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Remy › The Great Church Trilogy

cd | 8 titres | 77:33 min

  • 1 Overture [ 5:53]
  • 2 Belief [ 11:16]
  • 3 The Traveller (Part 1) [ 10:24]
  • 4 Silent Conversations [ 7:53]
  • 5 Sinfonia Senza Percussione (Part 2) [ 15:09]
  • 6 Sinfonia Senza Percussione (Part 3) [ 9:42]
  • 7 MMIX a.D. [ 11:18]
  • 8 Requiem [ 5:58]

enregistrement

Enregistré entre Novembre 2007 et Novembre 2010 au Grote of St.Bavokerk/Great Church of Haarlem

line up

Remy (Synthé, claviers, piano, séquenceurs, percussions électroniques et FX)

remarques

Pour entendre des échantillons sonores et en savoir plus sur Remy, visitez son site web au : http://www.akhrecords.nl/

chronique

Enregistré lors de différents concerts donnés dans la Grotte de St.Bavokerk entre 2007 et 2010, dans le cadre d’une foire du livre, The Great Church Trilogy respecte la signature de Remy avec une musique empreinte de mysticisme et de mystère. Un très bel album aux ambiances et atmosphères autant nocturnes que cosmiques, il flotte entre nos deux hémisphères comme une musique aux contrastes d’une poésie sans mots. Une musique forgée à l’intérieur d’un monde de fantaisies, aux milles rêves d’un rêveur inassouvi par la puissance de ses illusions. Enregistrés lors du tout premier concert, le 10 Novembre 2007, "Overture" et "Belief" sont 2 titres qui s’enchaînent et nous entraînent dans les lourdes atmosphères diurnes de Remy. Une grosse orgue ténébreuse aux couches flottant tel des spectres dans la nuit ouvre "Overture". Elles volent et errent avec de fines modulations, appuyées d’un délicat mouvement d’une ligne de basse. Une basse qui échappe des notes plus tranchantes, débauchant une spirale d’accords limpides et scintillants qui tournoient comme un carrousel de glockenspiels parmi de lourdes et sourdes pulsations métalliques. Le synthé est aussi lyrique que dramatique et tisse une ambiance sinistre avec des couches et des nappes qui flottent et soupirent autour des sonorités d’orgue des ténèbres. L’introduction de "Belief" est meublée de ses souffles hachurés qui respirent furtivement, croisant des nappes de synthé plus éthérées qui avancent avec une ligne de basse aux pulsations sourdes et de fins arpèges limpides. Une intro moulée dans l’ombre d’"Overture" mais qui devient plus musical avec une progression dans le rythme, initié par de fines percussions qui claquent sous de discrets solos de synthé. Enregistré l’année suivante, le 15 Novembre 2008, "The Traveller (Part 1)" est une belle œuvre minimaliste débutant avec des lourds roulements de tambour qui libèrent de fines ondes zigzagantes et un doux piano romanesque. Un piano dont la série de notes minimalistes moule une belle mélodie nocturne qui tourne et égare des notes plus mélodieuses dans le parcours d’une grasse voix de ténor et de discrets souffles fantomatiques. Très belle, cette voix synthétisée permute en délicats souffles romanesques et spectraux. Elle flotte au-dessus d’un piano aux notes plus harmonieuses et de fines percussions dont les frappes arythmiques augmentent l’intensité de "The Traveller (Part 1)", alors que de fins solos vacillants flottent et tanguent sur la douce union des voix et du piano au fin galop minimaliste. Après le superbe "Silent Conversations" (voir EoD), "Sinfonia Senza Percussione" nous enfonce encore plus dans les noirceurs noctambules de Remy qui prend une tangente un peu plus cosmique. Le concert de 2009 à du être reporté à cause de la naissance du fils de Remy. En lieu et place, des enregistrements ont été diffusés à la Grotte de St.Bavokerk. Ces enregistrements ont été rejoués en concert lors de la prestation du 13 Novembre 2010 dont les prochains titres ont été performés. Une symphonie sans percussions, "Sinfonia Senza Percussione Part 2" se dévoile sous un ciel cosmique où scintille des étoiles comme dans les belles années analogues de Klaus Schulze. Des sillons et de filiformes couches d’un synthé aux sonorités de violons flottent auprès de plaintifs solos qui errent parmi les discrets chants d’une chorale cosmique. Au loin, on entend de fins arpèges cristallins serpentés comme une fine spirale ondulante. Des arpèges qui croisent d’autres accords limpides, traçant un léger mouvement séquentiel pivotant sous les suaves strates violonées et solos d’un synthé toujours aussi ténébreux. Cette délicate impulsion spiralée danse sous de brumeuses couches d’un violon synthétisé qui échappe aussi de fins solos torsadé, guidant ce titre cosmique vers l’enchevêtrement de "Sinfonia Senza Percussione Part 3". Un titre aussi ambiant mais sans séquences, où des notes de piano errent parmi des souffles et ululements cosmique, créant une ambiance surréaliste pour une mélodie qui tente de percer un voile sclérosé. Superbe, "MMIX a.D." tournoie comme les carrousels des vielles boîtes musicales, reprenant un peu le mouvement séquentiel de "Sinfonia Senza Percussione Part 2". Sauf qu’ici il est plus intense avec des accords limpides qui tournicotent plus vivement tout en évoluant sur une tangente ascendante. Un synthé mellotron échappe une douce brume irisée et des cordes d’un violon chimérique caressent la rotation de cette belle spirale séquencée qui est accompagnée d’une discrète chorale et de fines percussions/pulsations folâtres qui tournoient et papillonnent autour de ce beau mouvement circulaire. Et puis les chœurs, violons et percussions s’enroulent et martèlent avec plus de vivacité, alors que de longs et sinueux solos de synthé remplacent les souffles flûtés pour plonger "MMIX a.D." dans une puissante rythmique rotative qui s’atténue dans les souffles d’une finale qui épouse l’intro de "Requiem", un titre lent et ambiant où un piano échappe ses notes parmi de denses strates d’un puissant synthé mellotronné. Encore une fois Remy nous offre un album où les harmonies et mélodies survivent à des structures à la fois sombres et romanesques où chœurs et violons chimériques jettent des voiles de mystères qui sied si bien l’architecture des structures médiévales comme celles de la Grande Église de Haarlem. Il y a de superbes ambiances et mélodies autour de The Great Church Trilogy, un album qui se rapproche un peu des structures de son célèbre Exhibition of Dreams et nous plonge dans un univers imprégné d’un romantisme aux couleurs d’une imagination sans limites.

note       Publiée le vendredi 23 septembre 2011

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Twilight › vendredi 23 novembre 2012 - 00:33  message privé !
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J'ai écouté quelques extraits, il y a l'air d'avoir de belles choses là-dedans. A creuser.