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Métal Urbain › Les hommes morts sont dangereux

cd • 17 titres • 50:00 min

  • 1Hystérie Connective
  • 2Ghetto (Peel session)
  • 3Clé de Contact
  • 4Lady Coca Cola
  • 5Panik
  • 6Futurama (Peel session)
  • 7Snuff Movie
  • 8Numéro Zéro (Peel session)
  • 9Paris Maquis
  • 10Pop Poubelle
  • 1150/50 (Peel session)
  • 12Ultra Violence
  • 13Anarchie au Palace (Peel session)
  • 14E 202 (Peel session)
  • 15Crève Salope
  • 16Hystérie Connective (Mix 2) (bonus)
  • 17Atlantis (bonus)

enregistrement

1977-1980 remixes bonus : 2003

line up

Clode Panik (chant), Pat Lüger (guitare), Hermann Schwartz (guitare), Eric Débris (chant, machines), Zip Zinc (synthetiseur), Rikky Darling (guitare)

remarques

Le premier vrai album du groupe est sorti en 2006. Il existe une version double de cette compilation, et une autre, "Chef d'Oeuvre", ayant un tracklisting semblable mais contenant des démos.

chronique

Styles
punk
Styles personnels
rue barbare

Métal Urbain, ahah ! Je sais pas si un petit con comme moi peut légitimement en parler, vu que les avoir connus en temps et heure devait faire bonne part du travail de séduction... Je me souviens la première fois que j'ai écouté cette compile des singles du groupe (probablement le meilleur moyen pour les découvrir), je me suis dit "c'est moche et ça grésille !". Je m'attendais de toute façon à quelque chose proche d'un Big Black en plus préhistorique, mais quelle ne fût pas ma surprise de tomber sur un groupe cousin direct de Suicide. Oui Suicide ; Métal Urbain partage cette même cheapicité (terme qui rentrera dans le langage courant dans cent ans si l'humanité subsiste assez longtemps), ce son do it yourself de rigueur, mais surtout l'aspect bâtard entre punk et électronique rudimentaire, grâce à une boîte à rythme rachitique (comme les Béru après eux, sauf que les Béru c'est plutôt gentil à côté) et à des riffs tous chétifs et laids ressemblant plus à une anomalie technique qu'autre chose ; des guitares ayant la puissance nucléaire d'un rasoir électrique enseveli dans un gros paquet de biscottes, pour situer. Pour aimer Métal Urbain, il n'y a pas besoin de se prendre le chou trois cent ans sur le background, ou disserter sur le côté précurseur peut être un peu surestimé (c'est pas Neu! ou les Silver Apples non plus), qui en a fait un groupe culte qu'il fait bien de citer en société. Il suffit juste de se laisser abrutir par ce son, qui fait leur patronyme : URBAIN. Plus urbain que Daniel Chetman, et plus loubard que n'importe quel autre groupe punk. Peut être le stade terminal du son punk tel qui devait être, avec ces vieux bouts de synthé acide greffés rabibochés dessus, comme un clodo fouillant les poubelles devenu cyborg en se greffant sur la tronche des boîtes de petit pois d'aucy et des canettes de binouse qu'il a trouvées... Le son d'un groupe à la rue, aviné, bête et méchant, comme les paroles à la syntaxe approximative, véritables merveilles brutes de décoffrage, sans l'attirail intellectuel ou conceptuel derrière que pouvaient avoir les groupes de crust ou d'art-punk, faisant figure de sophistication en comparaison. Une fois accoutumé, et passé les morceaux issus de la toute première période, un poil moins typés, tu comptes les tueries, tu comprends que quelque part ce groupe est simplement une des plus pures incarnations du punk, limite indus sur certaines pistes pas très éloignées du son des morceaux rock que pondait occasionnellement Throbbing Gristle. Métal Urbain joue dans un rade carbonisé, Métal Urbain est petit, sale, et va te faire la peau avec un couteau à huîtres émoussé, dans cette ruelle souterraine comme dans ce film violent où y a Bellucci qui se fait défoncer son gros cul et éclater sa tronche de mérou... Oui, c'est crade et gratuit, parfois tellement accrocheur que tu peux pas te retenir de les accompagner (Explose électrique ! Mutant mécanique ! - sans parler de l'infâme et collante Lady Coca Cola !) et chez eux contrairement à Costes, un des nombreux étrons remontés dans leur sillage, y a un rythme et du riff avec pour te faire danser, par exemple quand ils font un pur tube remontant aux origines les plus primitives du rock'n'roll, jouissivement crade avec des bruits de western karacho, pour se défouler sur ce scribouillard dont j'ai oublié le nom que les Stranglers ligotèrent un jour à la Tour Eiffel... Je peux pas dire que je sois grand fan de ce disque ou du groupe, mais j'ai une fascination totale pour leur son, leur personnalité ; je l'écoute rarement, donc, pourtant quand je suis d'humeur cette saleté me met la pêche comme il faut. CREVE SALOPE ! Ta vie vaut pas 100 balles !!!

note       Publiée le samedi 18 juin 2011

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Raudus › vendredi 5 juillet 2019 - 13:29  message privé !
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Je sais pas si ça a été dit (peut-être que je suis passé à côté), mais le titre "Crève salope" était adressé à Philippe Manoeuvre, qui avait descendu le groupe dans une critique à l'époque. Édit: je suis en effet passé complètement à côté. Lisez bien les chros, jeunes rockeurs, c'est important!

Klarinetthor › lundi 11 juillet 2016 - 22:38  message privé !

c'est la mode de ressortir des singles punk une fois que les compil sont passées (de mode): Panik/Lady Coca Cola est ressorti sur Alternative Tentacles ce printemps. Ca reste tout de meme parmi les sommets du groupe.

Note donnée au disque :       
Alfred le Pingouin › jeudi 16 octobre 2014 - 12:15  message privé !

Qu'est-ce que c'est bon... Les démos dans la compil "Chef d'Oeuvre" sont encore plus dégueus, avec les voix déformées du fond des âges et la console qui va rendre l'âme dans les prochaines minutes.

Note donnée au disque :       
Klarinetthor › vendredi 9 août 2013 - 14:20  message privé !

Je précise: oui je les ai vu et c'était super (pas le concert de ma vie non plus, sinon je m'en serais souvenu hier^^)

Note donnée au disque :       
Dun23 › vendredi 9 août 2013 - 10:18  message privé !

Ah mon gars, Nomeansno te foutra une grande claque dans la gueule, je surveille assez sérieusement leurs venues dans la capitale. Je te ferais signe parce que depuis que je les ai vu pour la première fois il y a 3-4 ans, je suis devenu un gros gros fan.
Ce sont des papys, y a qu'à voir leur dégaine, mais ça les empêche pas de te mettre une grosse branlée façon décontractée et cool du slip.