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Syndromeda › Mind Trips

  • 1997 - SynSin, SynSin 199701 (1 cd)

cd | 7 titres | 70:17 min

  • 1 Beyond the Horizon of the Mind [19:23]
  • 2 a) Flight to the Unknown
  • 3 b) The Unexpected Arrival
  • 4 Hypnotic Dreams [15:30]
  • 5 The Dark Side of the Mind [14:14]
  • 6 Over the Edge [15:00]
  • 7 Asian Memories [6:10]

line up

Danny Budts (Synthétiseurs, claviers, séquenceurs et FX)

remarques

Pour en savoir plus sur Syndromeda et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://syndromeda.be/

chronique

Mind TRIPS est l’un des grands albums de MÉ à être passé inaperçu. Je profite donc de ma chronique sur The Rise of the Darkness pour vous faire connaître ce 5ième album de Syndromeda. Un album percutant dont les structures en constante évolution amènent des rythmes et des mélodies aux portes de l’inattendu. Si vous n’avez pas encore cet album…faites vite, car il vous manque quelque chose! Les premiers souffles de ''Beyond the Horizon of the Mind'' flottent dans une ambiance morphique avec une multitude de lignes de synthé qui vont et viennent paresseusement au dessus d’une faune sonore imbibée d’une variété de tonalités tous autant cosmiques qu’électroniques. Une sourde pulsation assure un débit qui bat mollement sous cette nuée de lignes de synthé, dont une se fait plus menaçante en balayant l’horizon d’une onde résonnante alors que d’autres sont plus lyriques avec des souffles et lamentations angéliques. C’est un lent remous planant qui suit une fine gradation avec une ligne de basse qui enveloppe les pulsations dans ses fines courbes rondes. Peu à peu le rythme sort de son hibernation cosmique pour exploser un peu après la 10ième minute avec un vif mouvement séquentiel qui ondule ses accords nerveux sous de torrides solos torsadés. Des cymbales papillonnantes et des percussions aux frappes indisciplinées se joignent au mouvement séquentiel qui subdivise sa ligne, forgeant deux structures rythmiques endiablées qui sautillent sous de suaves solos poétiques, un peu comme Edgar Froese dans Stuntman. Et le rythme continue de s’amplifier avec un mouvement aux courbes plus sèches et incisives qui gondolent sous des solos devenus plus électroniques. C’est tout simplement superbe! Et c’est encore mieux lorsque l’on augmente le volume. La 2ième partie est à faire décoller la peinture de vos murs. Une ligne de synthé plus résonnante ouvre ''Hypnotic Dreams''. Elle étend sa sonorité jusqu’à un berceau de séquences qui ondule finement, moulant un tempo hypnotique qui suivra tout l’évolution de ''Hypnotic Dreams''. L’ambiance est envoûtante avec ses solos acuités aux sonorités de trompettes angéliques. Ces solos ou souffles errent ici et là sur Mind Trips, apportant une touche symphonique qui sied très bien aux profondeurs de cet excellent opus. Des cymbales et des pulsations d’un bass-drum appuient cette étrange procession militaire qui accroît sensiblement son tempo avec des roulements de tambour, instaurant un débit plus rapide. Un peu après la 7ième minute, la marche des aliens perd son souffle. Des vocodeurs à la Neuronium (Chromium Echoes) réinitie la marche avec des séquences sèches qui moulent un rythme plus saccadé. Et nous tombons dans un superbe canevas de séquences entrecroisées qui roulent et déboulent, sous le couvert de diverses sonorités. Cette portion est gigantesque avec cet amalgame de séquences, pulsations glauques et percussions qui façonnent une approche rythmique complexe. Un rythme incertain qui avance à tâtons sous de beaux souffles de synthé et de belles nappes aux sonorités d’orgue. Après ses 4 minutes géniales, ''Hypnotic Dreams'' termine sa procession hallucinante dans les bras de ses séquences initiales qui bercent le rythme d’une délicate approche morphique. C’est un autre titre en béton! ''The Dark Side of the Mind'' nous plonge dans les sombres ambiances lunaires de Syndromeda avec une approche ambiante qui embrasse un rythme stationnaire. L’intro est truffée de couches de synthé qui louvoient et flottent dans un état d’apesanteur, entourées d’une faune sonore éclectique et de furtifs chuchotements à peines audibles. Graduellement, il se forme une intensité gravitationnelle avec des nappes de synthé qui sursautent en boucles avant de se joindre à des séquences, des pulsations d’un bass-drum et des frappes de percussions, forgeant un incisif tempo statique qui reviendra hanter la ténébreuse quiétude de ''The Dark Side of the Mind'' et de ses doux solos fugitifs. Segmenté en 3 phases, ''Over the Edge'' est un autre grand moment musical aux mouvements séquentiels entrecroisés et en parallèles qui structurent des rythmes diversifiés. Un fin mouvement séquentiel oscillatoire allume l’intro, éveillant une autre séquence dont les accords limpides sursautent sous de lourdes et résonnantes pulsations. Cette autre approche séquentielle subdivisée initie des rythmes et harmonies qui bougent à contre-sens, entraînant de sarcastiques et austères échantillonnages vocaux; I have a Dream et I still have a Dream. Des percussions crôtalées, des séquences limpides, des frappes de percussions sèches et de torrides solos inondent un rythme se dandinant dans un mélange de candeur et de fureur avant qu’il ne s’égare dans une phase plus électronique avec un violent mouvement séquentiel (6:17 min.) qui accélère la cadence sous un sarcasme vocal (Or is it a Nightmare) et un ciel truffé de sonorités électroniques. C’est une belle approche séquencée avec des lignes parallèles qui s’entrecroisent et pulsent avec finesse et fluidité dans un passage recouvert d’une faune sonore et de menaçantes radiations électroniques. Le rythme s’arrête sec à 10:42, plongeant dans une phase lunaire et se dandinant de nouveau sous des séquences alternantes, des frappes de percussions incisives et des solos torsadés. Des éléments qui avaient nourri son approche introductive. ''Asian Memories'' conclut Mind TRIPS dans une délicieuse approche tribale où percussions tablas moulent un suave rythme igné. Une danse des sables qui se déhanchent subtilement à l’ombre de solos timides, de doux souffles éthérés et de lourdes pulsations bourdonnantes, conduisant Mind TRIPS vers des territoires plus claniques. Mind TRIPS est un magnifique album où Syndromeda combine de superbes séquences et en forgent de délicieux rythmes envoûtants qui bondissent et palpitent, avec douceur ou avec rage, dans un faune sonore électronique imbibée des solos uniques à la sonorité du synthésiste Belge. C’est un brillant album nourri de ces ambiances si sombres à l’univers de Danny Budts qui soutire de délicieuses mélodies dans ses approches séquentielles hybrides et riches en rebondissements. Il n’y a pas une once de relâchement dans Mind TRIPS. Lorsque ce n’est pas une mélodie qui accroche et charme, ce sont les séquences et percussions qui attirent l’ouïe et excitent les sens, de même que les haut-parleurs, ou encore ses lugubres atmosphères électroniques tamisées de solos aux multiples personnalités et sonorités. Du Redshift qui plane aux cotés d’un Tangerine Dream sombre et mélodieux avec Franke aux séquenceurs, voilà de quoi est fait Mind TRIPS. Un album à posséder.

note       Publiée le samedi 3 décembre 2011

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