Vous êtes ici › Les groupes / artistesOPatrick O'Hearn › Ancient Dreams

Patrick O'Hearn › Ancient Dreams

  • 1985 • Private Music Private Music – 2002-1-P • 1 LP 33 tours

cd • 7 titres • 32:27 min

  • 1At First Light 5:40
  • 2Beauty in Darkness 4:37
  • 3Unusual Climate 4:35
  • 4Life along the River Vaal 4:50
  • 5Ancient Dreams 6:07
  • 6Malevolent Landscape 4:53
  • 7Last Performance 1:54

extraits vidéo

  • Il y a des extraits vidéo pour ce disque. Connectez-vous pour les écouter.

enregistrement

Enregistré et mixé au Westlake Studios (LA) en 85

line up

Patrick O'Hearn (Synthesizer, Percussions, basse, guitare et FX)

Musiciens additionnels : Acuna, Brian MacLeod, Ron MacLeod (Percussions) Mark Isham (Trompettes)

remarques

Pour en savoir un peu plus sur Patrick O’Hearn et entendre des extraits MP3, on peut visiter son site Web: http://www.patrickohearn.com/

chronique

Ancien bassiste de Frank Zappa et claviériste de Missing Persons, Patrick O’Hearn a atterri dans les sphères de la MÉ avec un étrange premier album. Une musique inclassable avec une riche faune sonore, Ancient Dreams avait déjà une notoriété puisqu’il provenait de la nouvelle écurie de Peter Baumann, ancien membre de Tangerine Dream, Private Music. La presse américain, en manque de connaissance artistique, cataloguait alors l’univers de Patrick O’Hearn comme étant du New Age. Je n’ai jamais été en accord. On n’a jamais trouvé les bons qualificatifs pour qualifier l’originalité du bassiste de Los Angeles. La musique d’O’Hearn est aux antipodes du free-jazz et d’une musique tribale avec un fort penchant pour les structures ténébreuses et dramatiques. Une musique aussi unique que sa tonalité et son romantisme noir. Un romantisme à peine décelé sur Ancient Dreams mais qui rejaillira sur ses prochains opus.
Des percussions suspendues dans la nuit rencontrent de fins accords de clavier et "At First Light" initie cette étonnante faune sonore qui supporte les rythmes polymorphiques d’Ancient Dreams. Sans rythmes et sans tracés mélodieux précis, "At First Light" évolue dans des sphères musicales imbibées de paradoxes et de fragments harmonieux tintant et résonnant parmi une panoplie d’éléments percussionnistes et de soudains spasmes musicaux qui éclatent sous des notes de basses ondulantes et des tic-tacs un brin hypnotiques. Plus concis, "Beauty in Darkness" est la première mélodie à émerger de l’univers de Patrick O’Hearn. Et encore là le rythme est aussi ambigu avec ses percussions de style tablas qui tracent un envoûtant rythme tribal. Une approche rythmique qui deviendra la signature d’O’Hearn. Le jeu des synthés est tout en nuance. De souffles flûtés à des tonalités de voix célestes, ce synthé structure une approche harmonieuse qui sillonne des éclats rythmiques très mélodieux, poussant "Beauty in Darkness" vers une finale un brin dramatique. "Unusual Climate" épouse un rythme difficilement cernable. Légèrement saccadé et à peine explosif, il frétille dans une étonnante faune de percussions. Des percussions riches en frappes et tonalités éclectiques qui pétillent et encadrent un synthé suave au doux filet lyrique et harmonique. C’est un titre au rythme particulier tout comme "Malevolent Landscape" et son gros Be-bop arqué sur des percussions aux riches tonalités de verres et son rythme qui avance à pas de loups. Un peu dans la même veine que la pièce introductive, "Life Along The River Vaal" est tout simplement superbe avec son étrange approche rythmique où brusques fracas symphoniques et dramatiques ainsi que la légèreté des harmonies, crées par des synthés suaves et des accords de guitare, fusionnent en un étonnant paradoxe mélodieux. La pièce titre, "Ancient Dreams", est le premier titre du répertoire de Patrick O’Hearn à m’avoir séduit, et pour cause. De graves accords de piano sautillent et entraînent un étonnant synthé aux souffles célestes. Des voix d’anges soufflent une superbe mélodie intemporelle que des percussions déchirent à grands coups de roulements et qu’un synthé symphonique apaise. Moulé dans un judicieux crescendo "Ancient Dreams" évolue avec une intensité dramatique, multipliant les frissons et les soupirs de l’âme.
Superbement beau! Sombre et mélodieux, "Last Performance" est une courte ballade qui conclût ce premier rendez-vous avec l’univers bariolé de Patrick O’Hearn.
Avec ses rythmes ambigus et ses mélodies éparpillées dans une riche faune de percussions, Ancient Dreams peut paraître difficile à apprivoiser. Mais la découverte vaut le coup. La musique d’O’Hearn est unique et ses mélodies sont tout simplement envoûtantes. Comme moi, vous allez craquer pour la pièce titre, ensuite pour "Beauty in Darkness" et tout le reste suivra. Comme lorsque l’on découvre un univers féérique derrière une forêt aux mille mystères sonores.

note       Publiée le mardi 8 novembre 2011

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Ancient Dreams" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Ancient Dreams".

notes

Note moyenne Aucune note pour ce disque pour le moment. N'hésitez pas à participer...

Connectez-vous ajouter une note sur "Ancient Dreams".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Ancient Dreams".

Phaedream Envoyez un message privé àPhaedream
avatar

Je viens d'ajouter une belle vidéo de dessins numériques sur la musique de la pièce titre Ancient Dreams. C'est beau et bien fait :-)