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Robert Schroeder › Cygnus-A

cd | 7 titres | 50:25 min

  • 1 Search Direction [4:44]
  • 2 Receiving Signals [8:26]
  • 3 Lift Off To The Galaxy [3:19]
  • 4 1050 Mill. Light Years [4:24]
  • 5 Galaxy Cygnus-A [10:03]
  • 6 Constellation Swan [6:36]
  • 7 Interstellar Quasars [12:49]

extraits vidéo

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enregistrement

Composé et produit par Robert Schroeder en 1982. Initialement paru sur Innovative Communication KS 80.021 en 1982 sur Racket Records RRK 15.023 en 1984 et en version CD en 2010 sur Spheric Music Remasterisé et retravaillé par Robert Schroeder en 2010

line up

Robert Schroeder (Synthétiseurs, claviers et effets électroniques)

remarques

Pour en savoir plus sur Robert Schroeder et entendre des échantillons sonores, visitez son site web; http://www.news-music.de/home_e.html

chronique

Si Harmonic Ascendant mettait le nom de Robert Schroeder sur la mappe, Galaxy Cygnus-A concrétisait l’immense talent et créativité du synthésiste d’Aachen. Initialement conçu pour un projet de science-fiction, Galaxy Cygnus-A consistait à capter les ondes sonores provenant des galaxies à l’aide du radio télescope placé en haute altitude. Robert Schroeder collait ses sonorités galactiques à une musique qu’il performait lors d’un évènement haut en sons et images, puisque qu’un grand écran diffusait des images du cosmos lors de ce concert présenté dans le cadre du prestigieux ARS-Electronica à Linz, Autriche en 1982. Publié par le label de Klaus Schulze (Innovative Communication), Galaxy Cygnus-A s’est perdu dans les rééditions des CD et n’a jamais vu le jour en un tel format. Il a fallu attendre en Décembre dernier où Spheric Label présentait une version modifié de ce petit chef d’œuvre d’ingéniosité. D’emblée, je dois admettre que j’ai été quelque peu décontenancé par cette nouvelle version rebaptisée Cygnus-A qui met beaucoup d’emphase sur les effets sonores et la force du son, délaissant l’approche plus chaleureuse et les subtilités des courbes sonores du vinyle. Mais si le but de Schroeder était d’étaler tout ce que nous manquions dans les limitations du vinyle c’est mission accomplie. Car malgré la différence entre les deux productions, Galaxy Cygnus-A reste un pur chef d’œuvre où l’approche mélodieuse des synthés épouse à merveille des sonorités captées au-delà de nos frontières terrestres. Et cette nouvelle version inclut même un titre en prime laissé de côté faute d’espace sur les vinyles de l’époque. Une immense frappe résonnante tombe et éparpille des filaments sonores statiques. Et tombe les coups de masse alors que le statisme et les chœurs astraux flottent dans une sublime immersion cosmique. Des sons qui s’étirent tels d’oblongs serpentins aux difformes résonnances métalliques donnent à Search Direction une étrange immobilité statique truffée de sonorités d’arcade. Déjà les différences entre les deux œuvres sont tangibles; tout y est plus détaillé et plus limpide. La voix de Schroeder flotte parmi de splendides couches de synthé qui fluctuent au-dessus d’une chorale mellotronnée. Des sons, des sons et des sons qui ondoient et errent dans un cosmos que l’on pourrait toucher du bout des doigts. Et là apparait ce petit canard cosmique qui étale ses ‘‘Wah’’- ‘‘Wah’’ qui se succèdent en série de deux. Receiving Signals est de loin l’un des plus beaux morceaux de musique produit par Robert Schroeder. Tout est parfait dans ce titre qui augmente en intensité et en dramaticité. Les ‘‘Wah’’- ‘‘Wah’’ cosmiques qui instaurent un premier plan du tempo minimalisme, en plus des effets sonores galactiques, un synthé aux couches mouvantes, spectrales et astrales, une ligne de basse qui appuie ce délicat rythme et des percussions qui tombent d’une façon asymétrique en font un superbe joyau de tranquillité et de sérénité qui s’habille constamment de nouveaux atouts et effets sonores galactiques sur un délicat rythme sériel qui graduellement prend de l’ampleur. Mais une ampleur retenue par toute cette luminosité sonore qui