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F.D.Project › Water and Earth

cd | 8 titres | 74:55 min

  • 1 Under Water [ 9:45]
  • 2 Norway - My Heart Is With You [ 9:24]
  • 3 Sunday afternoon [ 6:04]
  • 4 Earth [ 11:51]
  • 5 Sonar [ 12:36]
  • 6 Nightwalk [ 5:56]
  • 7 Evolution (John Dyson) [ 5:47]
  • 8 Live Studio Recording for Satzvey Castle Concert 2011 (Bonus) [ 13:21]

extraits vidéo

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line up

Frank Dorittke (Roland JP8000, Roland gaia, Access Virus Indigo, Korg M50, Korg R2, Boss DR880, Manikin Schrittmacher, Lexicon MPX 110, Kawai MAV8, Yamaha MG166CX, Guitares Ibanez et Gibson et Line6 POD X3 Live)

remarques

L'album sera disponible le 30 Septembre prochain et on peut le commander au http://www.space-music.de/ On peut aussi entendre et télécharger de la musique de FD sur son site.

chronique

C’est avec beaucoup d’émotivité et de passion que Frank Dorittke entreprend Water and Earth, un très bel album où les mélodies sont délicieusement moulées par de superbes mouvements séquentiels. Des séquences multiples qui s’entrecroisent sous des couches de synthé à la fois caustique et onirique, ainsi qu’une guitare aux riffs toujours lourds mais aux solos parfois violents et parfois mélancolique. "Under Water" ouvre avec de d’oblongues et sinueuses ondes d’un synthé aux sonorités hybrides qui s’entrelacent alors que de fins arpèges cristallins sautillent et dansent dans un léger mouvement zigzagant. Ces accords de verres forment un beau mouvement séquentiel qui ondule d’une démarche légèrement saccadée, appuyée d’une ligne de basse aux fines pulsations vrombissantes. Cette très belle spirale séquentielle augmente la cadence avec l’arrivée des percussions que Frank Dorittke manipule avec force, martelant une cadence hypnotique qui suit la courbe ascendante de ses séquences. Le rythme permute légèrement lorsque la six-cordes électrique s’éveille pour libérer des sulfureux et langoureux solos cosmiques qui chassent les sinueuses ondes métalliques et transportent "Under Water" vers un suave rock cosmique qui danse au rythme de ses séquences. "Norway - My Heart Is With You" est un vrai petit bijou. Son intro danse avec des accords de claviers qui sautillent, ondulent et s’enlacent à de brefs et suaves solos d’une guitare qui rêve sous une fine chute chimérique. Tout est magique dans "Norway - My Heart Is With You". La chute d’eau se métamorphose en vent cosmique où de discrètes voix célestes soufflent sur des accords de claviers épars. La tristesse et la solitude se font sentir avec les lents solos de guitares qui traversent la douceur d’un mouvement ondulatoire, balayé par les vents cosmiques d’une ambiance vaporeuse où un voile mellotronné ceinture d’une passion retenue et refoulée aux frontières de la mélancolie. Perçante, la guitare de FD flotte comme des cris de déchirements sous une ligne de synthé qui balaie l’horizon de sa sonorité sombre et menaçante. Et l’intensité de "Norway - My Heart Is With You" atteint son apogée avec l’arrivée des percussions qui moule une lascive structure sensuelle et trace les lignes d’un curieux boléro où les solos de guitare foisonnent avec passion et acuité parmi des riffs qui deviennent plus lourd, moulant un sensuel rock électronique secoué de puissants roulements de batterie. Avec "Sunday Afternoon" FD nous offre une fusion jazz/blues sur une structure sensuelle où arpèges scintillants et poussières d’étoiles brillent autour de lents et sinueux solos de guitares parfois sobres, parfois stridents. Un beau titre cosmique à la Software, "Earth" offre un savoureux ballet spatial avec de scintillantes séquences de verres qui dansent d’une cadence hypnotique sur un beau mouvement séquentiel oscillatoire. De sobres percussions, une ligne de basse et d’étranges pulsations aux sonorités de canard accompagnent cette délicate danse onirique qui berce son mouvement séquentiel dans une belle brume mellotronnée et accroît un peu sa cadence sous de beaux solos de synthé. "Sonar" est un autre titre génial où FD démontre sa dextérité à manier autant les séquences que ses guitares. Des sonorités d’échosondeurs émergent des profondeurs et forgent un mouvement séquentiel ascendant, dont les frappes sonnent comme des coups d’enclume, sous un ciel truffé de souffles réverbérant d’un synthé sombre. Une autre ligne séquentielle se forme. Ses accords sont plus délicats et répondent à l’écho des résonnances de l’échosondeur. Des solos de synthé torsadés enroulent ce cercle statique où pulsations hétéroclites dansent sur un mouvement séquentiel qui s’enrichit d’une autre ligne, alors que les solos de synthé traversent avec indiscipline un mouvement arythmique qui tourne inlassablement dans le tourbillon de ses séquences. Les percussions plongent "Sonar" dans un infernal mouvement sphérique aux pulsations hétéroclites et aux puissants solos d’une guitare qui échappe de lourds riffs sur une structure tourbillonnant sans cesse. Plus fluide, "Nightwalk" vole d’un beau mouvement séquentiel oscillatoire. Les séquences se juxtaposent sur une structure mélodieuse où les vents cosmiques sont très musicaux et côtoient de beaux solos de guitare sur une belle permutation rythmique. "Evolution" est une belle ballade électronique composée par John Dyson. Un synthé flûté chante parmi des étoiles dessinées par les accords d’un synthé. Un synthé mélodieux qui échappe de délicats solos, en concordance avec la fine approche séquencée. Mais FD s’amuse avec la batterie et martèle un rythme farouchement indiscipliné où de furieux solos de guitares s’arriment aux frappes endiablées alors que la structure de "Evolution" retourne à la musicalité de son point d’origine. Live Studio Recording for Satzvey Castle Concert 2011 est un titre en prime composé pour ce festival, mais joué et enregistré dans les studios de FD. Il complète ce 11ième opus de FD Project avec la même approche musicale que l’on retrouve un peu partout sur Water & Earth; un tempo progressif ceinturé d’ondes réverbérantes et torsadées qui roucoulent dans un ciel obscur alors que les séquences dansent d’un vif mouvement circulaire. De fins solos sinueux flottent au-dessus de ce mouvement qui connaîtra une descente dans des ambiances vaporeuses avant de renaître d’un tempo plus vif et sec avec des accords aux tintes hybrides qui claquent un délicieux mouvement aussi musical qu’hypnotique. On peut voir l’intégrité de ce titre, qui dure près de 35 minutes, sur YouTube. Entre ses influences pour Mike Oldfield et Tangerine Dream, Frank Dorittke continue à se forger un nom en alignant de solides albums. En ce qui me concerne, Water and Earth est son meilleur à date. On y sent un FD plus mature et plus sûr de ses moyens. Un FD qui a assurément appris de ses sessions avec Ron Boots car il aime entourer ses compositions de rythmes complexes et évolutifs où les mélodies et atmosphères sont assiégés par de séquences et lignes de synthé aux multiples musicalités. Le tout est toujours entouré d’une guitare mordante et incisive qui chante autant qu’elle pleure à l’ombre de ses structures hypnotiques.

note       Publiée le samedi 17 septembre 2011

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