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Conscientia Peccati › Culpa Somniorum

cd • 11 titres

  • 1Prima Lux 4:07
  • 2Black Moon 4:52
  • 3Mare 3:39
  • 4Traum 2:25
  • 5Tanz 3:49
  • 6Certamen 7:12
  • 7Destroyer 6:53
  • 8Atlach-Nacha 11:00
  • 9Morpheus 5:18
  • 10Invocation (Ritual V) 11:08
  • 11Golden Spider 4:50

enregistrement

1998-2002

line up

Martin Steinebach

remarques

chronique

Le ridicule, j'en parlais tantôt, n'a jamais tué ni embêté le moins du monde Martin Steinebach, petit lutin affairé dans les coulisses de Conscientia Peccati, son projet néoclassique aux synthés kitsch. Et souvent, comme avec Summoning ou que sais-je encore, quand on y va à fond, cela fonctionne parfaitement. Culpa Somnorium pourrait (et devrait) être la B.O. de je ne sais quel jeu vidéo fantastique sorti il y a vingt ans. Fièrement affublé de références psychanalytiques et occultes, le thème – le sommeil et les rêves – se laisse porter tranquillement, et l'auditeur avec. C'est qu'au delà des instrumentations synthétiques, on retrouve l'ambiance toute particulière des productions de certains labels de l'Europe de l'Est tels OBUH Records, avec des artistes tels que Ksiezyc ou Za Siodma Gora, qui véhiculent un air mystérieux, sinon mystique, qui semble sans âge, au delà de la culture qui la porte, grâce à des trames mélodiques fortes et un excellent équilibre entre les différentes sources sonores, plus folkloriques ou carrément atavistiques. C'est peut-être, puisqu'on est ici dans le domaine psychanalytique, un effleurement de l'inconscient collectif si cher à C.G. Jung et qui n'est certainement pas réductible à sa forme, toute simpliste qu'elle soit. On entend clairement au travers des occultes 'Certamen' ou 'Atlach-Nacha' ce souffle, certes imprégné d'une certaine esthétique mais non souillée par celle-ci. On se dit finalement que troquer l'instrumentation pour quelque chose de plus authentique desservirait le projet en distrayant l'auditeur par une forme plus «soignée» mais moins directe et plus contraignante. Je trouve presque dommage par ailleurs que Martin S. ait abandonné le format K7, artefact s'il en est, qui sied pourtant à merveille à cette musique tout aussi désuète au charme pourtant étrange et attirant.

note       Publiée le mardi 2 août 2011

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Lord Sébastyén Envoyez un message privé àLord Sébastyén

Tiens donc Conscienntia Peccati ici... J'aime bien cet album. En effet ça sonne un peu kitsch ou cheap mais cela fait son charme. Très agréable à écouter (et ré-écouter). Encore une bonne prod de Palace of Worms !!!

Note donnée au disque :