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Yuzuru Syogase / Kaiser Nietzsche › Untitled

cd • 5 titres • 42:30 min

  • Yuzuru Syogase
  • 1Bichanco11:41
  • 2Divizadero I4:34
  • 3Divizadero III2:30
  • Kaiser Nietzsche
  • 4Negative Space11:34
  • 5Ceteris Paribus10:04

line up

John Kamevaar (tracks: 4, 5), Thomas Handy (tracks: 4, 5), Yuzuru Syogase (tracks: 1 to 3)

remarques

Edition vinyle limitée à 100 copies. Edition CD limitée à 500 copies.

chronique

Noyés dans la masse des obscures formations noise/concrète/expérimental&co, les protagonistes de ce split marquèrent somme toute peu leur époque (je vous parle de la fin des années 80 – début 90), dont on retient surtout du genre les HNAS, P16D4, S-Core, et autres NWW. Yuzuru Syogase, avec sa maigre discographie, fait ainsi pâle figure au milieu de ses bruyants et prolifiques compatriotes ; le collectif canadien Kaiser Nietzsche se trouve guère mieux loti. Initialement sorti à un ridicule nombre d'exemplaires sur la branche vinylistique de Freedom In A Vacuum, il faudra attendre sa réédition sur le pointu et néanmoins pertinent Artware de feu Donna Klemm pour que ce split accède enfin au stade de la reconnaissance méritée. Car dans le genre, cet album est une vraie réussite. Syogase pratique sur «Bichanco» une concrète tendue, où cris, drones, échos aqueux et montées distordues dessinent un paysage oppressant, proche de la noyade. La suite «Divizadero» se présente sous un angle plus métallique, plus proche de la machine organique, avec ces cris, toujours présents, perturbants ; une approche resserrée et dynamique du collage sonore qui n'est pas sans me rappeler certains passages de Sat Stoicizmo. Kaiser Nietzsche vous rendra quant à lui fou d'angoisse sur «Negative Space», sourde respiration de bruit rose enrichie d'effets, de modulations diverses et de percussions étouffées, venues dessiner un climat claustrophobique à souhait. Une excellente pièce, prenante, hypnotique, nauséeuse, sans doute l'une des meilleures du groupe. Clôrurant le disque, «Ceteris Paribus», collage décousu d'électronique et de bandes, ne remporte pas autant mon adhésion : malgré moult écoutes, la sémantique du cut-up proposé m'échappe toujours. J'avoue même qu'il m'arrive de ne pas jouer ce morceau, préférant goûter au silence après «Negative Space». Bref, c'est du bon, comme toujours chez Artware, et les rééditions CD n'étant pas légion, il serait vraiment dommage de passer à côté de celle-ci.

note       Publiée le mercredi 28 décembre 2011

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