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Kalisia › Cybion

cd • 4 titres • 71:11 min

  • 1Part I : Revelation14:39
  • 2Part II : Elevation21:01
  • 3Part III : Regression16:43
  • 4Part IV : Extinction18:38

line up

Brett Caldas-Lima (chant, guitare, programmation), Loic Tezenas (guitare), Thibaut Gérard (basse), Laurent Pouget (clavier), Laurent Bendahan (batterie)

Musiciens additionnels : Angela Gossow (chant - Arch enemy), Aryen Lucassen (Chant – Aeyron), Paul Masvidal (Guitare – Cynic / ex-Death), Tom McLean (Guitare - To-Mera), Andy Sneap (guitare – production), David Scott Mc Bee (chant – ex-Shock opera), Christophe Godin (guitare – Mörglbl), Ludovic Loez (chant – S.U.P), Charly Sahona (guitare – Venturia), Somn (Chant – Forest stream), Amandine Bouquet (chœur), Elodie Buchonnet (choeur, flûte et saxophone)

remarques

Tiré du site du groupe : "Cybion" est un concept album d’anticipation. Il se compose d’un unique morceau épique. Nous insistons fortement dessus, ses structures et pistes audio sont là pour permettre à l’auditeur de s’y retrouver plus facilement, mais "Cybion" doit être appréhendé comme une seule et même pièce. Celle-ci ne peut avoir de sens que dans son intégralité, exactement comme un film. Musiques et textes sont très étroitement liés, les ambiances développées cherchant à provoquer diverses émotions chez l’auditeur (que ce soit l’oppression ou la joie), lui proposant (et non lui imposant) une succession d’images et de sensations collant au plus près au développement de l’histoire (mais chacun est libre de se faire sa propre interprétation de celle-ci... tout comme chacun ressent la musique différemment). Loin de l’esprit d’une musique "jetable" des albums que l’on écoute deux fois avant de servir d’attrape-poussière sur une étagère (quand on l’a acheté...), cette œuvre peut s’avérer difficile d’accès de prime abord mais se révèle au fur et à mesure à celui ou celle qui en a fait l’effort et lui réservera toujours des surprises même après plusieurs dizaines d’écoutes. Afin de donner plus de crédibilité et de poids mais aussi de poésie à la langue imposée par la Ligue, un véritable langage, le Kal, a été créé pour ce disque. Bien loin de n’être qu’une simple traduction de l’anglais ou du français avec des mots différents, ce langage articulé possède ses propres règles grammaticales, sa propre sémantique et étymologie, et sa calligraphie est également unique. Le Kal résulte de l’étude de différents langues vivantes, mortes ou imaginaires telles que le sanskrit, le latin, l’anglais, l’arabe, le grec, l’allemand, le japonais, et même le quenya ainsi que le tengwar. Il a nécessité, de l’aveux de son créateur Brett Caldas-Lima "un nombre d’heures de travail totalement stupide au vu du peu de fois où il est utilisé".
La version digipack comprend la démo "Skies", rebaptisé "Origins" avec en plus 4 reprises de Cynic, Dream theatre, Emperor et Loudblast.

chronique

Styles
metal extrême
death metal
progressif
Styles personnels
death metal progressif complexe

