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Cemetary 1213 › The Beast Divine

cd • 10 titres • 39:00 min

  • 1The Lighting/Firewire
  • 2Union of the Rats
  • 3Silicon Karma
  • 4Antichrist 3000
  • 5The Carrier
  • 6Linking Shadows
  • 7Sunset Grace
  • 8Dead Boy Wonder
  • 9Empire of the Divine
  • 10Anthem Apocalypse

line up

Mathias Lodmalm (chant, guitare), Manne Engström (chant, guitare), Vesa K. (basse), Christian Silver (batterie)

remarques

chronique

Allergiques au gothic-metal dans ce qu'il a de plus lisse et aseptisé, passez votre chemin. The Beast Divine est un one-shot serti Cemetary 1213, entité identique à Cemetary (ils ont juste ajouté "1213" au patronyme, du nom d'un de leurs titres de Last Confessions) et siamoise de Sundown - deux groupes apparemment assez controversés chez les amateurs, mais dont l'un comme l'autre je n'ai jamais entendu la moindre note, ce qui m'évitera d'avoir à comparer ou à faire mon intéressant sur des questions de purisme. Niveau esthétique, je pourrais juste vous dire que l'oiseau décharné sur la pochette est le même que celui sur celle du Last Confessions de Cemetary, mais vous n'en auriez rien à cirer, donc je le dirai pas. The Beast Divine sort en l'an 2000, l'année clé du passage au nouveau millénaire ; une année charnière pour le métal extrême, la phase de glaçage honteuse, la transition plastique : production bien nette et clinique agrémentée de sons electro comme il était alors très tendance d'en entendre chez des groupes aux origines heavy black thrash ou death, surtout venant de Scandinavie (faut-il refaire la thèse sur tous ces disques, re-citer And oceans, Kovenant, Grand Declaration Of War, Peter Tatgren ?), riffs heavy metal chromés et tranchants de près comme le rasoir dernière génération, musique et chant entre death mélodique et gothic metal en faisant possiblement un groupe de dark-metal. Dès l'intro surpuissante avec les violons en plastoc et le martelage guitaristique pétillant de souplesse, tout est posé, tout sera net et précis. Y a des accélérations en inox, des soli polycarbone, c'est bonnard. "Sunset Grace" qui fleure bon le Paradise Lost période One Second/Tiamat, "Linking Shadows" ou "Dead Boy Wonder", gothic écorché sur des riffs heavy metal "5 lames-coussinet protecteur aloé-véra" façon Andy LaRocque, se gravent dans le marbre des goûts douteux, tandis que d'autres pistes glissent tranquillement ("Union Of The Rats", plus proche de Metallica, "Silicon Karma", emo-nase, ou le final maidenesque "Anthem", laid comme du In Flames). Dans les bons moments, on peut aussi penser au Rotting Christ de Khronos, ou à un Samael circa Passage en plus gay et auréolé d'influences cyber-nu-métal... Oui je l'admets, j'ai une tendresse impossible à cacher pour cet album plutôt quelconque, fruit d'une scène remplie ras la gueule de clones aux pochettes similaires, au compos et aux paroles identiques, déjà parce qu'il fût un de mes tout premiers disques de black métal (ce que je croyais en être plutôt), commandé chez Adipocere (ou Holy records je sais plus) reçu avec circonspection et accueilli dans la fébrilité adolescente, ensuite parce qu'il est efficace même avec le recul, réunissant quasi-exclusivement les plans les plus clichés du genre, mais parvenant à charmer malgré tout et à gagner une aura personnelle.

note       Publiée le samedi 9 juillet 2011

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vargounet › samedi 9 juillet 2011 - 02:51 Envoyez un message privé àvargounet

Pourquoi 1213 ? Pochette 'achement originale quand même :D