Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesIThe Incredible String Band › Liquid acrobat as regards the air

The Incredible String Band › Liquid acrobat as regards the air

  • 1971 - Island, ILPS 9172 (1 vinyle)

lp | 12 titres | 48:29 min

  • face A
  • 1 Talking Of The End
  • 2 Dear Old Battlefield
  • 3 Cosmic Boy
  • 4 Worlds They Rise And Fall
  • 5 Evolution Rag
  • 6 Painted Chariot
  • face B
  • 7 Adam And Eve
  • 8 Red Hair
  • 9 Here Till Here Is There
  • 10 Tree
  • 11 Jigs & Reels: Eyes Like Leaves;Sunday Is My Wedding Day;Drops Of Whiskey;Grumbling Old Men
  • 12 Darling Belle

enregistrement

Produit par Stanley Schnier - Enregistré aux Island Studios et Sound Techniques, Aout 1971.

line up

Mike Heron (basse, guitare, orgue, piano, flûte, chant, sitar, piano électrique kazoo sur la 5), Gerry Conway (batterie), Robin Williamson (chant, guitares, banjo, violon, violoncelle, mandoline, oud, cymbales, sifflements, kazoo sur la 5, hautbois sur la 4, 6 et 12), Likky (chant, orgue, harmonium, percussions, cuillères, autoharpe, kazoo sur la 5), Malcolm Le Maistre (chant, harpsichord, harmonica, glockenspiel, clarinette, orgue d'église tambourin, mandoline, flûte à bec ténor)

Musiciens additionnels : Stan Lee (guitare pedal steel, basse)

chronique

Parmi la pléthorique production de ce groupe écossais, leur neuvième disque tient une place particulière. C’est le premier succédant au départ du producteur historique Joe Boyd, effrayé par la conversion scientologue de la communauté hippie… Beaucoup y voient le début d’un déclin annoncé, d’autres y voient le sommet du groupe, qui signe là sa meilleure vente, et l’un de ses opus les plus accessibles. Liquid acrobat est un disque extrêmement versatile, diversifié et rieur, comme une villa aux volets grands ouverts… On y trouve du folk, des ballades médiévales, du soft rock psychédélique, de la musique arabe, des gigues typiquement celtiques... Et surtout, une atmosphère unique, dénuée de la moindre once d’anxiété, un véritable baume euphorisant qui agit instantanément. On pourrait attribuer la réussite de l’album à cette diversité, ou à la voix irrésistible de Likky, qui fait son possible pour combler le départ de Rose, qui vaudra au groupe l’annulation d’une tournée… Il faut l’entendre prendre un couplet au texte sublime sur la 1ère chanson, ou pousser sa chansonnette quasiment a cappella sur Cosmic Boy. C’est de l’orfèvrerie domestique. Mais la vraie nouveauté, c’est l’électricité : Dear Old Battlefield, tout comme Painted Chariot, sont des incursions dans un territoire plus rock que d’accoutumée pour le groupe… Le résultat est lumineux, montagneux et chevaleresque, bien qu’extrêmement cru et brut. Les refrains sont des instants de vertige extatique, le tout baignant dans une indicible mélancolie qu’on ne retrouve que sur ce disque. Une mélancolie contrebalancée par l’ambiance de légèreté générale, au goût de pommes dorées et de cannelle, illustrée par un Evolution Rag humoristique qui ne sera pas du goût de tous… La face B est d’un tout autre acabit, malheureusement : presque entièrement acoustique et traditionnelle, elle dénote une certaine perte d’inspiration… Si Adam & Eve bénéficie encore de la joie communicative de la face A, tout en prétendant au titre de première chanson de reggae blanc du monde (71 !!!), Red Hair ne brille plus que par ses paroles, toujours d’une justesse et d’une poésie éclatantes. La lassitude commence à pointer le bout de son nez avec le joli Trees, chanson reprise du premier disque éponyme… Après un interlude de gigues traditionnelles, Darling Belle joue les prolongations : c’est long, narratif, mais ni épique ni abouti. Dommage de terminer un album si galvanisant par une histoire d’amour écourtée par la guerre, au texte certes magnifique. Un album qui aurait gagné à être ré-agencé, mais qui reste une perle de plus au compte du groupe. "Death is unreal, that’s the way I feel / There’s more to be revealed"

note       Publiée le dimanche 24 avril 2011

Dans le même esprit, dariev stands vous recommande...

partagez 'Liquid acrobat as regards the air' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Liquid acrobat as regards the air"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Liquid acrobat as regards the air".

ajoutez une note sur : "Liquid acrobat as regards the air"

Note moyenne :        2 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Liquid acrobat as regards the air".

ajoutez un commentaire sur : "Liquid acrobat as regards the air"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Liquid acrobat as regards the air".

Dioneo › mercredi 15 janvier 2020 - 10:30  message privé !  Dioneo est en ligne !
avatar

Eh eh... La pochette d'Earth Covers Earth et une certaine compile aux allures "wickermaniennes" dont tu nous avais causé te le feraient-elles soupçonner ?

En tout cas si cette Fille du Bourreau te plaît, je pense que - de la même période des mêmes Écossais chevelus - The 5000 Spirits or the Layers of the Onion et Wee Tam & the Big Huge devraient te causer aussi ! Bien spécial, oué, ce groupe...

Twilight › mardi 14 janvier 2020 - 22:40  message privé !
avatar

Je découvre ce groupe par 'The hangman's beautiful daughters' que je viens de me payer...je ne sais pas si il y a ailleurs qu'au Royaume-Uni des babas aussi mystiques et spéciaux...J'imagine que David Tibet a dû beaucoup écouter...

Ellestin › mardi 26 avril 2011 - 22:08  message privé !

moi j'aime bien "Red Hair" :-) en effet un très bon album, qui aurait pu sonner un nouveau départ pour le groupe, mais fut finalement leur dernier fait de gloire. Vivement les chroniques des années flower !

Note donnée au disque :       
Solvant › lundi 25 avril 2011 - 22:21  message privé !

J'espère bien que tu vas nous faire "the 5000 Spirits or the Layers of the Onion" & "the Hangman's Beautiful Daughter", qui sont pour moi leurs meilleurs albums.

Note donnée au disque :