Vous êtes ici › Les groupes / artistes[[´ramp] › Return

[´ramp] › Return

cd • 14 titres • 74:34 min

  • 1astral disaster (36:30)
  • 2a) 122112 2:47
  • 3b) astral disaster 8:48
  • 4c) unholy messiahs 3:41
  • 5d) iniernal machines part one 6:30
  • 6e) iniernal machines part two 8:21
  • 7f) a new dawn 2:29
  • 8g) 122212 3:54
  • 9return (38:04)
  • 10a) Return 7:20
  • 11b) radiocarbon part one 7:35
  • 12c) beacon 4:44
  • 13d) radiocarbon part two8:24
  • 14e) lighthouse 10:01

line up

Stephen Parsick (Synthétiseurs ARP 2600, Mini Moog, VCS-3, Prophet 5, Korg Polyphonic Ensemble 2000 et Roland JX-3P. Machines à cordes Elka, Rhapsody 610, Yamaha SS-30 et Roland RS-202 avec phaseurs analogues, Mellotron M-400, Triadex Muse et ARP Sequencers ainsi que le RMI Harmonic Synthesizer)

remarques

Pour en savoir plus sur ['ramp] et entendre des échantillons sonores, visitez leur site web; http://www.parsick.com/

chronique

Styles
dark ambient
musique électronique
musique électronique berlin school
ambient
Styles personnels
musique électronique gothique

Comme son titre le laisse librement présager, Return est un retour aux sources pour ['ramp] avec un album entièrement réalisé à partir d’équipements analogues. Seul maître à bord de son studio et de ses ailes abyssales, Stephen Parsick tisse 2 longs titres aux structures similaires où les ambiances abrasives et industrielles soufflent dans le cou des rythmes lourds, statiques et débridés. astral disaster et return sont 2 longs titres d’une durée moyenne de 37 minutes segmentés en plusieurs parties qui s’enlacent dans 2 puissants canevas musicaux aux odeurs de souffre et aux couleurs d’acier. Deux titres d’une lourdeur de plomb qui se laisse caresser par des ambiances autant poétiques que diaboliques et pilonner par des rythmes aussi lourd que débrider, Return embrasse les noirceurs de Redshift, les rythmes apprivoisés de Tangerine Dream et le cosmos illuminé de Jean Michel Jarre. Comme un livre musical apocalyptique, "122112" descend des astres avec un lent mouvement linéaire orné de poussières cosmiques qui scintillent dans une ambiance truffée de sonorités atmosphériques. Bruits ambiants, demi-élans retenus, serpentins cristallins, pulsations éparses et souffles obscurs nourrissent cette intro qui amplifie son caractère dantesque pour finalement sombrer dans les lourdes implosions de "astral disaster" et de ses chœurs angéliques emmurés dans les entrailles d’une terre condamnée. L’ambiance est lourde et stigmatisée d’une odeur de souffre irisée. Les chœurs murmurent et leurs voix rejoignent des lignes de synthé à la fois méphistophéliques et poétiques qui flottent et déchirent de leurs tonalités métallisées les parois d’un corridor abyssal pour se refugier dans les entrailles de l’immobilisme. Cet opéra de chœurs sclérosés dans le temps se transpose dans les limbes sidérurgiques de "unholy messiahs" qui, comme des rayons de soleil après un déluge de bruine carbonisée, tempère les ambiances chtoniennes avec un passage aux couleurs de l’arc-en-ciel, juste avant que la colère des dieux ne tonne avec "iniernal machines". "part one" ouvre les infernalités avec des pulsations sourdes qui échappent leurs bruissements feutrés parmi des cymbales métalliques et des souffles argentés. Une puissante séquence s’active. Ses lourdes touches résonnantes encerclent des séquences plus agiles qui voltigent dans une délicieuse anarchie, moulant un rythme surréel qui se nourrit d’un micmac séquentiel aux formes et aux tonalités mixes. Sur un rythme alambiqué, "iniernal machines part one" continue sa puissante et statique chevauchée diabolique avec des séquences lourdes à faire pâlir Redshift. Des séquences qui titubent avec la grâce d’un éléphant sur acide jusqu’aux portes de sa 2ième partie, là où les ambiances peinent à contenir le flot incessant des séquences tempétueuses qui clament leur droit de destruction. Chétif, le rythme de "iniernal machines part two" tremble et plie sous le poids des séquences tonitruantes qui résonnent et font trembler, tant les tympans que les corridors souterrains, tout en percutant un écho agressant. Les chœurs soumis errent sur ce puissant rythme stationnaire qui peu à peu s’essouffle et se réfugie dans les souffles de genèse de "a new dawn" et ceux plus orchestraux et plus libérateurs de "122212".
La 2ième portion de Return est plus musicale et plus mélodieuse, caressant des rythmes et approches de Tangerine Dream dans des sabots de Redshift. L’intro de "Return" glisse dans un beau panorama sonore où ondes sinueuses caressent les courbes résonnantes des réverbérations caustiques. Les chœurs chtoniens ont toujours préséance. Ils hument dans des brumes ténébreuses. Soufflant dans des cornes, ils dégagent des particules et des cerceaux de métal qui déchirent les voiles astraux pour faire hurler les ténèbres intersidéraux et nous amener aux premiers balbutiements des pulsations sourdes de "radiocarbon part one". Sauf que le rythme à tôt fait de s’emballer. Lourd et puissant, il déambule avec hésitation avant de mordre l’échine des chœurs zombiesques et de sautiller avec force et résonnance dans une structure de plomb où les chœurs errants en caressent les rondeurs. Le rythme est lourd, puissant et fluide. Il est survolé par des solos de synthé tant stridents que lyriques qui s’entichent avec une passion infernale à un rythme d’acier. Un rythme qui évolue dans de fines permutations pour s’anoblir dans les douceurs et les solos éthérés de "beacon" avant de rejaillir de plus belle dans "radiocarbon part two" qui réactive toute la puissance de sa première partie. "lighthouse" conclût ce voyage apocalyptique dans des souffles de trompettes angéliques et irisées, bouclant la boucle de Return avec les souffles dantesques de "astral disaster".
Return est un puissant voyage dans les terres analogues d’une MÉ qui a nourri les fantasmes des premiers fans d’une musique qui transcendait les frontières de l’imaginaire. Stephen Parsick réussit un incroyable tour de force en sculptant une musique aux milles tourments à partir d’équipement entièrement analogue où les sombres ambiances psychédélicosmiques s’arriment à des rythmes aussi lourds que puissants. Suivant des tracés musicaux évolutifs où la passion attise des séquences endiablées forgeuses de rythmes tonitruants, Return est un véritable casse-tête musical où chaque son et chaque note s’emboîtent dans 2 superbes actes électroniques, étalant tout le génie et le savoir-faire du caustique homme en noir de la MÉ.

note       Publiée le mercredi 18 janvier 2012

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Return".

notes

Note moyenne Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Return".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Return".

Phaedream › vendredi 20 janvier 2012 - 02:59 Envoyez un message privé àPhaedream
avatar

Corrigé, merci!

ericbaisons › jeudi 19 janvier 2012 - 22:41 Envoyez un message privé àericbaisons

@phaedream: il y a petit pb avec la date dans la colonne discographie