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Hossein Alizadeh, Madjid Khaladj › Live at the Los Angeles Festival

cd • 10 titres • 59:40 min

  • 1Daramad
  • 2Kereshmeh
  • 3Neyshaburak I
  • 4Neyshaburak II
  • 5Neyshaburak III, Foroud
  • 6Nahoft I
  • 7Nahoft II
  • 8Bayate Kord I
  • 9Bayate Kord II
  • 10Bayate Kord III,

line up

Hossein Alizadeh (sêtar), Madjid Khaladj (tonbak)

remarques

chronique

Styles
world music
Styles personnels
musique traditionnelle improvisée

Alizadeh c'est un peu le Yngwie Malmsteen d'Iran : une technique de jeu époustouflante, une virtuosité à pleurer, une rapidité d'exécution assommante ; et qui va se perdre d'années en années dans des projets tous aussi foireux les uns que les autres, des grands ensembles de musique classique pompeux, des BO de films moisis, des tentatives atonales râtées avec pourtant le gratin de la musique traditionnelle iranienne (déjà, le groupe s'appelle Masters of Persian Music on était méfiant), bref, le type s'exporte - et en plus promeut la culture millénariste si chère au gouvernement depuis plus de trente ans... Millénariste, on en a un aperçu ici, avant le succès, le business, les chevilles : en compagnie de Magick Khaladj (le meilleur percussionniste de la Terre du monde Univers de la Galaxie plate de l'Ether), Hossein revisite le répertoire sept fois millénaire (oui, 7 !) de la tradition musicale iranienne, celle des grands maîtres mystique philosophes poètes géomètres et je sais quoi d'autre. Des Tasnifs et Gushés plus vieux que la civilisation elle-même, cet art transmis par la parole (c'est chiant quand tu dois traverser les siècles, et quand t'es un petit français qui veut apprendre) ; en clair, des improvisations échevelées (puisque oui, la musique traditionnelle d'Iran n'est jamais écrite ni composée) basées sur des gammes qu'on pourrait traduire par "à la manière de" : en occident il y a la gamme mineure, la majeure, la pentacaca, etc... ici, ce n'est qu'une gamme à la manière des grands maitres, qui n'ont donc pas uniquement rapport avec les notes, mais aussi avec les touchés, les rythmes, les timbres, l'accordage, etc... Et donc, disais-je, Alizadeh, ce monstre de savoir, nous expose ici tout son savoir et savoir faire au sêtar (cet instrument merveilleux au son merveilleux et au prix merveilleux) dans une interprétation quasi-mystique tant chaque note est jouée avec une force qui fait s'effondrer les logiques mêmes de ce qu'improvisation signifie. Magick, derrière, te dérouille la gueule. Alors pourquoi je met pas 6 ? Je sais pas, peut être parce qu'il m'énerve, ce type.

note       Publiée le jeudi 24 novembre 2011

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Klarinetthor › mercredi 3 décembre 2014 - 16:50  message privé !