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Airsculpture › Trick or Treat?

cd • 1 titre • 59:30 min

  • 1Trick or Treat? 59:30

enregistrement

Enregistré au Hampshire Jam 8, le 31 Octobre 2009 à Liphook, Angleterre

line up

Adrian Beasley (Mellotron, Elka Rhapsody et synthé) John Christian (Synthé analogue et Digital Modular) Pete Ruczynski (Synthé analogue et Digital Modular)

remarques

Pour en savoir plus sur Air Sculpture et entendre des échantillons sonores, visitez leur site web; http://www.airsculpture.com/

chronique

Il est très difficile d’éviter toute forme de parallélisme avec l’époque des années Baumann de Tangerine Dream lorsque l’on décrit la musique d’Air Sculpture. Le trio Britannique, qui est fortement inspiré des riches atmosphères mellotronnées du Dream, s’est bâtit une enviable réputation dans les cercles de la MÉ contemporaine en créant une musique improvisée qui s’inspire fortement des ambiances et séquences de l’ère Baumann, Franke et Froese. Enregistré lors du Hampshire Jam 8, le 31 Octobre 2009, Trick or Treat? est un long morceau segmenté en 4 phases où les rythmes endiablés se suivent et expirent par moments les cendres du très délirant Doom Bar, tout en maintenant une ambiance où les spectres de l’Halloween surgissent ici et là sur d’étonnantes structures séquencées.
De sombres souffles caverneux ouvrent les abysses de Trick or Treat?. Une nuée de sonorités électroniques très éclectiques émergent d’outre-terre et flottent avec une lourde résonnance parmi de furieux cercles répercutant stationnaires. Peu à peu, cette armada de sonorités aussi hétéroclites que tapageuses se dissipent faisant place à un mouvement séquentiel au débit d’une marche militaire qui croise une autre ligne séquentielle dont les accords plus dégagés ondulent sous un suave mellotron. Un doux synthé aux chœurs méphistophéliques et aux nappes résonnantes entourent cette marche au dégradé titubant, alors qu’une autre ligne de synthé plus symphonique enveloppe Trick or Treat? qui subitement prend un léger envol séquentiel avec une démarche titubante. De belles flûtes morphiques cernent le mouvement et s’entremêlent à ces doux souffles symphoniques. Et c’est la danse des synthés dont les souffles hybrides s’enlacent sur cette minimaliste marche séquentielle striée de belles nappes métallisées. Vers la 14ième minute le mouvement se calme et échappe quelques notes d’un piano égaré qui pianote une délicate mélodie dont les accords résonnent sous une brume nocturne. De cette quiétude diurne s’élève un autre mouvement séquentiel. Plus lourd et plus insistant, il pilonne un tempo qui ondule sous d’ondoyantes couches d’un synthé caustique. Des couches aux sonorités écarlates qui planent au-dessus d’un rythme subdivisé par une autre éclosion séquentielle, amenant Trick or Treat? vers une autre dimension cadencée qui n’est pas sans rappeler les lourdes marches sombres et fiévreuses de Redshift.
Trick or Treat? continue son évolution improvisée sous de torrides et puissants solos de synthé qui survolent des séquences aux alternances sèches et aux oscillations circulaires, forgeant un tempo en constante permutation. Un tempo parfois brusque, parfois doux et parfois absent, alors que les synthés hurlent ou ronronnent dépendant de la cadence du rythme. Vers la 29ième minute ce tempo devient un peu chaotique, mêlant les frappes de séquences irrégulières à un piano aux accords frivoles. Un mélange qui crée une opposition des phases tant harmonieuses que rythmiques, qui plonge Trick or Treat? dans une sphère électronique éclectique et psychédélique afin de préparer la 3ième portion de ce long titre aux surprenants dénouements musicaux. C’est vers la 34ième minute que la phase III de Trick or Treat? prend son envol. Le rythme est léger mais complexe avec des séquences aux doublons nerveux qui s’entrecroisent avec frénésie et mordant sur une superbe structure de free jazz. Inlassables, les séquences alternent dans une frénésie harmonieuse alors que les claviers s’harmonisent pour dessiner différentes approches mélodieuses dans un surréaliste ballet jazz électronique. La dernière phase prend son envol vers la 42ième minute avec un mouvement séquentiel endiablé où un furieux rythme entrecroisé étale sa férocité sous des superbes solos de synthés torsadés. Séquences et solos fusionnent dans un furieux mouvement électronique où le rythme tourbillonne violemment sous de lourdes couches de synthé opaques d’où émanent de sombres chœurs alors que le mouvement séquentiel continue sa furieuse chevauchée rythmique. Un rythme débridé qui embrasse des synthés caustiques et libérés de toutes coordinations dans les mouvements, plongeant Trick or Treat? dans la folie démentielle des improvisations sur rythmes hyper nerveux et animés du désir de battre les notes le temps qu’elles sortent de leurs antres.
Disponible en format téléchargeable sur le site de MusicZeit Trick or Treat? est un pur exercice de style où la folie séquentielle atteint une démesure rarement entendue en MÉ. C’est un lourd et puissant opus de MÉ où séquences et rythmes se greffent et se perdent dans de sulfureuses ambiances autant éthérées que caustiques. Derrière toutes ces influences de Rubycon, Phaedra et Encore Trick or Treat? est une étonnante surprise qui se taille aisément une place de choix parmi les meilleurs opus de 2010. Un album bouillant et bouillonnant de rythmes sauvages qui semblent maintenant faire parti du patrimoine musical d’Air Sculpture. Si vous êtes un fan de Tangerine Dream des années Baumann, Redshift, Arc, Ramp et RMI, Trick or Treat? devient alors un indispensable dans votre collection.

note       Publiée le vendredi 29 avril 2011

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