknecht
avatar

Un côté "I" en moins casse-gueule, plus... Turing-esque, oui (quelle merveilleuse idée de l'invoquer ici, celui-là), qui saisit son objectif avec le systématisme d'un serpent en titane, avec les riffs en motifs sableux dans un désert phtalocyanine

Note donnée au disque :       
Copacab Envoyez un message privé àCopacab

Nuff said, le meilleur Meshuggah.

Note donnée au disque :