en découle. Le point fort est ce synthé qui se détache vers la 5ième minute pour offrir la plus belle mélodie cosmique que mes oreilles ont entendue à ce jour. En ce qui me concerne, Receiving Signals (ou Teil 2) est l’un des points forts de la MÉ cosmique et autant sur cette production que sur l’original l’impact est le même; c’est un titre tout simplement superbe. Lift off to the Galaxy nous imbibe de sonorités cosmiques. Ici point de rythme mais des effets sonores tous aussi étranges que les autres qui pourraient effectivement bien provenir de galaxies situées à des années-lumière de chez nous et qui encerclent de fins accords d’un genre d’ harpe électronique aux parfums de Chine et de suaves couches d’une brume mellotronnée. On y perçoit de subtiles mouvances d’un synthé qui libèrent des chœurs célestes. Un prélude au rythme ondulant et sautillant qui anime 1050 Mill. Light Years où les sonorités extraterritoriales envahissent une suave séquence ondoyante au tempo incertain et un synthé aux sons d’un saxophone lunaire. Un doux rythme qui s’enfonce dans les noirceurs de l’espace et qui concluait la toute 1ière face de l’album de Galaxy Cygnus-A. Suivant un gros éclat reflétant et résonnant, Galaxy Cygnus-A étend ses sonorités galactiques alors qu’un superbe mouvement minimaliste séquentiel installe un tempo aux délicates frappes alternantes. Si Receiving Signals est un joyau, Galaxy Cygnus-A est un pur diamant de tendresse cosmique où le fin tempo hypnotique pulse sous de suaves chœurs astraux, des sonorités de flûtes embrumées et de signaux cosmiques qui accompagnent un sulfureux synthé à la sonorité perçante. Un très beau morceau où le maillage des différentes sonorités synthétisées au rythme hypnotique nous apporte aux portes d’une imagination sans frontières. Constellation Swan terminait l’œuvre original avec un long titre ambiant aux effluves cosmiques. Sur cette version les bruits cosmiques, interférences et chœurs astraux sont amplifiés, de sorte que rien n’échappe à l’oreille attentive et friande de sons. Le synthé est fluide et mélodieux, échappant de brefs solos torsadés parmi un éventail de sonorités analogues dont ses chants de baleines qui sont tellement associés avec les communications extra-terrestres. Interstellar Quasars est le titre en prime de cette nouvelle édition de Galaxy Cygnus-A. Un long titre qui est vraiment dans l’esprit de cette œuvre conceptuelle avec ses lourdes sonorités réverbérantes qui flottent dans une brume mellotronnée. On y perçoit des élans de synthé, comme Lift off to the Galaxy, qui sont happées par des conversations d’extraterrestres sur un rythme absent, une structure abstraite. Des chœurs errent ici et là avec des nappes de synthé erratiques et des sonorités cosmiques qui crient parmi les étoiles. Une lente structure ambiante y flotte avant qu’un tempo circulaire ne fasse une brève apparition. Un tempo vite absorbé par les méandres du cosmos et qui reviendra plus tard sous forme de séquences sautillantes et limpides dansant sous les souffles d’un synthé poétique. Cygnus-A, ou Galaxy Cygnus-A, est un pur chef d’œuvre de MÉ cosmique. Même si la différence entre les 2 éditions peut décontenancer les oreilles moulées dans les sillons de l’édition originale, on se laisse vite absorber par toute la beauté de cette œuvre cosmique. Et lorsque l’on écoute les 2 œuvres en parallèle, on finit par trouver une justification dans cette réédition qui étale toute la puissance limitée par les enregistrements de l’époque. En ce qui me concerne c’est une œuvre majeure qui a sa place dans toute discothèque de MÉ, que ce soit Berlin School ou cosmique, tant la magie qu’elle dégage n’a pas encore été égalée sur ce concept.

note       Publiée le samedi 4 juin 2011

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la sagesse du destin › jeudi 9 juin 2011 - 23:16  message privé !

Chef d'oeuvre de la musique électronique. C'était à l'époque mon premier album de musique électronique hors icones des années 70 (TD,KS,JMJ,Vangelis) Quel bonheur de le réécouter en CD avec un son excellent.