Plus de 10 ans après "Skies", Kalisia donne un successeur à cette démo si marquante. Des années de travail ont été nécessaires à la réalisation de cet album dont on peut dire qu’il sort à bien des égards des sentiers battus et qu’il va donc demander une longue description. Il s’agit là ni plus ni moins que d’un concerto metal extrême constitué d’un seul long morceau, comme l’a fait Edge of sanity avec "Crinsom" I et II, un très long morceau au cours duquel Kalisia expose les différentes facettes de sa musique. La première partie ("revelation") démarre avec une intro quelque peu énigmatique dans laquelle on entend notamment le signal extra-terrestre du film "Contact". Ensuite, le groupe délivre un death metal très progressif, assez léger dans lequel s’enchaînent les défis auxquels un groupe prog/technique doit se soumettre : solos de clavier acrobatiques, breaks, ponts et j’en passe. La seconde partie ("elevation") est très similaire à la première quoi que l’on puisse éventuellement la considérer comme un poil plus sombre. Kalisia apporte pourtant, dans cette seconde partie, une touche d’expérimentation avec un pont ambiant, ou des passages electro plutôt de bon aloi. La transition vers la troisième partie ("regression") est plutôt éthérée, cette partie semble d’ailleurs un moyen terme entre la première et la seconde. On y trouve tout de même un passage qui flirte avec le brutal death avant un retour vers le metal progressif puis un passage electro plutôt opportun. Enfin, la dernière partie ("extinction") commence dans une ambiance qu’on qualifiera de pieuse avant de repartir sur un death prog’ ressemblant à celui de la partie I. Cette quatrième partie est marquée par un passage acoustique au piano avant un passage que n’aurait pas renié Dream Theatre et ainsi de suite. Seul regret : la fin de cette partie - et donc de l’album - un peu brusque peut-être comparée à la longueur de l’intro et à la durée de cet album. "Cybion" est sans conteste un grand album. On regrettera néanmoins qu’il ne soit guère accessible au premier abord, qu’il soit même très difficile à suivre voire, de ce fait, un peu décourageant à la longue. D’autres albums dans cette veine comme "Crimson" I et/ou II ou le long morceau "a change of seasons" de Dream Theatre sont d’un abord plus facile. On peut trouver une excuse et/ou une explication à cela en arguant que "Cybion" est un album sur lequel on se concentre, et non un album que l’on écoute simplement. Quoi qu’il en soit, et malgré ce défaut, on ne peut que féliciter Kalisia pour ce très bon travail et espérer que "Cybion" restera autant dans les esprits que "Skies".

note       Publiée le samedi 5 novembre 2011

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notes

Note moyenne        5 votes

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Arch-Evil › mercredi 30 novembre 2011 - 21:37 Envoyez un message privé àArch-Evil

Cybion n'a rien de révolutionnaire, il peut être progressif tant que tu veux, il n'invente rien, hormis son concept gigantesque qui le fait passer pour un skeud déjà mythique auprès d'une nouvelle fan base avec des compos riches et pourtant si impersonnelles et si fermées, gorgées de Christian Dior, de caviar industriel et autres bonbons mous ( sa face progressive qui signe un détour par d'autre contrées via un logiciel ressemble à de la musique pour discothèque... ),... derrière ça, toujours rassurant, rarement de réelles prises de risques, finalement peu de surprise et bien entendu, une production ultra-moderne étouffant le naturel ( qui conviendrait naturellement à l'ensemble, mais trop de savon synthétique, ce n'est pas bon non plus... )

Rien à voir avec le très bon skies... C'est indéniable que ce disque a nécessité un fameux travail, mais il ne m'impressionne pas, et, paradoxalement, je le trouve justement très accessible. La quantité d'éléments présents ne nuit pas de trop à sa clarté. Bonne chronique dans l'ensemble. Je vais en rester a Edge of Sanity ( avec lequel il n'a plus autant de points communs qu'avant ), ce Kalisia me semble juste moyen.

Note donnée au disque :       
cyprine › dimanche 20 novembre 2011 - 10:15 Envoyez un message privé àcyprine

Comme quoi, un "boulot immense de composition" ça ne fait pas tout. Sachant par avance que je ne supporterai pas une dizaine d'écoutes je me permets de noter cet album dès maintenant.

Note donnée au disque :       
Richter › samedi 19 novembre 2011 - 16:34 Envoyez un message privé àRichter

Tectonik, rien que ça ? Tu ne confonds pas avec le dernier David Guetta ?

Note donnée au disque :       
born to gulo › samedi 19 novembre 2011 - 10:57 Envoyez un message privé àborn to gulo

putain, c'est tectonik, ce truc / edit : OH MON DIEU ! le gars en-dessous l'a écouté au moins une dizaine de fois ! respect

cglaume › jeudi 10 novembre 2011 - 13:32 Envoyez un message privé àcglaume

Tiens c'est marrant, je le fais souvent tourner en ce moment ! Sinon je rejoins Richter: sans parler du packaging qui rappelle "On the Wings of Phoenix", la musique évoque souvent Symbyosis.