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Morbid Angel › Illud divinum insanus

cd | 11 titres | 59:34 min

  • 1 Omni Potens (intro) [2:28]
  • 2 Too Extreme! [6:13]
  • 3 Existo vulgoré [3:59]
  • 4 Blades for Baal [4:52]
  • 5 I am morbid [5:16]
  • 6 10 more dead [4:51]
  • 7 Destructos vs. the earth/Attack [7:15]
  • 8 Nevermore [5:07]
  • 9 Beauty meets beast [4:56]
  • 10 Radikult [7:37]
  • 11 Profundis - mea culpa [4:05]

extraits vidéo

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line up

Trey Azagthoth (guitare), Destructhor (guitare), David Vincent (basse et chant), Tim Yeung (batterie)

remarques

Il existe plusieurs éditions : digipack, coffret collector en bois, etc...

chronique

Styles
metal extrême
death metal
Styles personnels
death metal avec une pincée d'indus

"Illud divinum insanus" marque un double grand retour pour Morbid angel : le grand retour du groupe après 8 ans sans album et le grand retour de David Vincent derrière le micro et à la quatre cordes, Steve Tucker n’ayant jamais réussi à faire oublier Vincent, malgré toute sa bonne volonté. Autant dire que ce "Illud…" est attendu au tournant et le groupe ne le sait que trop. Il est d’autant plus attendu que Trey Azagthoth s’y est laissé aller à quelques expérimentations électroniques voire (pseudo) industrielles, pari pour le moins risqué dans le milieu metal, très conservateur s’il en est. Le résultat ? Un album pour le moins surprenant, en demi teinte et, en effet, parfois un peu trop expérimental. L'intro tout d’abord qui… tire à coté. Elle se veut oppressante et angoissante, elle est tout simplement ridicule et aurait pu servir de prologue à la chanson (et surtout à la vidéo de) "génovié" du groupe Master’s hammer pour ceux qui connaissent (les autres, allez voir sur youtube). Quant à "too extreme !" ma foi elle porte bien son nom : Morbid angel s’y autoparodie, donne dans l’expérimentation soit disant indus, et nous sert un morceau bien raté en guise de mise en bouche. Mais les expérimentations maladroites ne s’arrêtent pas à cette première chanson, elles se poursuivent sur "radikult" : morceau rapo-funko-bourrico-death absolument grotesque que je me refuse à décrire plus avant. Quant à l’outro "Profundis - mea culpa", elle passe du très lent et très poussif au très rapide d’une manière maladroite et elle me fait penser à une personne constipée, assise sur les toilettes, qui pousse, qui pousse, qui pousse et se libère d’un coup avec un soulagement certain. Heureusement, Morbid angel sait tout de même conserver un lien avec ses racines et des morceaux comme "existo vulgoré" (même si celui-ci est encore un poil pataud), "nevermore" ou "blades for Baal" rappellent les premiers albums du groupe. On y retrouve les rythmiques en forme de mur sonore, les riffs torturés et les solos de guitare de Trey Azagthoth, toujours aussi complexes. À noter que Tim Yeung assure plutôt bien l’intérim de Pete Sandoval, en convalescence après de graves problèmes de santé. Pour en revenir à "Illud…", on peut, dans certains morceaux comme "I am morbid", retrouver l’ambiance et les riffs de "where the slime lives" ou "god of emptiness". Quant à "destructos vs. the earth/attack", il s’agit là - à mon sens - du grand moment de l’album : un long morceau assez accrocheur dans lequel les passages qui se veulent industriels trouvent leur juste place au milieu d’un death metal typique de Morbid angel. On pourrait presque comparer ce morceau au "puritania" de Dimmu Borgir, non pas sur la musique en elle-même mais dans l’esprit. Somme toute un album mi-figue / mi raisin et, surtout, un album très risqué pour un retour. Le groupe le sait, il le martèle dans la presse spécialisée, et il est plus que probable que la vieille garde - ultra conservatrice - va pousser les hauts cris à l’écoute d' "Illud divinum insanus" et de ses aspects les plus avant-gardistes. Mais Morbid angel a tout de même su composer de bons morceaux pour son double grand retour, des morceaux dans lesquels les fans les plus ouverts devraient se retrouver. Vient à présent la question de la note : 3,5 sur 6 à Morbid angel pour cet album. Évidemment, si vous vouliez un "Altars of madness – the return", divisez cette note par 10 voire 100 et passez votre chemin.

note       Publiée le lundi 6 juin 2011

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dimegoat › mardi 19 mars 2019 - 14:04  message privé !

Des années plus tard, ça ne passe toujours pas. J'ai lu récemment une interview amusante où Azagthoth plaide non-coupable en chargeant son camarade de jeu (le tout entrecoupé d'élucubrations hilarantes). J'en ai d'ailleurs profité pour corriger le latin sur Wikipedia. Woah, quelle journée

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torquemada › dimanche 19 novembre 2017 - 22:17  message privé !

Les critiques sont toutes bonnes mais, perso, "Pile of Little Arms" ne me fait aucun effet.

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dimegoat › dimanche 19 novembre 2017 - 17:22  message privé !

Jon Chang dit beaucoup de bien du dernier Morbid Angel...et Pile of Little Arms m'a mis en appétit. Hâte!

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Rastignac › samedi 18 février 2017 - 13:07  message privé !
avatar

Avec le recul, c'est pas tant les morceaux technoïdes qui sont chiants mais ce putain de David Vincent qui en fait vraiment des tonnes, cf. le boogie rock Radikult entre autres. Wooouh oh oh. Même les morceaux de death à la morbid angel il arrive à les saloper.

Wotzenknecht › mardi 22 octobre 2013 - 22:46  message privé !

Cet album aura eu le mérite d'avoir généré un très bon album de remixes indus / ebm / hardcore. Comme quoi, "One man's trash..."

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