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Christian Death › Only theatre of pain

cd | 16 titres

  • 1 Cavity: First communion (4.06)
  • 2 Figurative theatre (2.42)
  • 3 Burnt offerings (3.45)
  • 4 Mysterium iniquitatis (2.45)
  • 5 Dream for mother (3.22)
  • 6 Stairs: uncertain journey (3.06)
  • 7 Spiritual cramp (2.56)
  • 8 Romeo’s distress (3.15)
  • 9 Resurrection: Sixth communion (3.46)
  • 10 Prayer (2.39)
  • 11 Deathwish (2.11)
  • 12 Romeo’s distress (3.20)
  • 13 Dogs (2.52)
  • 14 Desperate hell (4.22)
  • 15 Spiritual cramp (3.18)
  • 16 Cavity (3.45)

extraits vidéo

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enregistrement

Frontier Records, Sun Valley, USA, 1982.

line up

Rozz Williams (chant), James Mc Gearty (basse), Rikk Agnew (guitare), George Belanger (batterie)

chronique

La musique gothique ne serait pas ce qu’elle est actuellement si Christian Death n’avait pas fait son apparition. "Only theatre of pain" est la pierre angulaire de la scène death rock du début des années 80. Rozz Williams nous livre dans cet album l’essence même de la philosophie gothique : religion ("Cavity", "Spiritual cramp"), dandysme et décadence ("Romeo’s distress"), mort ("Deathwish"), interrogation sur l’utilité de l’homme sur terre ("Desperate hell")... Sur fond de basse vrombissante, de guitares écorchées et de batterie minimaliste, Rozz nous parle, nous convainc, nous supplie d’une voix geignarde et désespérée. On ne sort pas indemne de l’écoute de cet album. On reste en état de choc ou on pousse la touche repeat pour se plonger encore et encore dans la prose de ce Baudelaire des temps modernes.

note       Publiée le lundi 13 mai 2002

chronique

Pomona USA, 1980, un jeune adolescent de 17 ans en pleine révolte vient de faire sien un nom trouvé sur une tombe, Rozz Williams, et de fonder avec des copains un groupe qui marquera à jamais l’histoire de la musique gothique, Christian death. En pleine jungle post punk, ils se démarquent d’emblée par une imagerie, des textes et une musique bien plus sombre que celle des autres formations. Sorti en 1982, ce premier album n’a pas pris une ride en vingt ans. Une cloche d’église ouvre le disque avant que n’éclate un son qui fera référence et sera adopté par nombre de formations par la suite, que l’on qualifiera de ‘death rock’. Le schéma est pour l’heure classique, batterie, basse (lourde) et guitare mais les sonorités de ces dernières sont particulières, grinçantes, plus proche du punk que de groupes comme Sisters of Mercy, par exemple. Cette impression est renforcée par le son qui n’est certes pas parfait et les arrangements qui ont quelques petits défauts de jeunesse. On reste néanmoins stupéfait devant la simplicité et la maturité des compositions ; des titres comme ‘ Cavity’, ‘Romeo’s distress’, ‘Stairs’, ‘Spiritual cramp’ ou ‘Mysterium iniquitatis’ témoignent d’un sens de la mélodie et de l’atmosphère sans faille. La voix du jeune Rozz n’a pas encore trouvé sa pleine maturité ; larmoyante et désespérée, elle effraie presque par sa sincérité absolue. Il en va de même pour les textes, poèmes terribles et incantatoires, trop matures et presque terrifiants de la plume d’un si jeune artiste. Il y aborde déjà les thèmes qui hanteront toute son œuvre : la confrontation du bien et du mal , Dieu et Satan, l’individu face aux carcans, la liberté,…Certaines phrases sont déclamées à l’envers ( ‘Mysterium iniquitatis’, ‘Stairs’) renforçant le côté mystique et obscur de l’album, et un titre comme ‘Prayer’ avec bribes de voix déformées, cris, glissements de cymbales, et autres bruits lugubres a tout d’une invocation rituelle. La version cd propose à la suite les six titres de ‘Deathwish’ enregistrés avant mais sortis après ‘Only theatre of pain’. On y trouve des versions démo de ‘Cavity’, ‘Romeo’s distress’, ‘Spirtual cramp’et trois autres titres emplis du désespoir le plus extrême (‘Desperate hell’). Le son est aléatoire mais ne nuit guère à l’efficacité des morceaux. On sent l’influence post punk mais les tempi sont plus lents, les guitares plus lourdes et quelques discrètes touches d’un clavier minimal en arrière fond développent des climats extrêmement glauques. Nous avons affaire là à un petit joyaux de noirceur brute, sans fioriture mais d’une efficacité redoutable

note       Publiée le samedi 16 novembre 2002

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yog sothoth › mardi 16 octobre 2018 - 15:00  message privé !  yog sothoth est en ligne !
avatar

C'était pas celui qui a eu un gamin avec la fille du patron d'Arcelor ? (pareil, croisé le nom du groupe a plein de reprises mais jamais pris le temps de creuser)

boumbastik › mardi 16 octobre 2018 - 14:41  message privé !

Rollins ? Toujours est-il que j'ai bien vu le nom de ce groupe de ci de là, mais je n'a jamais eu la curiosité d'écouter et j'étais très loin d'imaginer cette productivité hors norme. Du coup j'ai jeté une oreille sur le sus chroniqué, ça passe bien, y'a de la personnalité.

nicola › mardi 16 octobre 2018 - 11:30  message privé !

Oui, celui qui fait du metal.

born to gulo › mardi 16 octobre 2018 - 07:57  message privé !

Quoi, tu connais pas Christian ? Le frère d'Henri ?

Note donnée au disque :       
boumbastik › mardi 16 octobre 2018 - 01:40  message privé !

Bordel mais c'est quoi ce groupe ? Quasi 50 albums, jamais écouté, si peu entendu parler. C't'invraisemblable.