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Ian Boddy › Elemental

cd | 8 titres | 52:11 min

  • 1 Never Forever [3:13]
  • 2 Stormfront [5:55]
  • 3 If all the World Was Blue [4:52]
  • 4 Foundry [7:38]
  • 5 Reflex [9:37]
  • 6 Flux [6:02]
  • 7 All Roads Lead to Home [7:37]
  • 8 Elemental [7:14]

enregistrement

Composé et enregistré entre Janvier et Mai 2006)

line up

Ian Boddy (VCS3, Roland 100M, Doepfer A100, Analogue Solutions, Analogue Systems, Roland JD990, Roland D550, Roland JP8000, Akai S6000, Logic, Metasynth, Absynth, Reaktor, EVP88 et FX)

Musiciens additionnels : Markus Reuter (Boucles de guitar Warr sur If all the World Was Blue) Stefan Bojczuk (Séquenceur analogue sur Flux) Mark Shreeve (Moog & échantillonnages de basse analogues Doepfer et boucles de séquenceur analogue)

remarques

Pour en savoir plus sur Ian Boddy et les artistes de DiN, ainsi que pour y entendre des extraits MP3, visitez le site de DiN: http://www.din.org.uk/index01.html

chronique

Après Aurora je continue ma découverte du monde musical enchanteur d’Ian Boddy avec Elemental. Un album différent, puisque plus terre à terre et moins cosmique, avec une approche plus rythmique et tout autant mélodieuse, Elemental offre 8 titres qui s’enchaînent et fourmillent d’une vie rythmique à mi-chemin entre Arc et l’univers très éclectique, parfois industriel, du synthésiste Anglais. Un très bel album qui nous fait découvrir une autre facette de ce pionnier de la MÉ contemporaine et du fondateur de DiN Records. Never Forever débute cette nouvelle aventure musicale avec de fins et scintillants arpèges dont l’écho se terre dans de lentes couches de synthé qui valsent et s’enlacent autour d’une délicate brume mélodieuse. Beau et court Never Forever échappe ses dernières notes dans la nébuleuse intro océanique de Stormfront où d’hésitantes pulsations d’une ligne de basse lourde tracent une rythmique qui titube auprès de limpides accords de piano électrique. Une douce brume mellotronnée enveloppe ce tempo incertain, un peu comme le mystique univers d’Arc, et flotte au dessus de ses accords qui dansent d’un pas limpide et aléatoire, conférant à Stormfront une ambiance à la fois mélodieuse et mystérieuse. Une fine ondée métallique unie Stormfront à If All the World Was Blue, un long titre aux ambiances hybrides qui couronnaient l’intro de Stormfront. Foundry est aussi génial qu’exquis. Une ligne de basse roucoulante ceinture une intro aux sonorités métalliques. Tôt, des percussions et une séquence syncopée moulent le cercle de la basse et forme une étonnante rythmique trempée dans l’acier et qui ondule parmi de beaux accords mélodieux. Des coups de percussions aux résonnances d’enclumes parsèment la cadence entraînante de Foundry dont le tempo insistant est enveloppé de belles nappes mellotronnées, habillant toujours la musique de Boddy d’une aura de mysticisme et d’envoûtement, avant de choir dans sa finale aux ambiances industrielles flottantes pour rejoindre le très ambivalent Reflex. Émergeant d’une lente intro truffée de sonorités métalliques et de percussions éparses, Reflex s’éveille avec un hypnotique battement pulsatif, des cymbales qui papillonnent et un doux synthé mellotronné qui enveloppe ses étranges percussions métalliques qui défilent avec une approche stroboscopique. Le tempo lent, ceinturé d’une belle ligne de basse dont les vibrantes pulsations oscillatoires épousent une superbe ligne de synthé aux subtiles lamentations spectrales, Reflex évolue tranquillement sur une cadence souple nourrie d’une pléiade de sonorités électroniques et métalliques avant de se fondre au très ambiant et atmosphérique Flux et ses flottantes couches de synthé. Quoique moins lourd, All Roads Lead to Home est un croisement entre Stormfront et Reflex avec son rythme incertain qui oscille entre des frappes et pulsations hypnotiques qui font taper du pied et sa fine mélodie forgée dans de délicats accords limpides. De fines nappes errent dans le néant alors que de scintillants arpèges tournoient délicatement en ouverture d’Elemental. Un très beau Boléro cosmique où des accords hachurés se greffent à cette danse des étoiles. Le rythme s’alourdit et devient plus dramatique avec ses roulements de percussions sous un ciel strié de couches de synthé qui illuminent une sombre procession astrale. C’est un très beau titre qui couronne un autre très bel album d’Ian Boddy qui mérite définitivement que l’on découvre cet artiste dont le nom semble plus connu que son immense talent et sa superbe musique.

note       Publiée le mercredi 13 avril 2011

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