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Robert Schroeder › Paradise

cd | 9 titres | 54:18 min

  • 1 In Memory of Paradise [8:05]
  • 2 Moments [5:04]
  • 3 Deep Dream [5:00]
  • 4 Balance [0:57]
  • 5 Future Memories [3:35]
  • 6 Skywalker [5:03]
  • 7 Time Machine [8:58]
  • 8 Timeless [7:17]
  • 9 SkyWalker (version 1990) [10:48]

extraits vidéo

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enregistrement

Composé et produit par Robert Schroeder en 1983. Initialement paru sur Innovative Communication KS 80.029 en 1983, en CD sur Racket Records RRK 715024 en 1984 et finalement en 2008 sur une version amplifiée sur le label de Schroeder News-Music.

line up

Robert Schroeder (Synthétiseurs, claviers et effets électroniques)

Musiciens additionnels : Guenther Beckers (Guitare acoustique Roal-Ho et guitare synthétiseur sur Timeless) Ecky Zillmann (Batteries Simmons sur Skywalker)

remarques

Pour en savoir plus sur Robert Schroeder et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.news-music.de/home_e.html

chronique

Robert Schroeder réédite son catalogue pour le plus grand plaisir de ses fans de la première heure, mais aussi pour ceux qui ont découvert la musique de Robert Schroeder avec son retour en 2005 avec Brainchips. Cinquième et dernier album de Schroeder sur le label Innovative Communication, Paradise suit la tangente décontenançante que le synthésiste Allemand a établit avec la parution d’Harmonic Ascendant, qui était suivi d’un semi album conceptuel en Floating Music. Donc après le superbe cosmique et poétique Galaxy Cygnus-A, Robert Schroeder y va d’un autre album semi-concept en Paradise. La face A de Paradise est tout simplement superbe et est dans la même lignée que Galaxy Cygnus-A et la face A d’Harmonic Ascendant avec une approche extrêmement poétique et musicale, suivi d’une face B qui présente un éventail varié, ainsi que le tout premier succès commercial de Schroeder avec le synth pop Skywalker. Initialement réalisé sur le label IC, Paradise a vu le jour en format CD sur Racket Records en 1984 et en 2008 Robert Schroeder lançait une version avec une qualité sonore amplifiée, gratifiée d’un titre en prime, sur son propre label News-Music. La partie conceptuelle de Paradise débute avec l’étonnant In Memory of Paradise et se conclut avec Future Memories. C’est avec le mot, difficilement déchiffrable, Paradise que débute l’introduction d’In Memory of Paradise. Le mot circule en boucle, dans un audacieux collage pour l’époque, reproduisant un effet d’essoufflement sur de douces couches, riffs de synthé et des bruits d’une faune analogue unique aux œuvres de Schroeder. Les riffs de synthé s’ensuivent pour mouler une douce cadence ascendante avec une séquence aux résonnances légèrement métallique et un jeu de clavier dont les accords tâtonnent comme des pas de chats. La juxtaposition de ses accords au mouvement séquentiel résonnant résulte en une délicate mélodie qui suit une tangente à la fois innocente et dramatique avec des élans de synthé plus graves, alors qu’une guitare acoustique émoustille le tempo de ses notes fragilisées. In Memory of Paradise poursuit son évolution hypnotique et minimalisme à travers les bruits d’une autoroute légèrement achalandée. M¸eme si le tempo ne se ressemble pas vraiment, il est difficile d’éviter tout paradoxe avec l’Autobahn de Kraftwerk, mais avec une approche plus onirique même si toujours aussi hypnotique. Subtilement nous tombons sur Moments et sa suave guitare acoustique qui attache ses notes à des accords de verre et un synthé aux délicats solos perçants. Des solos qui abondent et cernent Moments de superbes élans torsadés alors que le tempo accroît sa vitesse par des riffs plus saccadés. Des riffs qui s’arriment aux tintements de verres tandis que Moments est inondé d’une fiévreuse approche de synthé aux solos et aux souffles mellotronnés sur le rythme hypnotique et sautillant qui séduit depuis les premiers pas d’In Memory of Paradise. Deep Dream tempère les émotions avec une rythmique aussi hésitante qui sert de prémices depuis l’ouverture de Paradise avec un tempo largement chancelant qui zigzague dans une faune sonore métallique où de tendres couches de synthé endorment un mouvement agrippé de notes d’une guitare acoustique errante et aussi éphémère que Balance, avant que Future Memories redirige le rythme vers sa forme minimaliste introductive et ses les mots qui se répètent en boucles de son intro. Une onde de synthé vacillante ouvre la porte au tempo fluide et soutenu de SkyWalker. Les percussions et séquences répétitives martèlent un rythme souple, minimaliste et accrocheur qui est cerné de sèches nappes de synthé dont l’effet de riffs se mélange habilement aux légères oscillations résonnantes limitrophes à une étonnante guitare électronique. Très synth-pop, SkyWalker est le premier succès commercial de Schroeder et sonne comme une trame sonore de films d’action du genre Beverly Hills Cop ou Miami Vice. Time Machine nous replonge dans les rythmes suaves et lents de la face A avec un doux tempo minimaliste et hypnotique. Un tempo qui pulse sous le poids des séquences lourdes et résonnantes alors que le synthé libère de brefs accords avant de façonner des solos ondulants, qui chantent comme des solos de guitare, sous une fine brume métallique et un tempo qui va en croissant légèrement le pas. Avec ses couches de synthé plaintives et caustiques, Timeless trempe dans un étrange univers où le temps est figé. De fins accords de guitares acoustiques errent dans les couloirs aux chants de sirènes aigries dont les ululements s flottent comme des menaces métalliques dans un bois érodé et dévasté par pluies et vents. Un titre sombre et métallique, Timeless restera assez représentatif du personnage très particulier qu’est Robert Schroeder. Cette nouvelle édition de Paradise offre un titre en prime et c’est un SkyWalker revampé par de furieux riffs et solos de guitares qui en fait la conclusion. Plus sauvage, plus musicale et tout autant rythmé cette version qui exploite un peu plus l’approche Berlin School que le synth-pop. Quoique la ligne reste très mince entre les deux. J’aime bien, j’aime mieux! Paradise démontre la très grande versatilité de Robert Schroeder, tant au niveau des styles que de la maîtrise des équipements qu’il conçoit. Ses synthés et claviers laissent entendre un mélange de sonorités très éclectiques avec une étrange passion pour les guitares dont la fusion avec celles de Guenther Beckers est superbement étonnante. Paradise est une belle incursion dans un univers musical ambivalent où les émotions naviguent sur le dos de rythmes et atmosphères aussi mielleux qu’envoûtants. En ce qui me concerne, c’est un album aussi beau qu’Harmonic Ascendant et presqu’aussi parfait que Galaxie Cygnus-A. Quand à SkyWalker, qui n’est pas vilain loin de là, c’est du synth-pop aux couleurs des années 80 et une continuité des rythmes déjà effleuré dans Floating Music. C’est aussi une preuve que Schroeder s’est toujours gardé une place pour explorer une musique électronique plus techno-pop. Un genre qu’il explorera plus en profondeur dans les années à venir. En attendant, ceux qui sont toujours suspendu aux parfums musicaux d’Harmonic Ascendant et de Galaxy Cygnus-A, il ne faut pas laisser passer ce Paradise.

note       Publiée le lundi 6 juin 2011

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