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Hossein Alizadeh / Djivan Gasparyan › Endless vision

cd • 7 titres • 60:30 min

  • 1Bird
  • 2Armenian Romances
  • 3Sari Galin
  • 4Call of the Birds
  • 5Mama
  • 6Shurangiz Improvisation
  • 7Tasnif Parvaneh Sho

line up

Hossein Alizadeh (shurangiz), Hossein Alizadeh (Shurangiz), Jivan Gasparyan (Duduk, Vocal), Vazgen Markaryan (Bass Duduk), Afsaneh Rasaee (Vocal),Sari Galin Hoorshid Biabani (Vocal), Armen Ghazaryan (Duduk), Ali Boustan (Shurangiz), Mohammadreza Ebrahimi (Oud), Ali Samadpour (Dammam, Udu, Vocal), Behzad Mirzaee (Daf, Tombak)

remarques

chronique

Styles
world music
Styles personnels
iran / arménie

Alizadeh, c’est le Malmsteen Iranien : un virtuose du sêtar (ce formidable instrument) et du târ, un enfileur de gammes ultra rapides (bon sang, mais pourquoi être si rapide !?), un expert des radifs (élève d’Hormozi, Shahnazi et Boroumand, soit les trois gardiens des trois grandes écoles des trois grands maitres) ; en revanche, c’est un horrible compositeur. Testant ici une rencontre avec Djivan Gasparyan, un flûtiste Arménien, et accompagné du Hamavayan Ensemble, notre ami, compositeur donc, nous offre une suite de pièces tièdes et fades, qui n’emportent pas l’auditeur, et qui au contraire le laisse sur le bord de la route. Ayant spécialement conçu un nouvel instrument pour cette rencontre (le Shurangiz, sorte de sêtar amélioré), à la manière de Shajarian, au son particulièrement formidable (mais le sêtar avait-il vraiment besoin d’êter amélioré ? non), Alizadeh et ses amis égrènent des mélodies traditionnelles batardes, l’intention était louable, mais le résultat raté, hormis durant ces séances d’improvisations où l’éducation d’Hossein reste plus forte que lui, et que l’héritage parle enfin à sa place de gros bavard, virevoltant de toute sa grâce dans une débauche de technicité affolante. En dehors de ça, on se fait chier avec les voix (qui, n’ayons pas peur des mots, gâchent beaucoup du plaisir ; et pourtant j’adore les chants géorgiens, à qui ils ressemblent beaucoup), avec la flûte mélancolique des plaines éventées, avec le oud (et pourtant quelle sonorité !) et les tentatives persanes qui se mélangent mal avec autre chose – c’est trop typé, trop marqué ; le mélange des territoires, ça donne de la musique de restaurant.

note       Publiée le mardi 10 janvier 2012

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Kronh › mercredi 11 janvier 2012 - 15:08  message privé !

En terme de mélange de cultures, et de "rencontres est-ouest" il y aussi le "Passages", gros fruit de la collaboration entre Philip Glass et Ravi Shankar, qui est à mon sens une réussite, mais pour sur on le doit pas à n'importe qui, et c'est peut être aussi une exception, bien que le génie exprimé par les deux géants semble cependant s’atténuer un peu en cause à l'éloignement.

saïmone › mercredi 11 janvier 2012 - 11:59  message privé !
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Ce qui est particulièrement frappant, c'est que c'est précisément ces disques de soupes qui raflent tout les "prix". Incroyable. Je ne connais pas la collaboration de Huun Huur Tu (habitué aux collab' de toute façon), ça va se checker

absinthe_frelatée › mercredi 11 janvier 2012 - 01:42  message privé !

Je suis assez d'accord avec le fait que le mélange des cultures donne souvent de la soupe (et de la mauvaise en l'occurrence, parce-que sinon c'est bon la soupe), je pense surtout aux "rencontres est-ouest" qui sentent vraiment pas bon la plupart du temps. Il y a cependant des exceptions parmi lesquelles l'excellente collaboration entre le groupe mongol Huun-Huur-Tu et l'ensemble vocal bulgare Angelite, les deux "écoles" vocales se mariant à merveille. Je pense aussi à l'album Saltanah qui réunit Simon Shaheen (oud) et Vishwa Mohan Bhatt (guitare slide indienne), une belle réussite.