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Juta Takahashi › Silence

cd | 4 titres | 58:29 min

  • 1 Ararat (The view from the summit) [ 13:23]
  • 2 Wet Dream (A dream without special consequence) [ 14:33]
  • 3 Continua Shift (The flow of life) [ 14:45]
  • 4 Silence (Sighs of purified night) [ 15:27]

line up

Juta Takahashi (Synthé Yamaha et Access Virus avec Plug-Ins, Dulcimer, Mellotron, Wind Chime et effets électroniques)

remarques

Pour plus d’info sur Juta Takahashi et entendre des extraits MP3, on visite son site web; http://www3.plala.or.jp/lunisolar/

chronique

Après m’avoir séduit avec l’approche méditative de Hymn, Jutaro Takahashi revient à la charge avec un album qui est plus mouvementé et plus implosif. Réalisé en Novembre 2010, Silence est composé de 4 titres d’une durée moyenne de 14 minutes. Quatre titres imprégnés d’une certaine mélancolie où le maître de l’ambiant Japonais plonge dans l’intériorité pour remuer les sentiments refoulés. C’est un bel album où les émotions flottent à fleur de musique. "Ararat" est une étrange ode mélancolique qui s’entend dans un sombre univers aux tonalités métallisées. Une ligne de synthé émerge au loin et s’élève pour ondoyer délicatement. Comme un fleuve iridescent, cette ligne coule et débouche vers une autre plus nasillarde et métallique. Elle enveloppe avec une lourdeur nacrée la douce oscillation de la ligne introductive, alors qu’une autre ligne joint cette douce introduction morphique où lignes par-dessus ligne, "Ararat" flotte de ses souffles et vents cosmiques hybrides. Des notes, fortement pincées, d’un Dulcimer tombent sur ses lignes qui s’enchevêtrent comme de lentes vagues cosmiques et résonnent dans un maillage musical assez métallisé. Elles flottent, errent et dessinent par moments de brèves mélodies ainsi que des parfums mélancoliques des spiritualités japonaises. Un long titre où le bruit des vagues et les tintements des carillons façonnent une envoûtante ode océanique, "Wet Dream" coule comme un fleuve de sérénité. Ce titre aux délicats mouvements imprégnés d’une fascinante mélancolie débute avec de chatoyantes vagues synthétisées qui rayonnent et clapotent dans un doux maelström aquatique. Des accords d’un carillon flottent et tintent impromptument sur la surface de cette eau chimérique, tels des cailloux bondissants ici et là pour former des cercles imparfaits. Ces vagues ourlent, tel des vents cosmiques, avec une tranquillité onirique, alors que les somptueux violons du Mellotron en caressent les lents mouvements scintillants, ajoutant une douce profondeur émouvante à ce poème musical cosmico-halieutique. Plus atonal et moins musical, "Continua Shift" est un long mouvement linéaire où les souffles et vents cosmiques s’entremêlent dans un intense bouillon de strates synthétisées. Ces couches flottent et s’enlacent dans une éternelle danse morphique avec de lentes implosions cosmiques qui s’entortillent autour de ce long périple linéal. Avec ses couches de synthé qui s’entrecroisent dans une ode au silence, "Silence" est le titre le plus implosif du dernier opus de Jutaro Takahashi. C’est une longue croisade de sérénité où d’émouvantes et tressaillantes couches de synthé embrassent les longs soupirs du Mellotron et forment d’intenses implosions qui jettent une approche empreinte d’une mélancolie spirituelle. Orné d’éparses notes de piano qui errent parmi ses longs souffles entrecroisés, "Silence" coule comme un sombre poème sur la paix intérieure, là où personne ne peut entrer. Comment ausculter la musique ambiante sans se répéter? Eh bien, Jutaro Takahashi semble avoir trouvé la façon. Quoiqu’assez similaire à Hymn, Silence se démarque par l’ajout des strates de Mellotron qui ajoutent plus de relief à ses introspections ambiantes. Les notes de piano et Dulcimer qui tombent parcimonieusement pour errer entre les entrelacements des couches de synthé et Mellotron ajoutent encore plus d’émotivité à la musique du synthésiste Japonais. Mais l’un dans l’autre, la musique ambiante trouve sa force dans la fluidité et l’harmonie de ses mouvements, et à cet égard, Jutaro Takahashi peut-être aisément comparer à Steve Roach, Michael Stearns et autres maîtres de l’ambiant contemporain. Disponible sur CD Baby

note       Publiée le samedi 1 octobre 2011

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