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Jerome Froese › Neptunes

  • 2005 - Moonpop, Moonpop-Moon CD 702 (1 cd)

cd | 12 titres | 77:53 min

  • 1 Radio Pluto [7:30]
  • 2 Friendship 7 [10:35]
  • 3 The Fade from Death to Afterlife [4:32]
  • 4 My Reality At 52 Degrees of Latitude [5:47]
  • 5 Sky Girls [6:29]
  • 6 Decoding With Celine [10:12]
  • 7 Through the Moving Light [5:21]
  • 8 A Room In The House Closed To The Public [6:33]
  • 9 C8 H10 N4 O2 (Re-stirred 2005) [7:34]
  • 10 The Murder Mystery Dinner Train [6:56]
  • 11 At Marianas Trench [5:17]
  • 12 40 Sublunary Seconds [0:40]

enregistrement

Composé et enregistré par Jerome Froese à Berlin, Allemagne en 2004 et 2005

line up

Jerome Froese (Guitares, basse, synthé, claviers, boîtes à rythmes et FX)

remarques

Pour connaître un peu plus le monde de Jerome Froese , visitez son site au http://www.jeromefroese.com/

chronique

Styles
musique électronique
Styles personnels
guitartronica

Ouf! Qu’il y a du jus et de la puissance sur Neptunes. Un opus que j’ai trouvé brutal et très rock mais au final et après plusieurs tentatives, que j’ai adoré. Il tourne en boucles dans l’auto! Faut comprendre que je ne suis plus vraiment friand des rythmes lourds qui dévissent les planchers, mais si l’on compare cette œuvre de Jerome à 220 Volts (vous vous rappelez comment ça avait secoué les fans du Dream?), on découvre tout le charme de Neptunes. Sauf que ce premier album solo de JF est tout en nuances. Les rythmes lourds sont au cœur de belles ambiances avec un bon dosage des séquences, d’accords de clavier et des couches ou nappes de synthé, mais aussi de bonnes percussions et surtout une guitare par moments ambiantes, harmonieuses et très lourde. Il est écrit à l’intérieur de la pochette que Neptunes était majoritairement bâtit autour des guitares. C’est un lourd rock électronique que Jerome appelle Guitartronica. Oui il y a beaucoup de guitares et de la grosse, remplie de solos incisifs et des riffs pesants. En fait, Neptunes réunit tous les ingrédients pour plaire autant aux amateurs de MÉ que de rock électronique. Les 2 premiers titres de Neptunes ("Radio Pluto" et "Friendship 7") sont aussi sur Radio Pluto. Deux titres aux structures ambivalentes où les rythmes côtoient des approches plus éthérées (voir la chronique de Radio Pluto). "The Fade From Death To Afterlife" tempère les ambiances et démontrent que Jerome est tout aussi à l’aise avec des titres ambiants. C’est une très belle pièce de musique où un synthé chatoyant miroite ses accords scintillants qui sont entourés de beaux effets sonores et d’une suave voix angélique. Un très beau titre planant comme "At Marianas Trench" et ses accords de guitare qui remplacent la voix des anges et "40 Sublunary Seconds" qui conclut d’une brillante façon le 1ier opus solos de Jerome. Après une intro assez planante, où une variété d’accords et de tonalités sautillent sur une structure linéaire embrassée de brefs solos de guitare, " My Reality At 52 Degrees Of Latitude" s’éveille au rythme avec de lourdes pulsations résonnantes. Suivant un fougueux solo de guitare qui flotte sur cette intro hésitante, le rythme plonge dans une lourdeur abyssale avec de solides percussions et de furieux solos torsadées émanant d’une guitare furieuse. Un rythme lourd et puissant sculpté dans une étonnante basse et de superbes arrangements orchestraux, survolés par une guitare survoltée qui lance de superbes solos déchirants et stridents. Définitivement l’un des bons titres sur Neptune tout comme "A Room In The House Closed To The Public" qui présente un peu plus de passages plus pondérés, nourris de gros riffs. Une sombre onde d’un synthé brumeux et des accords d’une guitare rêveuse ouvrent "Sky Girls". Des accords de clavier zigzaguent et accompagnent la guitare, alors que la brume synthétisée est décorée de chœurs angéliques et triturée des riffs d’une guitare planante. Lentement, "Sky Girls" se dirige vers un soft techno rock, un peu comme Radio Pluto, avec une rythmique qui ondule sur des percussions nerveuses et de bons solos de guitare. Un bref passage rythmé qui s’apaise avec des accords ondulant sur une courbe ascendante, survolé de solos mélancoliques. "Decoding With Celine" est un autre titre qui nous plonge dans l’ère TD, du genre 220 Volts, avec un bon mouvement séquentiel qui sautille sur une longiligne et ondoyante ligne de synthé embrumée. Les percussions amorcent un éveil du rythme qui est vite rejoint par de mélodieux accords d’une guitare sobre et un synthé aux solos plaintifs. Toujours nerveux, le rythme atteint un point de rupture où ambiances plus planantes et couches de synthé survolent des percussions toujours aussi vives. Et le rythme reprend avec des accords qui gambadent et sont harponnés par de furieux solos de guitare, nourrissant l’ambivalence des rythmes de "Decoding With Celine". Des accords d’une guitare acoustique un brin métallique ouvre le très beau "Through the Moving Light". Les percussions déboulent pour marteler un rythme franc et sec, alors qu’un piano et une guitare lance de beaux accords et solos mélodieux sur un rythme lent et lourd. C’est un beau rythme et une incroyable mélodie, du genre électronique Beatles, où l’approche mélodieuse est subdivisée par plusieurs instruments mais c’est la guitare qui prédomine avec de beaux accords, des couches éthérées et rêveuses ainsi que des beaux solos qui décrochent des soupirs de l’âme. "C8 H10 N4 O2 (Re-stirred 2005) " est légèrement modifié sur Neptunes où il prend une belle tangente techno rock, qui entrecoupe une structure plutôt ambiante. "The Murder Mystery Dinner Train" nous replonge dans des structures ambivalentes où le puissant rythme est entrecoupé de passages plus calmes. Des rythmes furieux et lourds, martelés de bonnes percussions, de bons riffs de basse et guitares ainsi que de lourds solos incisifs qui déchirent la toile rythmique. Autant Neptunes est lourd, autant il est mélodieux, divisé et déchiré entre des passages éthérés, des ambiances cosmiques, de belles mélodies et des riffs de guitare lourds et brutaux qui cognent sur des beaux solos. J’ai été étonné par la puissance de Neptunes et de ses intercales harmonieux et ambiants. Mais j’ai surtout été surpris du constater son importance dans les approches rythmiques du Dream. Seul et libéré du carcan de Tangerine Dream qui, à l’époque cherchait à conquérir 2 publics, Jerome est très à l’aise autant dans les guitares que les synthés et les ambiances que les rythmes. En fait, je me demande pourquoi le Dream n’a pas emprunté cette voie où l’éthéré croise à merveille des rythmes lourds et imprévisibles qui foisonnent sur ce premier opus solo de fiston Froese. Neptunes est un solide opus qui saura vous conquérir…C’est ce qui m’est arrivé, après quelques années à me faire tirer l’oreille.

note       Publiée le lundi 26 septembre 2011

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