Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesRSteve Roach › Immersion Five - Circadian Rhythms

Steve Roach › Immersion Five - Circadian Rhythms

cd • 6 titres • 147:17 min

  • 1CD I (73:44)
  • 2Circadian Rhythms-Phase One 13:56
  • 3Circadian Rhythms-Phase Two 23:05
  • 4Circadian Rhythms-Phase Three 36:43
  • 5CD II (73:33)
  • 6Shroud of Night 73:33

enregistrement

Composé et enregistré en 2010 au The Timeroom studio

line up

Steve Roach (Synthétiseurs Oberheim Xpander, Emu Esynth, Korg Z1, Korg Wavestation, Roland Jx3p, Waldorf Q, Nord 2 et Yamaha An1x. Guitares électriques Parker Fly Deluxe et Électroniques; Euro Rack Format Analog Modular System - Doepfer, Cwejman, Plan B, Live Wire, MFB)

remarques

Pour plus d'info sur Steve Roach et son étonnant monde musical et y entendre des échantillons musicaux, visitez son site web à l'adresse suivante: http://www.steveroach.com/

chronique

Il y avait quelque chose à ajouter après les 4 premiers volets d’Immersion? Faut croire qu’avec Steve Roach nous ne sommes jamais à l’abri des surprises. Immersion Five- Circadian Rhythms est un étonnant album où une étrange faune musicale vit à travers les instruments de Steve Roach. Si Shroud Of Night est une longue introspection méditative, Circadian Rhythms grouille d’une vie microscopique finement décortiquée.
Circadian Rhythms est une réflexion musicale sur le fascinant monde animal et végétal. Le rythme circadien est un rythme biologique de 24 heures. Plus visible chez les plantes il est aussi très présent dans organismes unicellulaires, comme les moisissures et les bactéries. Et c’est un peu ce monde microscopique empli de créatures multiformes que Steve Roach met en musique. Circadian Rhythms-Phase One débute avec d’étranges sonorités d’un monde effervescent dont les infimes mouvements latents sont finement exposés à sonorité amplifiée. Ceux qui sont familiers avec l’univers musical de Roach ne seront pas dépaysés, puisque les sonorités très finement élaborés ici ont déjà vues le son sur Possible Planet. Donc de longs et filiformes mouvements serpentins aux glissements métalliques circulent et poussent dans un monde d’ombres où des accords de guitares rechignent faiblement parmi de sombres oscillations variées. Un voyage dans ‘‘l’en delà’’ où grouille milles sonorités éclectiques et un monde aux multiples sonorités d’insectes chimériques qui fourmillent d’une étonnante vie musicale. De ce capharnaüm de sonorités spongieuses et micro-organismes émergent de douces ondes astrales qui graduellement gagnent en opulence et couvrent cette faune lilliputienne de douces molécules flottantes qui dérivent à la terminaison d’un monde en stigmatisation. Couches de synthé par-dessus couches de guitares sur un tempo doucement houleux, Circadian Rhythms-Phase Two est tout en contraste avec la tranquillité des lentes immersions des 4 premiers volumes. Steve Roach y multiplie les couches de guitares et synthés qui s’entremêlent et agonisent d’oblongs riffs caustiques au-dessus d’un rythme de plus en plus précis. Un rythme clanique unique à Roach où les percussions ont cette étrange impression d’être forgées à même les sonnettes des crotales et d’éléments hétéroclites qui trainent sous les roches des plaines désertiques de l’Arizona ou de l’Australie. J’ai l’étrange image de vautours au régime survolant les restes d’une civilisation à épargner lorsque j’écoute cette 2ième partie qui baigne dans les douces ambiances des récentes œuvres de Roach comme le très beau Landmass et surtout Destination Beyond. Peu à peu, le rythme frénétiquement stationnaire de Circadian Rhythms-Phase Two se calme avec de belles couches de synthés apaisantes qui sillonnent une finale qui épouse les rythmes hésitants et qui défilent à pas de loup de Circadian Rhythms-Phase Three. Cette dernière portion de Circadian Rhythms offre un fin rythme pondéré qui s’appuie sur un doux balancement séquentiel hypnotique et une suave ligne de basse qui frétille parmi des accords hoquetants, le tout nappé de belles couches de synthé qui ondoient sur un délicat rythme onirique. Nous sommes dans les terres de Dreamtime Return et Western Spaces mais avec un zest de fraîcheur musicale qui accote l’évolution de Roach.
Il n’y a pas grand-chose à écrire à propos de Shroud Of Night. C’est une longue et atonale complainte nocturne qui respecte les préceptes de la série Immersion mais avec une profondeur abyssale plus accentuée où un mélange de couches de synthé et guitare flottent dans une quiétude immersive, un peu comme si nous étions en communication avec le monde aquatique dont les baleines nourrissent notre subconscient de longilignes plaintes enveloppantes. Et c’est sans doute la grande beauté de Shroud Of Night. Tout au long on a la vague impression d’être submergé par un chimérique océan suspendue où les cétacés flottent en diapason avec notre immense besoin de quiétude immersive, un peu comme sur First Light d’Immersion : Three. Égal à lui-même, Steve Roach empli chaque diamètre disponible sur le CD afin que notre subconscient soit envahit de cette suave tranquilité amorcée avec Immersion: One en 2006.
Avec Immersion Five - Circadian Rhythms on a le meilleur des deux mondes de Steve Roach en un seul album, ce qui n’est pas à dédaigner. Nous avons les rythmes tribaux et progressifs aux atmosphères aussi séduisants qu’hétéroclites sur Circadian Rhythms et le meilleur de la musique ambiante et onirique sur Shroud Of Night. Immersion Five - Circadian Rhythms est en plein le genre d’album qui peut aider à apprivoiser les deux principaux genres de Steve Roach.

note       Publiée le mardi 24 mai 2011

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Immersion Five - Circadian Rhythms".

notes

Note moyenne        1 vote

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Immersion Five - Circadian Rhythms".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Immersion Five - Circadian Rhythms".

mangetout › vendredi 27 mai 2011 - 14:58  message privé !

La production de Steve Roach est tout simplement impossible à suivre tant le bonhomme verse dans l'hyperactivité avec ses 3/4 albums par an mais encore une fois à la lecture de la chronique de ce cinquième volet des immersions, dont je ne connais pour ma part que les trois premiers, l'eau à la bouche s'insinue entre les lignes...