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Robert Schroeder › Computer Voice

cd | 9 titres | 41:52 min

  • 1 In Space [ 2:50]
  • 2 Computer Voice [ 4:20]
  • 3 In Orbit [ 6:11]
  • 4 Galaxie Cygnus-A (Part II) [ 5:40]
  • 5 Back to the Earth [ 4:37]
  • 6 Rotary Motion [ 5:39]
  • 7 Liberty Island [ 2:59]
  • 8 Galaxie Cygnus-A (Part V) [ 4:37]
  • 9 Eclipse [ 5:13]

extraits vidéo

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enregistrement

Composé et enregistré entre Juillet et Septembre 1984 dans les studios Aachen et sorti en 1985 sur Racket Records. Robert Schroeder a retravaillé le son et ajouté un titre en prime sur une version retravaillée de News-Music en 2010

line up

Robert Schroeder (Synthétiseurs, claviers et effets électroniques)

Musiciens additionnels : Micki Meuser (E-Basse sur Computer Voice) Charly Buechel (Guitare sur In Orbit)

remarques

Pour en savoir plus sur Robert Schroeder et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.news-music.de/home_e.html Racket Records CD 715025 en 1985 et Remasterisé en 2010 sur News-Music CDR-12.006

chronique

Computer Voice a été conçu dans la foulée de la digitalisation des albums sur Compact Disc et des remastering du début des années 80, afin d’optimiser la puissance sonore des transferts d’albums sur CD et ainsi justifier la fin des albums. C’est aussi une courte rétrospective des œuvres de Robert Schroeder où le synthésiste d’Aachen a choisi 4 titres tirés des albums Galaxy Cygnus-A (Galaxy Cygnus-A Parts II et V), Floating Music (Rotary Motion) et Mosaique (Computer Voice) pour les digitaliser et les mélanger à 4 autres titres inédits de cette époque. Il en résulte en une étonnante fusion de musique éditée et inédite qui se moule superbement bien en un long titre de 37 minutes où des rythmes plus fluides et des sonorités plus puissantes embrassent les approches plus éthérées et cosmiques des nouveaux titres; In Space, In Orbit, Back to Earth et Liberty Island. En 2009 Computer Voice se refait une sonorité avec une technologie informatique des studios Aachen qui vise à augmenter la qualité et précision sonore sans remixer l’œuvre originale, comme sur Paradise. Cette nouvelle version améliorée inclut aussi un titre en prime, "Eclipse". Comme un dialecte extra-terrestre, de lourds et brefs souffles bourdonnants ouvrent "In Space". Ces métalliques souffles rauques, cosmiques, ou informatiques, se perdent dans les douceurs éthérées des synthés de Schroeder qui dessinent de fins, sinueux, lascifs et délicats solos oniriques qui se fondent dans un superbe décor cosmique où de fins arpèges en émergent pour danser maladroitement vers l’ouverture de la pièce titre; "Computer Voice". Ici, ce titre phare de l’album Mosaique revêt une toute autre dimension avec sa sonorité digitale. Amputé de près de 8 minutes, Computer Voice n’a que le rythme de sa version original. Un rythme graduel débutant par ces accords hésitants de la finale de "In Space" qui se dandinent et s’entremêlent sur une structure mordue par une bonne basse hoquetante, harponnée par des avalanches de percussions électroniques de style Tablas et piquée par des pulsations sourdes qui tracent une rythmique légèrement saccadé, aussi minimaliste qu’hypnotique. Les solos de synthé sont mordants et strident. Ils entourent "Computer Voice" de leurs longs souffles torsadés jusqu’à ce qu’une délicate permutation bascule le mouvement par approche beaucoup plus délicate où les fins arpèges scintillant retrouvent leurs droits harmonieux sur des pulsations hypnotiques. Et bang! Nous tombons dans le néant statique de "In Orbit" où cymbales et souffles de synthé métalliques flottent dans une ambiance magmatisée qui débute par un long souffle caustique et résonnant. Les cymbales cliquent dans une structure atmosphérique imprégnée d’accords de guitares et des riffs de clavier qui s’entrecroisent parmi des couches de synthé autant mélodieuses que menaçantes qui, par moments, sonnent comme des chœurs métallisés. "In Orbit" flâne autour de ses axes musicaux aux mouvements incertains avant d’atterrir dans les ‘‘Wah’’- ‘‘Wah’’ des canards cosmiques de "Galaxie Cygnus-A (Part II)", l’un des beaux morceaux de Schroeder. Ici la structure mélodieuse tremble devant les lourdes percussions, mais l’essentiel de cette mélodieuse incursion spatiale et musicale subsiste et reste d’une superbe musicalité, même si fortement digitalisée. "Back to the Earth" démarre avec des coups d’enclumes frappant avec la régularité d’un pendule hypnotisant. Une séquence accote ce tic-tac alors qu’un autre mouvement séquentiel, plus vicieux et ondulant, trace un lourd rythme circulaire. Sous le coup d’un rythme sec et tranchant, "Back to the Earth" est envahit par de sombres et menaçants élans de synthé symphonique alors que de puissantes frappes d’enclumes métalliques redirigent un rythme qui devient aléatoire et bifurque sous de stupéfiants solos de synthé. C’est tout un superbe morceau de musique que Schroeder nous met dans les oreilles (faut pas oublier que nous sommes en 1984). Un titre puissant qui tombe dans le tourbillon de "Rotary Motion" et de son rythme chaotique, dont les structures bondissantes s’agitent sous de bonnes frappes de percussions électroniques et de son percutante furie synthétisée où les solos hurlent dans une étonnante cohésion. "Liberty Island" est un bref titre ambiant où les accords incertains avancent et résonnent dans un magnétisme sidéral imprégnée d’une séduisante faune électronique. C’est une superbe intro qui donne une toute autre dimension au superbe "Galaxie Cygnus-A (Part V)" qui, bien qu’amputé de près de la moitié de son temps, reste sublime avec son approche séquentiel minimaliste dont les délicates frappes alternent sous de splendides solos torsadés qui pleuvent dans une ambiance truffée de sonorités galactiques. "Eclipse" conclût cette réédition de Computer Voice avec un douce approche voluptueuse où le rythme s’assoit sur une belle ligne de basse aux courbes rondes, de discrètes notes de piano et de fines percussions qui moulent un tempo toujours cosmique mais empreint d’une touche plus lounge ou jazz, que groovy. Le synthé est plutôt mélancolique et échappe de beaux solos à la Vangelis alors que les effets sonores sont toujours légions dans ce titre qui est vraiment imprégné des atmosphères de Paradise et Floating Music. Computer Voice est plus qu’une rétrospective. C’est l’album idéal pour découvrir la première ère de Robert Schroeder et un brillant amalgame de titres connus et juste assez transformés pour les rendre un brin méconnaissables dans un nouvel environnement constitué de titres qui se rapprochent brillamment des originaux. Un genre de casse-tête musical où les rythmes, harmonies et atmosphères s’enchevêtrent dans une parfaite harmonie qui nous donne la vague impression d’entendre ou de découvrir une nouvelle version de Galaxy Cygnus-A ou un album inédit de la période Floating Music et Paradise. Un indispensable!

note       Publiée le vendredi 26 août 2011

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Phaedream › vendredi 26 août 2011 - 00:37  message privé !
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